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Suppression du poste de Premier Ministre : « Leurres et lueurs ! »

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⁃   Analyse du projet de suppression du poste de Premier Ministre.

⁃   La lecture est essentiellement politique et technique.

  Il faut d’abord garder en perspective les élections législatives prévues en 2022. Lors des dernières élections législatives, le gouvernement en place avait obtenu 49,47% des suffrages exprimés, correspondant à 125 sièges sur 165. Avec les différentes forces en présence depuis la présidentielle de 2019, il y a un vrai risque d’effritement des suffrages de la Majorité Présidentielle.

  D’une part, à cause d’un potentiel éclatement de la coalition présidentielle dès les prochaines législatives en 2022, dans la perspective des élections présidentielles de 2024 où d’ores et déjà, des partis de cette mouvance, ont déjà manifesté leur intention de présenter un candidat.

  D’autre part, les scores du REWMI et de PASTEEF à la présidentielle de 2019 augurent une augmentation conséquente du nombre de députés pour ces organisations politiques lors des législatives de 2022.

Donc le PR fait face à un réel risque de perdre le contrôle du gouvernement, s’il perd ou sort très affaibli des législatives de 2022. Le grand risque serait celui de la cohabitation, signifiant ainsi une perte totale du pouvoir, puisque dans ce cas c’est le Premier Ministre qui aurait véritablement le pouvoir, avec le risque d’un changement radical de politique.

Face à une telle situation, la suppression du Poste de PM, fait disparaître tous ces risques évoqués et permet ainsi au PR de renforcer son pouvoir et le contrôle total de l’Exécutif. En outre, elle réduit considérablement les enjeux des législatives de 2022.

La prouesse du PR est de trouver une solution institutionnelle qui ne la détourne pas de ses options. Car en réalité, le PM est bien là, il a changé de titre et de stature. Il n’est plus à la station primatoriale, il est à la station présidentielle. Mais il remplit la même fonction : coordonner l’action du gouvernement et rendre compte directement au PR. Ainsi, le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence ME-SGP, rempli les fonctions et le rôle qui étaient dévolus au PM et garde sa position d’interface entre le PR et le gouvernement, avec une position renforcée du Ministre Secrétaire Général du Gouvernement M-SGG.

D’ailleurs, il serait intéressant d’analyser la répartition des tâches entre le ME-SGP et le M-SGG ainsi que leurs interactions.

Ce qu’il faut retenir, c’est que face à un problème fondamental qui menaçait le pouvoir exécutif, le PR a su trouver une solution Magistrale lui permettant de résoudre son problème sans qu’il soit accusé de quelque tare que ce soit.

L’essentiel est sauvegardé sous la houlette d’une réforme dont la seule finalité est le contrôle du Pouvoir Exécutif !

Mais, pour faire passer la pilule, il était essentiel de lui tailler un habit à la mesure du forfait, sans alerter les légalistes. Ici, la nécessité l’emporte sur la perpétuation du jeu et des règles démocratiques !

Donc tous ces pseudo-analystes qui se focalisent sur les arguments avancés par l’Exécutif pour justifier son tour de passe-passe doivent prendre en compte les différentes dimensions de cette proposition et en analyser tous les soubassements ainsi que toutes les conséquences !

Le colibri

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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