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Saint louis:Préparatifs de l’Aïd El Fitr ,c’est l’effervescence au grand marché de Sor

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Cette année, à notre grande surprise, nous avons constaté que les commerçants grossistes, demi-grossistes, détaillants et autres marchands ambulants qui triment dur pour écouler leurs marchandises, ont opéré correctement au grand marché Tendjiguène du faubourg de Sor. Dans les marchés de Ndar-Toute et de Pikine, ces opérateurs économiques, la foi islamique en bandoulière, n’ont pas hésité à réprimander, décourager, tous ceux qui ont tendance à orienter les activités commerciales florissantes vers une flambée spéculative des prix.

Il n’est pas rare de surprendre deux commerçants grossistes qui se crêpent le chignon, pour la bonne et simple raison qu’ils ne s’entendent pas sur les prix à pratiquer ensemble pour satisfaire ces centaines de consommateurs qui ont pris d’assaut, dès les premières de la matinée, ces grands centres commerciaux.

 Si certains commerçants, humbles, modestes et croyants, se limitent à vendre aux prix officiels, fixés par les pouvoirs publics, d’autres tentent, vaille que vaille, d’enregistrer une marge brute de commercialisation excessive et illicite. Ainsi, en cette période du mois béni du Ramadan, les denrées alimentaires et autres produits de première nécessité, sont à la portée de toutes les bourses et les prix pratiqués sont raisonnables et stables.

 Les vendeurs de vivres, de fruits et légumes, que nous avons interrogés à Sor, ont juré, la main sur le cœur, qu’ils n’osent pas arnaquer les clients, précisant qu’ils préfèrent mettre de la Baraka dans ce qu’ils font « que de s’enrichir de manière illicite en faisant abstraction des recommandations divines ».

De l’avis de Mame Dibocor Sène, 43 ans, originaire de Lagnar, dans le Baol, marchand de navets et de carottes au marché de l’ancienne gare routière, « il ne sert à rien de passer toute la journée à jeûner et de faire du mal en même temps, partout où nous sommes, Dieu nous observe, c’est en pratiquant un commerce raisonnable que Le Tout Puissant accordera notre jeûne, entre fidèles musulmans, nous pouvons nous leurrer, mais nous ne pourrons jamais tromper le Clément, Le Vigilant et Le Miséricordieux ».

De plus, a-t-il ajouté, « nous ne sommes pas aussi naïfs pour ne pas nous rendre compte que ces agents très discrets du service régional du commerce sont bien parmi nous, ils sont très vigilants et sont prêts à nous interpeller, à nous rappeler à l’ordre à tout moment ».

Il fait 11h 30, ce matin, à Sor. A 48 heures de la fête de la Korité, le grand marché de Tendjiguène grouille de monde. Sur l’avenue  De Gaulle, aux alentours du marché de Sor, c’est un autre décor qui impressionne les passants. La Sono à fond la caisse, les battements de tam-tam, ces chansons charmantes et attirantes et autres décibels crachés par  des mégaphones et des hauts parleurs géants, agrémentent ces activités commerciales.  Chaque vendeur y va de son style, de son stratagème, de ses propres techniques de marketing et autres astuces, pour détourner le client vers la marchandise qu’il propose.

 Malgré les rigueurs du Ramadan, commerçants et consommateurs se livrent à de rudes empoignades dans le cadre de ces marchandages qui tirent en longueur.

Si le commerçant se lance à cœur joie dans des explications très larges pour vendre au prix qui l’arrange, le consommateur tente d’être plus espiègle en mettant tout en œuvre pour emporter la marchandise et se retrouver avec une monnaie consistante qui lui permettra d’acheter autre chose.

Parallèlement à ces tiraillements, les badauds, les petits talibés, les manœuvres agressifs et autres rabatteurs qui sont à la recherche effrénée de leur pitance, s’activent de toutes parts pour prêter main forte aux vendeurs et acheteurs, moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes.

C’est l’effervescence dans tous les coins et recoins de ce grand centre commercial où on peine à se frayer un chemin. Les étals sont achalandés de toutes sortes de marchandises. En forme pyramidale, les denrées alimentaires sont exposées avec art sur des tables très solides et très attrayantes dans leur prodigieux enchevêtrement. Disposées en quinconce, ces nombreuses baguettes de pain attirent ces clients boulimiques qui pensent en même temps trouver de quoi mettre sous la dent au moment de la coupure du jeûne.

 L’acuité des couleurs des diverses marchandises, cette guirlande de cantines, d’échoppes et autres magasins de commerces bondés de monde, donnent envie aux consommateurs de dépenser toute cette somme d’argent qu’ils ont économisée durant plusieurs mois pour les besoins de la fête.

Au marché de la volaille et des céréales, il faut jouer des coudes, hausser le ton, se bomber le torse, pour avancer, marchander et acheter.  Devisant tranquillement avec ses collègues  devant son poulailler, Abdou Ndiaye « Birima »,   parle avec assurance, précisant « que cette rupture de poulets annoncée sur le marché, n’est qu’une rumeur persistante qui fait fuir nos clients, nous vendons toujours le poulet de chair à 3000 FCfa, un prix raisonnable pratiqué sur l’ensemble du territoire, il y a suffisamment de poulets dans le marché, vendus à des prix raisonnables ».

En effet, à  48 heures de la Korité, la volaille est commercialisée dans de très bonnes conditions. Si le rythme est maintenu, ces vendeurs de poulets, de dindes, de canards et autres palmipèdes,  enregistreront, à coup sûr,   de très bons chiffres d’affaires. De nombreuses ménagères se sont déclarées satisfaites de l’attitude adoptée cette année par les commerçants du grand marché du faubourg de Sor.

 Elles ont laissé entendre que ces derniers n’ont pas encore augmenté les prix des denrées alimentaires, notamment  la pomme de terre, l’oignon, les céréales, les produits maraîchers et toute autre marchandise dont on a besoin pour passer une bonne fête de Korité. Actuellement, le  marché est bien approvisionné en  poulets,  mil,  pain de singe, en pâte d’arachide, légumes et autres produits de première nécessité, fort prisés par nos ménagères. Le kilogramme d’oignon est vendu à 250 F ou 275 FCfa, au moment où le kilogramme de pomme de terre, est cédé à 350 FCfa.

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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