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Tribunal des flagrants délits de Dakar : un colonel de l’armée et un juriste à la barre pour une affaire de règlement de compte

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C’est une affaire de règlement de compte qui a abouti à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar, hier. Les parties adverses dans cette affaire ne sont autre qu’un colonel de l’armée en l’occurrence Seydina Djibril Mbengue et le fonctionnaire de l’Etat Aboubacry Niang. Tous les deux, partageant le même lieu de travail, notamment Assmar, n’était pas en bon terme. C’est hier qu’ils ont vidé leur différend devant le juge. Le Colonel a traduit en justice le sieur Aboubacrine Niang pour des faits de destruction de biens appartenant à l’Etat, de violence et voie de faits, de menaces de mort et de détention illégale d’arme.

Hier, à l’audience du tribunal des flagrants délits de Dakar, une affaire opposant un colonel de l’armée en l’occurrence Seydina Djibril Mbengue au fonctionnaire de l’Etat Aboubacry Niang a été évoquée. Le haut gradé de l’armée reproche à ce dernier, les délits de destruction de biens appartenant à l’Etat, de violence et voie de faits, de menaces de mort et de détention illégale d’arme. Selon le militaire, le prévenu qui n’était plus en service à la Asma, devait restituer le matériel de la structure. Ainsi dit-il, il a donné ordre au concierge de le prévenir à l’arrivée de celui-ci.

Le subalterne a exécuté les ordres dès que le fonctionnaire est entré dans la structure. Sur ces entrefaites, le colonel est allé toquer à la porte de Niang mais n’a pas reçu de réponse. Il retourne alors à son bureau et intime une nouvelle fois l’ordre au concierge de ne pas le laisser sortir. L’homme respecte encore les consignes de son supérieur hiérarchique en priant le fonctionnaire de l’attendre. Ce dernier après avoir refusé a cédé à la demande du concierge qui a informé le militaire que Niang l’attendait. Toutefois, à l’arrivée de l’homme en tenue, la tension est montée d’un cran. En effet le colonel qui a demandé à l’agent fonctionnaire de restituer le matériel de la Hassmar car ayant été affecté, a récolté une réponse ferme de celui-ci. « Ce n’est pas à vous de me réclamer le matériel de la Hassmar », lui a-t-il dit.

Provoquant ainsi la colère du haut gradé qui a demandé au concierge de ne pas lui ouvrir la porte. Estimant que le militaire l’a séquestré, Aboubacry Niang qui sait dit-il comment manœuvrer la porte, parvient à l’ouvrir. A peine sorti, il sera rattrapé par le colonel et s’en est suivi une bagarre entre les deux hommes. C’est au cours de leur altercation selon les déclarations du prévenu que son arme qu’il garde toujours par devers lui est tombée. « Je me suis empressé pour ramasser le pistolet que j’ai remis à sa place. Dans la foulée, il a essayé de prendre l’arme mais j’ai été plus agile que lui », a expliqué le prévenu Aboubacry Niang qui a contesté les faits qui lui sont reprochés.

Selon lui, tout ceci est la conséquence des révélations qu’il a faites sur son manuel, concernant les malversations de la structure. « Ce jour-là, je devais remettre des documents à la comptable qui devait se rendre à la Cour des comptes. Mais à cause de notre bagarre j’ai raté le rendez-vous », a expliqué le comparant qui a passé plus de 15 jours en prison. S’agissant aussi des menaces de mort et de la violence et voie de fait, il a plaidé non coupable.

D’ailleurs, le concierge Mamadou Mané entendu à titre de renseignement contredit les propos du colonel selon lesquels, quand Aboubacry Niang fracassait la porte, il se trouvait dans son bureau. Selon le témoin, le colonel Mbengue était présent. « J’ai entendu Niang dire au colonel : vous voulez me séquestrer. C’est par la suite qu’il a défoncé la porte », a relevé le concierge qui souligne également n’avoir pas entendu de menaces.

D’autre part, l’autre témoin, l’adjudant Sabaly, a quant à lui relevé que le prévenu a brandi son arme et a menacé de tuer quiconque tenterait de l’interdire l’accès au service.

A la suite du conseil de la partie civile qui reste convaincu que le prévenu est coupable des chefs qui lui sont reprochés, le maître des poursuites a requis 2 ans d’emprisonnement dont 6 mois ferme.

Les avocats de la défense ont tour à tour sollicité la relaxe de leur client. De l’avis de Me El Hadji Diouf, les militaires qui risquent d’être épinglés par la Cour des comptes tentent de broyer son client. A l’instar de ses collègues, il demande que son client soit renvoyé des fins de la poursuite.

Finalement, après en avoir délibéré, la juge à relaxé au bénéfice du doute Aboubacry Niang des chefs de menaces de mort et de violences et voies de faits. Par ailleurs, il a été reconnu coupable des délits de bien appartenant à l’Etat et de détention illégale d’arme. Comme peine, il a écopé d’une amende ferme de 200 mille francs CFA. Après avoir passé une quinzaine de jours à la citadelle du silence, il recouvre enfin la liberté.

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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