Visiblement content, le Directeur régional du développement rural
(Drdr) de Matam, Abdoulaye Camara, affiche un visage rayonnant, lorsqu’il
s’adresse à la presse pour déclarer haut et fort que la pluviométrie
excédentaire enregistrée dans cette partie de l’Axe-Nord de notre pays, a
permis aux cultures sous-pluies de se développer dans de très bonnes
conditions. En effet, par rapport à l’année dernière, à la même date, les
pluies sont beaucoup plus abondantes dans la région de Matam.
Dans certains postes pluviométriques, a-t-il précisé, « il nous est
arrivé d’enregistrer le triple du cumul d’hauteur d’eau que nous avions
enregistré l’année dernière, par exemple, à Dembancané, un des terroirs de nos
concitoyens Soninkés, nous avons eu à noter des hauteurs d’eau exceptionnelles
de 400 mm, une situation favorable qui a permis une bonne évolution des
cultures ».
Plus explicite, Abdoulaye Camara a fait savoir aux journalistes que
« les premières récoltes de maïs, issues des premiers semis, sont déjà sur
le marché, des visites guidées effectuées dans les champs, nous ont permis de
constater que le mil-sorgho est actuellement au stade d’épiaison pour les
premiers semis, la deuxième vague de semis est au stade de développement
végétatif et de maturation ».
L’arachide, a-t-il poursuivi, est au stade de la formation des gousses, au
moment où le niébé (haricot) est au stade de floraison et à la formation des
gousses pour les premiers semis.
Pour ce qui est du riz, sur une prévision de 8.500 hectares, nous en
sommes à un peu moins de 3000 hectares qui sont repiqués ou bien semés en semis
direct.
Le Drdr de Matam a également indiqué «que 6.000 hectares ont déjà été labourés et que les pépinières disponibles
peuvent permettre de repiquer plus de 2.000 hectares ».
Il a enfin souligné que les populations aviaires ont été réduites à un
seuil économiquement et écologiquement acceptable, de sorte qu’elles ne
puissent pas empêcher les cultures de se développer correctement.