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RATIONALISATION ET TRANSFORMATION DES PRODUITS MADE IN CASAMANCE Les acteurs de la filière se penchent sur la question

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Ziguinchor, pour ne pas dire la Casamance de façon générale,  regorge d’énormes potentialités fruitières, de ressources naturelles qui ne sont pas bien exploitées. Vu ce constat, un atelier de trois jours réunit présentement acteurs et techniciens pour échanger afin de trouver des réponses à ce manquement.

   « L’étape de Ziguinchor est très importante, parce que c’est l’une des régions les plus importantes au Sénégal. Il y a un certain nombre de ressources qui y existent et qu’il faut préserver », déclare le docteur Cheikh Oumar Ba à l’occasion d’une rencontre tenue hier, dans le cadre de la rationalisation, transformation et vulgarisation des produits made in Casamance.

  Le directeur exécutif de Initiative Prospective rurale(Ipar) d’ajouter, « ce qui nous est arrivé dans les autres régions, ne doit pas continuer, que ce soit au niveau forestier, et foncier. C’est pourquoi, nous avons tenu en partenariat avec des partenaires, de rencontrer toutes les catégories d’acteurs dans le cadre du pole terroir Casamance », a-t-il ajouté.

  Selon M. Ba, le Pole terroir Casamance est l’une des rares chances pour la Casamance. Parce que, se justifie t il, « il est tourné vers la sous région grâce sa proximité avec la Gambie, la Guinée Bissau  et la Guinée ».

  Revenant sur la richesse des produits locaux de la Casamance, le docteur Cheikh Oumar Ba de laisser entendre qu’aujourd’hui, la Casamance a des filières porteuses, qui sont entre autres : l’anacarde et la mangue. Elles font, selon M. Ba,  la fierté de la région au niveau international.

 Certes, constate M. Ba, il y a une nette amélioration, mais poursuit t il, le problème, c’est comment rationnaliser la production, la vulgariser  et assurer une bonne transformation pour les femmes pour être des championnes. Aussi, comment aider les jeunes à avoir un espace pour créer des emplois. Voila autant de questions auxquelles acteurs et techniciens du secteur économique mènent des réflexions à Ziguinchor.

  269.000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi au Sénégal

 « L’Afrique subsaharienne est la seule dans le monde encore en transition démographique. Nous sommes dans l’ordre de 269.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi au Sénégal. Or, on ne peut que résoudre à peine  10% de la demande », fait savoir M. Ba

 Pour résoudre ce problème de sous emploi, il pense que l’agriculture, est le meilleur levier, pour ne pas dire de voie de sortie pour dit t il, « de réduire de manière sensible le manque d’emploi dans notre pays, et sur le continent de façon générale ».

  Pour ce faire, et éviter des confusions dans les rôles et les responsabilités, les participants ont jugé nécessaire de mener des discussions entre acteurs afin de mettre en place une plateforme  de dialogue multi acteurs. Qui va permettre, selon ces derniers, « de regarder les outils performants, pour que la région de Ziguinchor puisse disposer de ces moyens. Afin, disent il de gérer durablement les ressources naturelles ».

 Avant de terminer, les acteurs et techniciens ont soulevé un certain nombre de défis,  non moins importants, liés à la problématique  foncière et de la salinisation des terres.

  « Les défis de salinisation et l’ensablement des rizières font qu’aujourd’hui, il y a un problème à améliorer. La recherche seule ne suffit pas, d’ou la nécessité d’être dans des cadres de dialogue multi acteurs et aider le gouvernement qui ne peut pas être seul à prendre des décisions stratégiques. Les collectivités territoriales doivent être associées, car elles  ont un rôle à jouer. Et, elles sont incontournables dans la recherche des stratégies », déclare hier, à Ziguinchor, docteur Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de Initiave Prospective rurale (Ipar).

 MLS(ziguinchor)

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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