Les autorités sanitaires de la région en compagnie du gouverneur de région et des partenaires ont tenu hier, un comité régional de développement(Crd). Celui-ci a pour objet, de revoir les résultats fournis dans le secteur de la santé à travers la région. Selon les acteurs sanitaires, des efforts ont été consentis dans le domaine de la santé maternelle, et celui de la mortalité maternelle et infantile. Mais, des mauvais points ont été enregistrés dans la lutte contre le paludisme et le VIH sida.
Il a été beaucoup plus question au cours de cette rencontre d’examiner les progrès notés dans le domaine de la santé dans la région de Kolda. Aussi, identifier les problèmes qu’il convient de régler afin d’améliorer les performances sanitaires à Kolda.
A l’issue de ce Comité régional de développement(Crd), il a été noté que la région de Kolda a enregistré des résultats satisfaisants dans le domaine de la santé mère et enfant.
« Il y a des points forts notés dans plusieurs secteurs de la santé à Kolda », se réjouit d’emblée le médecin chef régional.
« Il y a une forte diminution des accouchements à domicile. Cela est possible grâce à la campagne de sensibilisation menée par nos éléments à travers les villages de Fouladou. Mais, également, une baisse de la mortalité maternelle par rapport en 2017. Celle-ci est liée à la densification de la carte sanitaire l’érection d’anciens cases et postes de santé grâce à l’action menée par le gouvernement du Sénégal, et les partenaires. Non sans oublier l’implication des collectivités territoriales », ajoute Yaya Baldé.
Nonobstant des avancées significatives notées dans le domaine de la santé maternelle, il faut noter que la région de Kolda doit encore fournir des efforts. Car, à en croire M. Baldé, le taux des audits décès maternels demeurent encore élevé.
« On est à 60% de réalisation des audits de décès. Un taux qui n’est pas des meilleurs. Le défi aujourd’hui, c’est surtout la poursuite des activités d’audits. On voudrait 100% d’audits puisque la tendance est en train de s’inverser », signale le médecin chef de la région médicale.
Cette revue annuelle conjointe, a révélé que s’agissant la lutte contre le paludisme et le vih sida, Kolda est une mauvaise élève.
« Le palu fait partie des difficultés que nous avons connues en 2018. Il y a une recrudescence de palu et les chiffres ont doublé. Celle-ci est due à la non tenue de la campagne de chimio prévention du paludisme », rappelle le docteur Yaya Baldé. Qui poursuit que, l’année dernière, le secteur était marqué par des troubles sociaux.
« Cela a beaucoup impacté non seulement sur la lutte, mais aussi sur la mortalité. On a eu beaucoup de décès. Nous sommes la région qui a la plus forte prévalence de VIH, qui tourne autour de 2%. Ce taux est lié à beaucoup de facteurs. Il s’agit entre autres : la présence du marché de Diaobé, et la porosité des frontières avec les deux Guinées et la Gambie », a indiqué Yaya Baldé, médecin chef de la région médicale de Kolda, à la suite du crd tenu hier, portant sur la revue annuelle conjointe sur les activités sanitaires de la région.
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