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Projet d’Appui à l’insertion des jeunes ruraux Agri-preneurs (TEKKI-NDAWÑI) : Un programme de 54 milliards Cfa qui veut relever le défi de l’emploi en milieu rural

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Le jeudi 18 juin 2020, dans la salle de réunion du 8ème étage du bâtiment A de la Sphère Ministérielle Ousmane Tanor Dieng de Diamniadio, a été lancé le Projet d’Appui à l’Insertion des Jeunes Ruraux Agri-Preneurs (Agri-Jeunes – Tekki Ndawñi) sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural, le Professeur Moussa Baldé. Vu le contexte du COVID-19, l’atelier s’était déroulé en mode présentiel et en mode visioconférence avec les partenaires de la FIDA. 

Juste deux mois après ce lancement officiel, le Coordonnateur national de ce programme, Massamba Diop, et son staff, ont séjourné dans la capitale du Ndiambour, en vue de présenter et d’expliquer aux jeunes ruraux du Djolof et du Ndiambour, les enjeux et les perspectives de ce projet, qui va coûter globalement 54 milliards Cfa. Cette séance de travail s’est déroulée sous forme d’un atelier présidé par le Gouverneur de la région de Louga, El Hadj Bouya Amar, en présence des chefs de services régionaux et départementaux de l’administration déconcentrée et des représentants des collectivités territoriales de cette partie de l’Axe-Nord de notre pays.

Le Coordonnateur de ce programme, Massamba Diop, a saisi cette occasion pour rappeler que ce projet a pour objectif d’impulser la création d’emplois dans les domaines de la production végétale, animale et piscicole à travers le développement de l’entrepreneuriat des jeunes ruraux L’initiative permettra notamment aux bénéficiaires de renforcer leur capacité de gestion de la production, de la transformation et de la commercialisation et d’améliorer leur accès à l’information et aux marchés. Ce projet intervient dans 4 zones agro écologiques du Sénégal, comprenant les Niayes, le bassin arachidier, la zone sylvo-pastorale et la Moyenne Casamance. Environ 150.000 jeunes ruraux âgés de 15 à 35 ans, dont 50 % de femmes, devraient être impactés. Le Projet est cofinancé à hauteur de 51,9 millions $ par le FIDA, 10,7 millions $ par la BAD, 7,2 millions $ par le gouvernement sénégalais et 5,9 millions $ par les bénéficiaires. Cela fait au total 54
milliards Cfa. 

Selon M.Diop, ce projet, qui devra être bouclé en septembre 2025,  permettra aux jeunes ruraux de relever les défis relatifs à l’accès aux marchés, aux financements et à la formation, à la mise en œuvre de projets porteurs et bancables, dans les chaines de valeurs sylvo- agropastorales et halieutiques. 

Il a précisé que les 92% du budget vont aller dans l’investissement pour le développement d’activités rentables et dans l’accompagnement à la formation et à l’insertion.

Massamba Diop a laissé entendre que les jeunes ruraux de Louga devront avoir une idée de projet, qui sera affinée, peaufinée et transformée en projet par les services décentralisés de L’Etat, puis soumis au Comité régional d’approbation dirigé par le Gouverneur El Hadj Bouya Amar.

De l’avis de M. Diop, l’insertion durable des jeunes ruraux dans l’agriculture dépend du niveau de revenu que leur offre le secteur agricole comme l’illustre cette citation souvent entendue: « si je gagnais suffisamment, je ne quitterais pas ma famille et mon village ». Ces jeunes dans leurs initiatives économiques locales souhaitent ainsi devenir des agri preneurs, c’est-à-dire, promoteurs d’activités économiques le long des chaines de valeur agricoles avec pour objectif de gagner un revenu décent dans la durée et évoluant avec leur statut familial. Le projet AGRI-JEUNES TEKKI NDAWÑI se propose ainsi de les accompagner à réaliser cet objectif en opérant un changement de paradigme : créer localement les conditions dynamiques qui leur permettent de s’informer et, de se former, de s’installer et de développer leur projet économique en interaction avec les autres acteurs du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique : exploitations familiales, organisations professionnelles, plateformes de facilitation diverses, opérateurs de marché, etc.  En s’appuyant sur les leçons apprises, AGRI-JEUNES TEKKI NDAWÑI fera la différence par son approche stratégique basée sur l’accompagnement de la trajectoire du jeune et son ancrage dans les partenariats d’affaires garantissant la viabilité de son activité. 

 Mbagnick Kharachi Diagne

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Agriculture: Macky Sall demande à Moussa Baldé à préparer dès maintenant la commercialisation agricole

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Le chef de l’Etat Macky Sall a recommandé mercredi au ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural de s’atteler aux préparatifs de la prochaine campagne de commercialisation agricole, informe l’Aps. 

« Le président de la République demande au ministre Moussa Baldé d’anticiper, en relation avec les acteurs, sur toutes les mesures à prendre afin d’assurer un bon déroulement de la prochaine campagne de commercialisation des produits agricoles ».

Le Président Sall a également dit au même ministre de « veiller à la régularisation de la campagne de commercialisation arachidière, à la satisfaction des producteurs et des industriels de la filière ».

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Kolda: Des producteurs de la vallée de l’Anambé réclament du matériel pour la récolte

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Des producteurs de la vallée de l’Anambé, dans la région de Kolda (sud), réclament plus de matériel pour pouvoir récolter leur production à temps et en préserver la qualité.

Les producteurs de la zone espèrent ainsi rester compétitifs auprès des consommateurs, selon Yéro Baldé, trésorier d’un regroupement de plus de 300 producteurs de la vallée de l’Anambé. « Si les producteurs récoltaient à temps, ils allaient avoir de bons rendements et pouvoir vendre un riz paddy de qualité.

Cependant, faute de matériel de récolte, combiné à la forte demande en période de récolte, nous récoltons avec beaucoup de retard et le riz perd son poids réel, sa qualité et sa valeur sur le marché », a expliqué Yéro Baldé. 

Il s’entretenait avec nos confrères de l’APS en marge d’une visite guidée des périmètres rizicoles de cette zone de culture à grande échelle du riz située entre les départements de Kolda et Vélingara. « Nous avons des partenaires qui nous achetaient le riz paddy, mais avec cette situation de récolte tardive, notre riz perd du poids et de la qualité. Ces partenaires ne sont plus chauds pour nous acheter notre production », a-t-il déploré. 

Il signale que le regroupement de producteurs dont il est membre a emblavé cet hivernage 900 hectares contre 500 hectares lors de la contre-saison passée. Les producteurs concernés tablent sur des rendements de l’ordre de quatre tonnes à l’hectare cette année si l’hivernage arrive à terme. 

En plus du manque de matériel de récolte, les producteurs de cette vallée déplorent l’absence de marché pour écouler leurs productions, sans compter les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour l’accès au crédit agricole. « Nous sollicitons aussi de l’herbicide efficace car nos herbes résistent aux produits que nos injectons dans nos champs. Il faut aussi revoir le réseau d’irrigation et de drainage des eaux.

La station de pompage est très éloignée des parcelles. L’écoulement de l’eau prend du temps et c’est coûteux », a ajouté Yéro Baldé, avant de souligner la nécessité de réhabiliter cette partie de la vallée. Abdoulaye Baldé, un producteur membre d’un regroupement comptant près de 300 riziculteurs, déplore lui aussi les retards de production et l’absence d’un marché viable. 

Il exploite deux hectares et s’attend tout de même à des rendements appréciables si tout se poursuit correctement.  « Si l’hivernage arrive à terme, et s’il y a moins d’oiseaux, je peux récolter environ 16 tonnes à raison de huit tonnes à l’hectare. Nous vendons ici le kilogramme de riz à 300 francs CFA.

En principe, je me retrouverai avec au moins cinq millions de francs CFA après la vente », dit ce producteur qui exploite la même superficie pour la contre-saison. « Pour labourer mes parcelles, j’ai dépensé 47.000 francs FCFA et 40.000 francs CFA pour l’engrais. On m’a offert les semences. Globalement j’ai dépensé environ 600. 000 francs CFA pour exploiter mes deux hectares », explique-t-il.

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Agriculture: Thiès attend une production de plus de 600.000 tonnes de manioc

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La région de Thiès (ouest) attend cette année une production de plus de 600.000 tonnes de manioc, a indiqué jeudi le président de cette filière, Assane Ndiaye. ’’L’année dernière, nous avions plus de 1.300.000 tonnes ; cette année, on attend autant, sinon plus’’, a-t-il dit à nos confrères de l’APS.

Selon lui, la région devrait réaliser une production de ’’plus de 600.000 tonnes’’, cette année. Il a indiqué en marge d’une remise de tracteurs à des producteurs de la région par le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, que le manioc ’’se porte très bien’’ dans la région de Thiès, qui représente 70% de la production nationale.

D’après lui, un recensement des producteurs de manioc sur l’étendue du territoire national est en cours, avec l’appui du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndaps).

Les transformateurs sont aussi concernés par cette opération visant une meilleure lisibilité dans la filière. Le manioc fait face à des défis de mécanisation, de transformation, de recherche, a-t-il dit.

Pour lui, il faut tendre vers une amélioration des variétés locales de manioc, en les croisant avec d’autres provenant notamment du Ghana et du Nigeria où beaucoup de recherche se font dans ce sens. La filière travaille déjà avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA) sur l’identification des variétés produisant la plus grande quantité de farine, ou celles aptes à produire de l’amidon. 

L’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) et l’Isra, l’Institut sénégalais de recherches agricoles, aident aussi à la dissémination de ces travaux. Thiès concentre environ 60.000 hectares sur les quelque 86.000 hectares emblavés sur l’étendue du territoire national, a noté Assane Ndiaye. Selon lui, l’un des avantages du manioc est que son rendement à l’hectare vaut deux à trois fois celui de l’arachide. S’y ajoute que la récolte peut être retardée d’un an pour attendre que le marché soit plus favorable.

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