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Economie

Sénégal : Dr Baye Samb Diop propose la fusion de l’ARTP-CNRA pour la régulation des Telecoms

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M. Baye Samb Diop propose la fusion des régulateurs sectoriels à savoir l’ARTP-CNRA, et l’établissement d’un mécanisme de collaboration entre le nouveau régulateur convergent et la commission de la concurrence pour une bonne régulation ex post.Ce Docteur  en Droit privé à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a fait cette proposition dans son livre sur « La régulation des Télécommunications au Sénégal » dont copie est parvenue à la rédaction du journal de l’économie sénégalaise(LEJECOS).
Cette suggestion fait suite aux derniers développements notés dans le secteur et qui aura pour conséquence la convergence des services, des infrastructures et des terminaux induisant la convergence des marchés.
M. Diop fait remarquer que déjà les opérateurs des télécommunications offrent des services de transport audiovisuel.
De la même manière, poursuit-il, l’opérateur technique qui sera le prochain acteur dans la chaine de valeurs dans le secteur de l’Audiovisuel en charge du transport des services offerts par les éditeurs de contenus pourrait offrir des services de télécommunications.
En perspective de ce futur immédiat, relève-t-il, des opérateurs des deux secteurs ont déjà adapté leur convention de concession et leur cahier des charges pour offrir des services innovants.
Dans les télécommunications, indique cet auteur, « SONATEL dispose d’une licence de quatrième génération tandis que SENTEL GSM et Expresso Sénégal sont titulaire de licence de troisième génération. En conséquence, ils peuvent techniquement transporter le signal audiovisuel ».
C’est ainsi qu’en vue de cette nouvelle donne, le Dr Diop juge pertinent la proposition de fusionner l’ARTP et le CNRA étant entendu que la régulation est la transformation d’un secteur monopolistique en secteur concurrentiel tout en maintenant l’équilibre dans ce  marché dit concurrentiel.
Ce qui, d’après lui, fait aussi appel à des mécanismes de régulation ex ante que doivent mettre en œuvre le régulateur sectoriel (en l’espèce le secteur convergent audiovisuel et télécoms) et des instruments de régulation ex post souvent mis en œuvre par le régulateur de la concurrence ou commission de la concurrence.
Dans cette même dynamique, il propose, d’autre part, une adaptation de la régulation de l’interconnexion à cet environnement convergent pour permettre aux acteurs du secteur de l’audiovisuel et aux concurrents classiques de l’opérateur historique d’accéder aux infrastructures essentielles de ce dernier afin de le concurrencer dans le marché de l’offre de service de contenus comme la télévision, vidéo à la demande entre autres.
En définitive, estime-t-il, « la mise en œuvre de ces solutions permettra de faire des économies d’échelle, de faire vibrer le Sénégal aux diapasons de la convergence des réseaux, de lui assurer plus d’efficience dans le bénéfice du dividende numérique et de rebondir au niveau de la chaîne des valeurs grâce aux profits ainsi tirés de l’économie numérique, tout en adaptant au plan fonctionnel, les leviers de régulation au  nouveau contexte de la convergence ».
Il faut souligner que l’auteur du livre « Régulation des Télécommunications au Sénégal » ne parle pas en terrain inconnu du moment qu’il a soutenu sa thèse de doctorat sur le même sujet et a obtenu la mention Très honorable.
Dr Diop est également titulaire d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) en Droit Economique et des Affaires à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

 

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre la vie chère : 15 mesures prises par Macky Sall

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A l’issue de la réunion pour lutter contre la vie chère, le président de la République Macky Sall a prononcé le discours de clôture dans lequel il a édicté 11 mesures d’urgence et 4 mesures structurelles pour trouver une solution à ce problème lancinant. Voici les mesures prises par le chef de l’État.

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Concertations sur le coût de la vie chère : Les Propositions du Pr Macky Sall pour alléger la souffrance des sénégalais

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Dans un contexte mondial marqué par une flambée généralisée des denrées, le gouvernement a consenti des mesures de soutien à hauteur de 620 milliards de F Cfa, rappelle le chef de l’Etat lors du lancement de concertation sur la vie chère, ce lundi. Dans la recherche des voies et moyens de soutien du pouvoir d’achat, de la lutte contre la vie chère et de la protection des consommateurs, le président Macky Sall promet de lutter avec tous les moyens légaux pour éliminer toutes pratiques visant à créer des inflations au détriment des consommateurs.

«Ces pratiques sont injustes et illégales et nous allons les combattre avec vous. Des mesures d’appui notamment le soutien du consommé local à travers la plateforme de commercialisation mise en place par le ministère chargé du commerce en ce qui concerne le riz. C’est la raison pour laquelle j’ai donné instruction pour qu’une subvention de 32 f par Kg soit mise en place afin d’appuyer la rizerie locale dans l’étape de la transformation. Cependant, il faut changer les habitudes alimentaires pour nous rendre moins vulnérables au choc extérieur. Produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons ne doit pas seulement rester un slogan», instruit-t-il.

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