Des enseignants chercheurs des universités Gaston Berger
(Ugb) de Saint-Louis et Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar et des universités
Européennes, se sont retrouvés récemment dans les locaux du centre de
recherches et de documentation du Sénégal (Crds) pour plancher pendant trois
jours sur les enjeux et les perspectives du projet Dafrali, intitulé
« défis sociétaux et gouvernance des universités africaines : le cas
des aliments au Maroc, en République démocratique du Congo et au
Sénégal ».
Il convient de
rappeler que Dafrali est financé par l’Union Européenne dans le cadre du
Programme Erasmus, mis en œuvre en faveur de l’éducation, de la formation, de
la jeunesse et du sport en Europe. Doté d’un budget de 14,7 milliards d’euros,
le Programme Erasmus contribuera à offrir à plus de 4 millions d’Européens la
possibilité d’étudier, de se former, d’acquérir une expérience ou de faire du
bénévolat à l’étranger. Le programme Erasmus, qui court jusqu’en 2020, ne se
limite pas aux étudiants. Il regroupe sept programmes antérieurs et
s’adresse à un large éventail de personnes et d’organisations.
Ainsi, Dafrali, qui
est un projet du Programme Erasmus, réuni 17 établissements
d’enseignement supérieur ou centres de recherche, répartis dans 4 pays de
l’union Européenne et 3 pays d’Afrique. Dafrali met l’accent sur le
renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les trois pays
ciblés, d’une part, et d’autre part, sur la compétitivité des produits locaux
transformés, pour le renforcement des capacités de création de richesse.
Le Recteur de l’Ugb,
le Pr Ousmane Thiaré, a laissé entendre que la collaboration des universités de
Saint-Louis et de Dakar, dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre
du projet Dafrali, témoigne de l’engagement porté par ces institutions
universitaires locales pour le développement des sciences, des technologies et
des innovations, susceptibles d’impulser les transformations requises dans les
secteurs agricole et industriel pour une situation alimentaire et
nutritionnelle plus reluisante, une croissance économique plus soutenue et
durable.
M. Thiaré a précisé
que les pertes post-récoltes dans les pays ciblés par le projet, demeurent
importantes, justifiant généralement le niveau élevé des importations des
ressources agricoles, qui impactent négativement sur la balance commerciale de
nos Etats. De plus, les produits locaux élaborés restent fortement concurrencés
par ceux importés, dans nos marchés locaux.
Le Recteur de l’Ugb
a fait savoir que la réalisation des objectifs de ce projet, nécessite
une synergie d’un ensemble de compétences relevant de divers domaines,
notamment les domaines de la production agricole, de la qualité des denrées
alimentaires, de la législation alimentaire, de la dissémination des
technologies, de la communication-marketing, de la distribution des denrées
alimentaires et enfin de l’utilisation optimale des denrées alimentaires.
Selon M. Thiaré,
cette diversité de compétences justifiera la nécessité de mettre en place des
équipes pluridisciplinaires et transversales dans chacun des établissements
d’enseignement supérieur impliqué dans le projet. Pour le Recteur de
l’Ugb, il est important d’élargir l’équipe aux services étatiques, aux
entreprises et autres acteurs du développement agricole, pour en faire une
entité mixte, afin de répondre plus rapidement aux défis majeurs de la sécurité
alimentaire.
A en croire le
coordonnateur du projet Dafrali, Michel Bacar Diop, enseignant-chercheur en
poste à l’Ugb, ce projet prend en compte la dimension transversale de
l’aliment, qui suit la production, la transformation, la commercialisation, le
respect de la législation et l’impact qu’il aura pour le bien être des
personnes.
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