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Contre-saison sèche chaude dans le département de Podor : une récolte de paddy très importante attendue sur 8200 ha.

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Accompagné des membres de son staff et autres proches collaborateurs, le Directeur Général de la Saed, Aboubacry Sow, a effectué une grande tournée dans le département de Podor, en vue de s’enquérir des conditions dans lesquelles se déroule la campagne de contre-saison sèche chaude 2020 et de préparer avec les producteurs, la campagne hivernale de production agricole 2020/2021 dans la vallée.

Dans un premier temps, il a vivement félicité les producteurs de Podor qui sont en pleine récolte et qui espèrent obtenir une grande quantité de paddy sur une superficie globale de 8200 ha emblavée en riz (sur 8300 ha). Il a ensuite invité ces derniers à emblaver encore le maximum d’hectares en riz, à l’occasion de la prochaine campagne hivernale. Selon le Dg de la Saed, cette consigne découle d’une forte recommandation du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, le Pr Moussa Baldé.

Aboubacry Sow a fait allusion à l’urgence et à la nécessité de mettre en valeur le potentiel irrigable de 140.000 ha dont dispose le département de Podor, rappelant que seuls 30.000 ha sur ce potentiel sont aujourd’hui aménagés, « il y a donc un gap important à combler et si on rapporte cette superficie déjà aménagée, à la population de ce département, on se rendra compte que le foncier ramené par habitant, est extrêmement faible, c’est ce qui justifie la nécessité d’améliorer de manière significative, la base productive, d’autant plus qu’il y a des exploitants qui disposent des superficies de moins de 20 ares, de moins d’un hectare ».

De l’avis du Dg de la Saed, avec ces superficies, ces producteurs ne pourront jamais avoir des revenus consistants, « ils ont juste de quoi survivre, une petite quantité de céréales à consommer, « nous devons donc penser aux extensions importantes de ces superficies agricoles, étant entendu qu’il y a assez d’eau sur place et que le climat est favorable au développement agricole dans la vallée ».

 Aboubacry Sow a longuement insisté sur la nécessité de s’organiser très rapidement pour accélérer les récoltes de la contre-saison sèche chaude (avant que les premières pluies ne tombent). Il a, à ce propos, fait savoir aux producteurs de Podor qu’il y a un important programme d’acquisition de moissonneuses-batteuses, en cours, « les premières moissonneuses vont arriver dès la semaine prochaine et impérativement le département de Podor aura un quota qui lui permettra de renforcer son parc de moissonneuses-batteuses ».

Le Patron de la Saed a annoncé un programme très important de solarisation intégrale des stations de pompage qui ont atteint leur limite d’âge (celles de Fanaye, d’Aéré-Lao, de Nianga, de Madina-Pété, etc, ont plus de 20 ans et ne fonctionnent plus correctement).

Il a précisé qu’une requête de financement relative au renouvellement de ces stations de pompage, a été déjà introduite auprès de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) « et nous comptons entièrement sur le ministre de l’agriculture et son collègue de l’économie, du Plan et de la Coopération Internationale, Amadou Hott, pour diligenter cette requête de financement, déjà nous avons appris que la BEI a inscrit ce programme dans ses priorités d’investissement au Sénégal ».

Aboubacry Sow a aussi annoncé une importante convention signée récemment par le Gouvernement du Sénégal et l’Agence Française de Développement (Afd), portant essentiellement sur un financement global de 2 milliards Cfa et destiné aux femmes de Podor et de Matam, qui pourraient l’utiliser pour développer des activités génératrices de revenus, relatives à l’agriculture et à d’autres activités économiques.

Auparavant, les producteurs Aboubacry Diallo et Ibrahima Racine Sall se sont réjouis de cette tournée effectuée par le Dg de la Saed, rappelant l’importance de cette société nationale qui, grâce à ses interventions dans toute la vallée du fleuve Sénégal, est parvenue à faire en sorte que les jeunes ruraux de la région Nord, aient finalement compris qu’ils doivent apprendre à se fixer définitivement dans leur terroir, à se départir du rêve inutile de l’exode rural et de l’émigration clandestine. 

                                                                                                                                 Mbagnick Kharachi Diagne

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