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Tchad: de plus en plus de cas de tortures sur les sites d’orpaillage

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Au Tchad, des vidéos particulièrement violentes ont largement circulé sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. On peut y voir de jeunes hommes, fouettés ou menacés à coups de pied, ligotés au sol. Ces vidéos auraient été filmées dans le nord du Tchad où beaucoup de jeunes se rendent pour l’orpaillage, seuls ou avec l’entremise de passeurs. Les associations tirent la sonnette d’alarme sur ce phénomène devenu grandissant. Les autorités mènent des enquêtes pour sécuriser les zones d’orpaillage.

À Moursal, Éric collecte des déchets qu’il entasse dans son chariot. Un travail qui lui permet de faire vivre sa famille et de se reconstruire. Il y a deux mois, il part dans le nord du Tchad pour travailler sur un site d’orpaillage.

Sur place, il est menacé par ses employeurs. « On creusait l’or à 475 mètres de profondeur. C’était très dangereux. Si on refusait d’y aller, on nous frappait. On ne nous donne presque rien à manger, on dort très peu. On m’avait dit que j’allais gagner beaucoup d’argent, mais je n’ai rien gagné. J’ai réussi à m’enfuir », raconte-t-il.

« Ma vie est fichue »
Abdoulaye Abderahaman s’est, lui aussi, enfui d’un site d’orpaillage. À 22 ans, il est traumatisé. Le regard vide et des cicatrices sur le corps, il raconte son calvaire. « Quatre hommes sont venus me chercher. Ils m’ont ligoté les bras et les jambes. Ils m’ont chicoté le corps, le visage. Ils ont aussi tiré mon sexe avec une pince. C’est une grosse douleur. Je pensais qu’ils allaient me tuer », dit-il. Quant à ses séquelles : « J’ai des difficultés pour marcher. Je ne pourrais sûrement plus avoir d’enfant… Mon dossier est à la justice. Mais ça ne changera rien… Mais vie est fichue. »

Le calvaire d’Abdoulaye Abderahaman a été filmé par ses bourreaux et diffusé sur les réseaux sociaux. Au Tchad, ces vidéos violentes sont de plus en plus nombreuses. Pour Delaville Djimiabaye, porte-parole du réseau des associations du Mandoul, elles sont révélatrices d’un véritable problème de société. « Si un jeune quitte ses parents, sa famille, et se lance dans une aventure avec tous les risques que cela comporte, on ne peut plus dire que c’est volontaire. Il est poussé par la précarité. Donc, c’est un phénomène d’ampleur », explique Delaville Djimiabaye.

Une ruée vers les mines d’or sous surveillance depuis 2010
Cette ruée vers les mines d’or du désert tchadien est sous surveillance depuis 2010. Pour Carlos Rotta Dingamadji, directeur des droits humains au ministère de la Justice, « les forces de défense et de sécurité sont alertées pour dénoncer tout cas, mais aussi les autorités administratives provinciales, les gouverneurs, les préfets, sous-préfets, sont déjà alertés. C’est toute une chaîne d’acteurs qui sont impliqués dans le travail de lutte contre la traite de personnes », souligne-t-il.

Un comité de lutte contre la traite des personnes devrait être mis en place d’ici à la fin de l’année. Les autorités ont également affirmé que des enquêtes sont menées sur les sites d’orpaillage pour identifier les auteurs de violences.

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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