La Cour suprême des États-Unis a infligé vendredi un nouveau camouflet à Donald Trump, en refusant de se saisir d’un recours formulé par les autorités du Texas qui visait à annuler sa défaite à la présidentielle. Chaque jour qui passe le rapproche un peu plus de la sortie…
Ces neuf sages, dont trois nommés par le président républicain durant son mandat, ont estimé dans une courte décision que le Texas n’était pas en droit de se mêler de l’organisation des élections dans les autres États.
« Des tentatives sans fondement » pour le camp Biden
Le rejet ferme et rapide du recours n’est pas une surprise, a réagi un porte-parole de Joe Biden, dénonçant des tentatives sans fondement de la part du camp du milliardaire républicain et des attaques contre le processus démocratique.
L’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a jugé de son côté que la plainte était pourtant solide. Ils ne peuvent pas la repousser juste comme ça, s’est-il exclamé sur la chaîne Fox News. La porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, a elle aussi jugé sur Fox News que la Cour suprême avait esquivé ses responsabilités pour se cacher derrière la procédure.
Le président sortant a de son côté estimé sur Twitter que la Cour Suprême nous a(vait) laissé tomber, accusant les juges de n’avoir fait preuve ni de sagesse, ni de courage !.
Mais la réaction la plus violente est venue du président du Parti républicain du Texas, Allen West, qui n’a pas hésité à envisager une sécession de cet État du sud. Peut-être que les États respectueux des lois devraient s’allier et former une Union d’États qui respecteraient la Constitution, a-t-il affirmé dans un communiqué de son parti.
Faute d’éléments tangibles pour étayer les accusations de fraudes massives, la cinquantaine de plaintes déposées par les alliés de Donald Trump à travers les États-Unis ont toutes – à une exception près – été rejetées par les tribunaux ou abandonnées.