Après avoir visité certains périmètres rizicoles du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, Serigne Mboussobé Bousso, Agriculteur et Envoyé Spécial du ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, a publié hier un communiqué de presse dans la capitale du Nord.
Dans ce document, il a reconnu avoir constaté dans les champs de riz, des dégâts importants causés par les oiseaux granivores, les rats et les piqueurs suceurs, précisant que l’Etat n’est pas responsable de ce fait, « les agissements de ces différents parasites dans les champs, relèvent de la volonté divine, il faut que les cultivateurs comprennent que personne ne peut empêcher Dieu de faire ce qu’il veut faire dans nos champs, nous devons donc nous en remettre au Tout Puissant ».
Serigne Mboussobé a, néanmoins, réaffirmé sa solidarité à l’endroit des paysans qui ont été victimes de ces dégâts qui ont engendré des conséquences désastreuses dans leurs champs. Il a ensuite annoncé la visite du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, le Pr Moussa Baldé, qui s’apprête à venir constater ces dégâts dans les champs de riz de la vallée.
Dans ce communiqué de presse, il s’est dit très sensible aux préoccupations de certains cultivateurs, qui ont exprimé leurs complaintes dans la presse, en attirant l’attention des pouvoirs publics sur la baisse des rendements dus à ces dégâts causés par ces parasites, « mais, ces derniers ne diront jamais que l’Etat n’a pas mis en place dans la vallée des lots importants de matériel agricole, des quantités suffisantes de semences, d’engrais, un système performant de drainage du volume d’eau dont les paysans ont besoin pour irriguer les terres cultivables ».
Selon l’Envoyé Spécial du ministre de l’Agriculture, « ce que le président Macky Sall a fait dans la vallée pour développer l’agriculture et aider notre pays à accéder à l’autosuffisance alimentaire, aucun chef d’Etat sénégalais ne l’a fait ».
Il a été également formel, lorsqu’il rappelle qu’il ne suffit pas d’être président d’une filière agricole quelconque pour s’arroger le droit de parler publiquement et au nom de l’ensemble des cultivateurs.
Serigne Mboussobé n’est pas passé par quatre chemins pour exhorter ses collègues cultivateurs à tout mettre en œuvre pour respecter scrupuleusement le calendrier cultural et les itinéraires techniques, « dans le cas échéant, on doit s’attendre à enregistrer une baisse drastique du rendement dans les champs, il faut, au moment opportun, labourer, préparer le sol, mettre de l’engrais, traiter les cultures, etc , sinon on risque d’avoir des problèmes en fin de campagne».
Dans ce document, ce cultivateur a aussi fait allusion « à certaines pratiques malsaines et déplorables, constatées en milieu rural, consistant à contracter auprès d’une banque de la place un crédit de 5 millions Cfa, qui ne sera pas investi entièrement dans la parcelle agricole ».
Il a voulu dire que certains paysans n’hésitent pas à utiliser les 3 millions pour acheter une très belle voiture, chercher une deuxième ou une troisième épouse avec une enveloppe d’1 million Cfa, pour ensuite injecter le restant de cet argent dans l’activité agricole, « comment on peut, dans ces conditions, espérer avoir de bonnes récoltes ».Selon Serigne Mboussobé, « ce sont ces cultivateurs qui ont l’habitude de se plaindre et de s’activer de toutes parts pour amener l’Etat à éponger la dette paysanne, « si nous voulons relever les défis de l’agriculture, nous devons mettre définitivement un terme à ces pratiques, respecter le calendrier cultural et nous évertuer à rembourser correctement.
Awa Diagne Sall Kharachi
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