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Mise en œuvre du Projet Aidep/Saed dans le département de Podor : les réalisation des investissements de la première génération du FAI estimées à près d’1 milliard, 227 millions Cfa

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D’un coût global de 21 Milliards Cfa, le Projet AIDEP (Appui à l’Agriculture Irriguée et au Développement Economique de Podor), dont le Coordonnateur est Khassim Malick Sarr, constitue l’un des plus importants programmes financés par la France dans la vallée. 

Pour sa mise en œuvre, l’État du Sénégal et l’Agence française de Développement (Afd) ont pris l’option de confier la maîtrise d’ouvrage à la SAED, compte tenu de son expérience et des résultats obtenus dans le développement économique des territoires de la Vallée du Fleuve Sénégal. Sa logique d’intervention s’articule autour du triptyque «  Sécurisation et gestion du foncier », « Développement des filières porteuses (agriculture et élevage, principalement) » et la « Mise en place d’un Fonds d’Appui Inter communautaire (FAI) de 2,230 milliards FCfa pour les dix communes du département de Podor, bénéficiaires de ce projet ». 


Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, un important atelier présidé par l’Ingénieur-Délégué de la Saed de Podor, Paul Marie Faye et le Coordonnateur de l’Aidep, Khassim Malick Sarr, et consacré aux réalisations du Fonds d’Appui inter communautaire (FAI), a été organisé au siège de la Délégation de la Saed du département de Podor, situé à Nianga. C’était en présence des maires des communes de Médina-Ndiatbé, de Fanaye, de Doumga-Lao, de Gamadji-Saré, des adjoints aux maires des autres collectivités territoriales bénéficiaires du projet Aidep. 

Ces participants se sont réjouis du déroulement de ce projet dans le département de Podor, qui a déjà enregistré les réalisations des investissements de la première génération du FAI, estimées globalement à près d’1 milliard, 227 millions Cfa.


Selon le Responsable de la Cellule de communication de la Saed, El Hadj Ibrahima Gueye, l’objectif général de la rencontre consistait à évaluer la mise en œuvre du FAI et d’établir, de manière concertée, une feuille de route pour assurer une pérennisation des activités du projet.  Il s’est agi spécifiquement de faire un état des lieux des activités, en termes de points forts et de points faibles (retards dans la mise en œuvre, défaillance des entreprises, non-respect des procédures, etc.), en vue de tirer des enseignements, d’établir un plan d’actions en vue de la levée des contraintes, de dégager les perspectives/stratégies en vue d’assurer la pérennisation de l’intervention du projet. 

A cet effet, un accent particulier sera mis sur les stratégies de pérennisation, notamment la maintenance des infrastructures, le renforcement de leurs capacités, etc. 

Les séminaristes ont eu l’occasion de plancher sur les réalisations des investissements de la première génération du Fai, qui portent sur les micro-projets liés à l’aménagement du terroir (50 parcs à vaccination du bétail, 5 balisages des couloirs de passage du bétail et signalisations des marres), sur les micro-projets relatifs à la mise en marché dont 1 aire d’abattage, 2 magasins de stockage de paddy de 50 tonnes/L’unité, 9 marchés permanents et hebdomadaires, 11 quais d’embarquement du bétail. 

D’autres micro-projets pour l’appui aux initiatives privées, ont permis également d’aménager 34 périmètres pour les groupements de promotion féminine. 

Les participants ont aussi échangé sur les investissements prévus pour la seconde génération du FAI, qui sont en cours de démarrage et qui vont coûter globalement 1 milliard, 184 millions Cfa. Ces investissements permettront de financer lesmicro-projets présentés par les communes dans leurs plans d’investissement annuel 2020, et qui  concernent les micro-projets d’appui à l’aménagement des terroirs tels que les investissements relatifs à la gestion des ressources naturelles (délimitation des forêts classées, délimitation de Zones de défense de pâturage  etc.), l’hydraulique pastorale avec la réalisation de 8 forages, l’aménagement d’une mare, la construction de 21  parcs à vaccination pour la sauvegarde du bétail. 

Les micro-projets d’appui à la mise en marché, permettront d’aménager 5 marchés permanents et/ou hebdomadaires, deux magasins de stockage du paddy. Les micro-projets d’appui aux initiatives privées permettront aussi d’aménager 2 périmètres maraîchers et/ou fourragers pour les femmes, d’équiper une unité de transformation de lait.

 Ainsi, durant toute la mise en œuvre des activités du projet, une attention particulière sera donnée à l’implication des bénéficiaires et à l’identification des stratégies pour la pérennisation des actions. Les points saillants tourneront autour de l’installation de comités de gestion des micro-projets, de la formation des membres des comités de gestion, de l’ouverture de compte bancaire pour la maintenance et l’entretien des infrastructures, de la mobilisation  par les bénéficiaires  d’un fond de maintenance initial, en amont du financement. 

Egalement, les acteurs mobilisés dans l’exécution du projet seront capacités dans plusieurs domaines.   Il s’agit des acteurs des communes, des services techniques, du dispositif de la Délégation de la SAED de Podor, et des autorités administratives du Département (Préfet et Sous-préfets). Ces formations concernent l’organisation administrative des Communes, la Décentralisation ; la passation des marchés ; la gestion et la sécurisation  foncière ; la santé animale entre autres.

 Pour ce qui est des perspectives, il faut noter que, dans la poursuite du renforcement de la dynamique économique déjà enclenchée au niveau des communes bénéficiaires, l’AFD a accepté d’octroyer un financement complémentaire pour un montant de 5 M€, soit 3 279 785 000 F CFA, en vue d’apporter une contribution à la réduction des inégalités entre les hommes et les femmes. Ce financement permettrait d’une part, de réaliser des investissements en direction des femmes.

                         Mbagnick Kharachi Diagne

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