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Saint louis:Plus de 10 milliards Cfa pour recaser 6800 victimes de l’érosion côtière

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Au cours de ce Crd spécial, les représentants de l’Adm, agence d’exécution de l’Etat, ont rappelé que le Gouvernement, dans le cadre du Projet de protection côtière de Saint-Louis (PPCS), a retenu de mettre en place « un habitat très dense » pour les victimes de l’érosion côtière à Ndar-Toute et à Guet-Ndar.

Dans un document remis à la presse, ils ont précisé que « près de 669 ménages figurent parmi le nombre de personnes directement menacées, face au recul continu du littoral et les submersions de plus en plus fréquentes ».

En effet, le Projet de protection côtière de Saint-Louis vise à protéger les populations et les biens des quartiers situés sur la Langue de Barbarie du risque d’érosion côtière et contribuer à l’amélioration des connaissances scientifiques sur les enjeux côtiers et à leur diffusion. Son financement total, selon ces experts de l’Adm, est estimé à 10, 663 milliards de francs CFA et devrait notamment se matérialiser par la construction d’un ouvrage de protection côtière pour stopper le recul de la ligne de rivage.D’autres points relatifs à la sensibilisation et au suivi scientifique, à la gestion, la coordination et au suivi sont également pris en compte dans la stratégie de réalisation de l’ouvrage en plusieurs chantiers simultanés, qui seront assurés par le groupement Eiffage/CSE, pour une durée des travaux estimée à 18 mois. Ce document note que la ville de Saint-Louis est « l’une des villes sénégalaises les plus exposées aux aléas climatiques, avec l’avancée de la mer qui ne cesse de réduire drastiquement la Langue de Barbarie », l’érosion côtière s’étant accélérée au cours des dernières années à Saint-Louis, en particulier dans cette partie de la ville située entre l’Océan atlantique et le fleuve Sénégal. Ainsi, en août 2017 et février 2018, « d’importantes ondes de tempête ont causé des dommages considérables, avec 259 familles (environ 2600 personnes) réinstallées dans des conditions très précaires, au niveau de divers sites de recasement, dont celui de Khar Yalla et le site du Camp Gazeille ». 

Le rapport de l’Adm précise que de ces intempéries, « il a été dénombré un total de 927 ménages, y compris ceux ayant déjà perdu leurs maisons, tous identifiés dans une zone à haut risque située le long de la côte, sur une bande d’environ 20 mètres de large ».Pour lutter contre ces phénomènes « intempestifs et récurrents », le gouvernement du Sénégal, avec le concours technique et financier de la Banque mondiale, a retenu de mettre en œuvre le Projet de relèvement d’urgence et de résilience à Saint-Louis (SERRP), parmi d’autres initiatives similaires. Avec ce projet, il s’agira de réduire la vulnérabilité aux risques côtiers des populations de la Langue de Barbarie et renforcer la planification de la résilience côtière à Saint-Louis, pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées par la catastrophe, ajoute le rapport. Il devrait permettre de fournir un logement temporaire et des services connexes aux familles actuellement déplacées du fait de la catastrophe et d’améliorer de toute urgence leurs conditions de vie.

 Le relogement planifié des populations vivant dans la zone jugée à haut risque sur la Langue de Barbarie, répond au besoin, à moyen terme, de réinstaller les familles touchées dans des logements permanents à Djougop, selon les responsables du projet. Ils évoquent par ailleurs la nécessité de renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière, afin de « répondre aux besoins, à long terme » de Saint-Louis, avec l’ambition de devenir « une ville côtière plus résiliente ».

                                                                                                                                                       Mb.K.Diagne

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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