Connect with us

Contribution

THOMAS SANKARA, le symbole vivant

Publié il y'a

Date :

Le 15 octobre nous rappelle de Thomas Isidore Noël Sankara, celui qui a le plus marqué les esprits de la jeunesse africaine. Ancien Président de la République du Burkina Faso (Pays des Hommes Intègres) et figure emblématique du continent africain, il était un homme d’État anti-impérialiste, anticolonialiste, incorruptible, panafricaniste et tiers-mondiste.

On peut tuer un homme mais pas ses idées, disait-il. Effectivement, car jour pour jour, depuis sa disparition à nos jours, ses idées prospèrent et son œuvre toujours revisitée. Toute la jeunesse africaine parle de son courage, sa détermination, son patriotisme et de son panafricanisme. Il fait la fierté de la jeunesse africaine qui le considère comme un symbole vivant. Quatre (4) ans seulement au pouvoir du 04 août 1983 au 15 octobre 1987, date à laquelle il a été assassiné, il a changé son pays en particulier et le monde des opprimés en général. L’enfant de Yako a très tôt pris conscience de l’injustice coloniale et orienté les africains vers une indépendance totale. Le révolutionnaire se battait pour une Afrique consciente, libre et totalement autonome. Selon lui, cette liberté ne peut s’obtenir que par la lutte. Il s’exprimait souvent en ces termes :

« L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère… », défendait-il souvent

Après avoir passé par le Prytanée Militaire de Kadiogo, l’Académie Militaire d’Antsirabé au Madagascar, il prit la tête du Centre National d’Entraînement Commando à Po.  En 1981, il est nommé à l’état-major à la division opérationnelle et en septembre de la même année,  il devient le Secrétaire d’État à l’information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo. Mais, il démissionne à ce poste en 1982, et déclare en direct à la radio et la télévision en disant : « Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple ! ».

 

Par là, le révolutionnaire nous apprend que le représentant d’un peuple ne doit pas être une marionnette et que devant l’injustice, nous ne devons pas être silencieux. Alors, le président doit être du côté de son peuple et travailler pour lui. Son intégrité et son désintéressement sont unanimement reconnus. Quelle africanité !

Sa politique était tellement importante pour le continent africain. Surnommé le président des pauvres, avec sa politique le Burkina Faso a connu des changements. Il a commencé par le changement de nom du pays, la Haute-Volta devient Burkina Faso (Pays des hommes intègres). Le train de vie des dirigeants est diminué, Sankara roule avec une voiture Renault 5. Il  mise sur l’éducation et la santé en construisant des hôpitaux et en organisant des campagnes massives de vaccination qui ont fait chuter le taux de mortalité infantile. Il promeut la consommation des produits locaux par la campagne « fabriquons et consommons burkinabé ». Il a lutté contre la corruption par des procès retransmis à la radio. Il lance une grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans. Conscient des inégalités sociales du pays, il a mis en place des aides au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour tous). Thomas Sankara était un leader africain hors pair dont les actes se joignaient à la parole. Lorsqu’on parle de développement des pays africains, il est cité comme une source d’inspiration.

Nous avons en nous la force et la capacité de combattre l’impérialisme. Quand le peuple se met debout, l’impérialisme tremble, disait-il. Il a tracé le chemin que devaient suivre les chefs d’Etats Africains car son œuvre constitue un plan de développement pour l’Afrique. Tout pays qui adopte ce plan se débarrassera de la pauvreté, l’injustice, la discrimination, la corruption, l’analphabétisme, la dépendance totale et de tout obstacle qui pouvaient freiner son émergence. Malheureusement, certains sont incapables de prendre le destin du continent africain en main. Et si ses idées étaient prises en compte par nos chefs d’Etats, qu’allait devenir l’Afrique ? peut être l’Eldorado!

Il est mort pour la libération du peuple africain, pour  préserver le continent contre ses ennemis qui n’étaient pas seulement les colons mais également ses propres fils. Thomas Sankara était un exemple pour le développement et l’indépendance de l’Afrique. De Dakar à Nairobi et de Tunis à Cape Town, son message est entendu et pris au sérieux par une grande partie de la jeunesse africaine car il a changé la mentalité de ses frères africains.

Aujourd’hui, Thomas Sankara est, et demeure toujours la référence pour la jeunesse africaine consciente et qui aspire à un changement. Il est aussi le symbole de la lutte contre l’esclavage et le néocolonialisme pour le monde entier car dans son dernier discours, il disait : « Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part (…)».

L’Afrique a besoin des leaders comme Thomas Sankara. Je lance un appel solennel à l’endroit des chefs d’Etat Africains afin qu’ils épousent son idéologie pour la relance du continent vers la course au développement et du progrès. Thomas Sankara demeure le véritable symbole vivant pour la population africaine mais surtout pour la jeunesse.

Vive Sankara !

Vive l’Afrique !


Aliou KOUME

Agent administratif

koumemabel@gmail.com

Cliquez ici pour commenter

You must be logged in to post a comment Login

Leave a Reply

Actualités

Retour en zone, après 5 années + 2! (Par Djibril SARR).

Publié il y'a

Date :

Par

Au basket c’est une faute. Lorsqu’on revient dans sa zone, quelle que puisse être la durée. 

S’il y’a ce rappel dans un contexte plutôt CAN et non d’Afrobasket, c’est parce que nous en arrivons au terme d’une longue quinzaine de réconciliation entre la plupart des élus et leurs collectivités respectives. Quinze jours pendant lesquels vous avez quotidiennement vu vos élus. 

Pourtant, il y’a plus de cinq années passées plus deux bonus, la plupart s’était battu pour le fauteuil de maire ou de président de conseil départemental, avant de déserter ces localités lointaines, au profit d’un cumul exagéré et illogique d’emplois inaccessibles à une bonne partie d’une jeunesse en quête d’occupation.

Il y’a deux semaines déjà que sonnait l’heure de retour en zone. Une occasion pour ces collectivités orphelines de retrouver au quotidien pendant 2 semaines, les sourires charmeurs de leurs élus perdus de vue et qu’ils n’apercevaient par chance, que pendant leur passage le temps d’un week-end. 

Pour nous autres populations, la vigilance et l’éveil des consciences nous dictent un choix responsable où aussi bien les nouveaux candidats que les performants parmi les anciens ont leur chance à jouer. 

Donnons l’opportunité à ceux qui ont un programme clair, la capacité, la détermination, la maturité et le temps, de dérouler leur mission. Faisons attention aux marchands d’illusions mais également aux arrogants, aux irresponsables, aux belliqueux et aux incendiaires.

Nos choix doivent être éclairés, argumentés et raisonnables.

Dans certaines contrées desservies par les politiques publiques, n’attendons surtout pas que l’insécurité, l’obscurité, la faible scolarisation, la précarité sanitaire, les inondations, l’absence d’assainissement, les moustiques, entre autres,  viennent nous rappeler notre mauvais choix. 

Ne confondons ni religion, ni confrérie, ni coloration politique, ni lien familial avec le choix utile à la localité.

Cultivons le travail, la rigueur, la persévérance, l’endurance, la simplicité, la responsabilité, le sens de la mesure, l’humilité, l’acceptation, pour savoir compter sur nous-mêmes dans les conditions que nous réserve le destin, le hasard ou Dieu selon nos croyances.

Ne troquons pas notre devoir d’exiger des résultats à nos élus dans l’amélioration de notre qualité de vie à travers des équipements et des services collectifs contre un simple soutien financier aux cérémonies socio-culturelles, sportives et religieuses. 

Changeons de paradigmes en portant nos choix sur des compétences éclairées et engagées, sans les soumettre au prix de leur intimité, d’invectives et de violence familiales. 

Exigeons en revanche, des résultats qui ne sauraient provenir que d’une bonne planification, une réalisation correcte, un suivi régulier, un contrôle rigoureux et une amélioration continue, soutenus par une communication inclusive.

Que le vote de ce dimanche 23 janvier 2022 traduise nos choix libres des personnes en charge de la destinée de nos collectivités respectives.

Qu’il se déroule dans la paix et le fair-play, pour une reprise en main dès le lendemain, des dossiers en souffrance par le simple fait de cette période de retour en zone, de personnalités indivisibles à  responsabilités plurielles en quête de base solide capable de leur garantir une longévité improbable dans nos instances de gouvernance. Nos plans de développement doivent être traduits en plans d’actions qui survient aux hommes qui les portent.

Djibril SARR

CEO SECURIZONS

Continuez la lecture

Actualités

Plaidoyer pour les habitants de Keur Massar et des populations sous les eaux (par Alioune Badara Seck)

Publié il y'a

Date :

Par

La pandémie liée à la Covid 19 et les inondations dans la banlieue de Dakar en Septembre 2020, avaient fait vivre le martyre aux populations notamment celles de Keur Massar.

Suite à cette période vécue avec de grandes difficultés par les populations et les promesses fermes de l’État du Sénégal à travers ses représentants que le supplice jadis traversé par les habitants de la banlieue ne se réitérerait plus, l’espoir semblait être permis pour cet hivernage 2021.

Hélas, dès les premières gouttes de pluie, tous les espoirs s’évaporèrent et laissèrent place aux inondations habituelles et à leurs lots de souffrances.

Le spectacle désolant des femmes désemparées et des pères de famille réduits à l’impuissance devant la montée des eaux déferlantes est une atteinte à la dignité humaine.
Des autorités responsables auraient pris toutes les dispositions nécessaires afin que pareille calamité ne se répète plus.

Nul ne peut comprendre qu’un tel calvaire se soit produit l’année précédente après les pluies du 5 et 6 septembre 2020 et que onze mois plus tard, l’on se retrouve avec le même désolant spectacle de maisons et de routes envahies par les eaux, de familles déplacées, de milliers d’hommes et de femmes mis dans la précarité.

La responsabilité des autorités du Sénégal est engagée au premier chef et les habitants de Keur Massar et de la banlieue exigent des réponses.
Les populations exigent une réponse immédiate de l’Etat du Sénégal combinée à la mise en place d’une solution structurelle qui réglera définitivement le problème des inondations. La souffrance n’a que trop duré.

L’Etat doit en urgence :

1. doter tous les quartiers sous les eaux de pompes de grande capacité et en quantité suffisante pour rapidement évacuer les eaux de pluie. La saison des pluies n’a pas encore pris fin.

2. assister toutes les familles sous les eaux ainsi que les familles déplacées et qui font face à d’énormes difficultés matérielles et financières pour assurer leur survie quotidienne. Mettre un place un plan d’urgence d’assistance des familles.

3. finaliser le plus rapidement possible les interconnexions entre les bassins et fournir des délais précis de réalisation. Sans quoi des bassins construits isolément ne peuvent régler le problème d’évacuation des eaux.

4. associer les délégués et représentants des quartiers de Keur Massar au suivi et contrôle des travaux. Il n’est pas crédible de vouloir régler le problème de Keur Massar et de la banlieue en excluant du processus les populations et leurs représentants.

Avec tous les milliards dépensés dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, notamment dans sa composante PROGEP (Projet de Gestion des Eaux Pluviales), les habitants de la localité n’attendent pas moins de l’État du Sénégal.

Alioune Badara Seck

Syndicaliste

Leader de la coalition Taxawu Keur Massar Jotna

Continuez la lecture

Actualités

HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX : UN NOM, UN HOMME ET UN DESTIN (Par Brahim OGUELEMI )

Publié il y'a

Date :

Par

C’est avec le cœur lourd et la gorge nouée que nous venons d’apprendre le décès ce matin de l’ancien Président du Tchad Hisseine Habré, décès survenu à la suite d’une contamination de Covid-19. En ces instants sombres et troubles, nous présentons nos condoléances les plus attristées et les plus émues à sa famille nucléaire, à ses proches, à ses connaissances, au peuple Tchadien et au peuple Africain tout entier !
Mais quel héritage l’homme aura-t-il légué à la postérité ? 
L’histoire retiendra à jamais que le Président Hissein Habré fut celui qui aura sauvé la bande d’aouzou contre l’occupation libyenne de Kadhafi. Par-là même, il aura ainsi sauvé tous les pays limitrophes du Tchad contre la folie démentielle de Kadhafi. Le Président Camerounais Paul Biya s’était même confessé auprès du Président Habré au lendemain de la libération du Tchad en lui ayant dit en substances que : «  Mon frère, tu nous a sauvés. Sans toi Kadhafi aurait annexé et marché sur tous les pays limitrophes du Tchad ».
Hissein Habré c’est aussi celui qui aura refusé de brader les ressources naturelles du Tchad au profit du consortium des firmes multinationales occidentales. Il aura tenu simultanément et parallèlement tête à l’invasion libyenne, à l’impérialisme, au néocolonialisme et à la finance internationale mondialisée ainsi qu’à leurs valets locaux. Son caractère était foncièrement forgé et tempéré dans le fer ardent de la lutte et de son corollaire la résistance.
Pour son patriotisme et pour son nationalisme, le Président Habré fut seul contre le reste du monde dans un monde où de plus en plus les dirigeants du Sud s’aplatissent si facilement face aux injonctions politiques et économiques injustes du Nord au grand dam des intérêts vitaux et stratégiques des populations du Sud.
C’était dans un contexte où l’Occident employant tous ses moyens stratégiques et ses armadas et en cela épaulé par la Libye, le Soudan et les négres de maison que le Président Hissein Habré était parti en ayant préféré laisser le Tchad dans une situation relativement stable. Aujourd’hui 31 ans plus tard, il est rappelé vers son Seigneur. Mais il est rappelé vers son Seigneur en ayant toujours gardé tenaces sa fierté, sa conscience patriotique et son amour-propre pour n’avoir point servi le Tchad sur un plateau d’argent à ses ennemis et notamment aux prédateurs financiers et économiques du pays.
Donc, au regard de toutes ces raisons susmentionnées, nous pouvons tirer les légitimes et objectives considérations suivantes sur l’homme : il fut intègre et incorruptible, digne et fier, patriote et nationaliste, courageux et téméraire, travailleur et exigeant, instruit et cultivé, héros et libérateur, résistant et vainqueur. L’homme n’aura pas, pour ainsi dire, vécu inutilement. Il y’a apporté, considérablement, sa part de lumière sur la grande phare qui éclaire la longue marche de ce monde.
L’homme est parti mais son combat, sa lutte et ses œuvres demeureront à jamais dans la postérité. La jeunesse Tchadienne en particulier et celle Africaine en général, auront tout à gagner à s’inscrivant dans la dynamique du noble sentier de la résistance et de pouvoir ainsi vaincre la couleuvre tentaculaire qu’est la Françafrique qui n’a semé et qui continue toujours de semer mort, désolation, tristesse, chaos, pillage, vol, humiliation et bradage sur le continent africain depuis le début des années 60.
LA LUTTE CONTINUE ! LE COMBAT CONTINU !LES PATRIOTES TCHADIENS VAINCRONT !LES PATRIOTES AFRICAINS VAINCRONT !
HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX !QUE LE PARADIS SOIT VOTRE DEMEURE ÉTERNELLE !
Brahim Oguelemi, Dakar le 24 août 2021, depuis l’hôpital principal.

Continuez la lecture

Articles tendances