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Pont de la Geôle du Nord de l’île de Saint-Louis :Des retombées économiques et sociales saluées par les usagers

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Trois ans après sa mise en service, le nouveau pont de la Geôle, rebaptisé pont Masseck Ndiaye, nom de l’ancien maire de la ville de St Louis, fait aujourd’hui la fierté des populations de la ville tricentenaire. Entièrement réhabilité et inauguré le 27 mars 2015 par le président Macky Sall, il permet de relier le quartier Nord de l’île de Ndar à la Langue de Barbarie au niveau du quartier de Ndar-Toute. Grâce à cet ouvrage flambant neuf, les vendeuses de poisson, les pêcheurs et autres opérateurs économiques domiciliés à Gokhou-Mbathie et à Santhiaba, ne sont plus confrontés à d’énormes difficultés pour se rendre dans les quartiers de l’île…….

 Long de 137 m, la charpente métallique du tablier est une structure en treillis de 6,3 m de haut et intègre de part et d’autre des voies piétonnes isolées de la voie à circulation automobile. L’ancien pont de la Geôle, créé en 1865, avait été fermé en 2006 pour des raisons de sécurité́. La traversée entre la langue de Barbarie et la pointe Nord se faisait depuis en pirogue. La situation particulière de la ville de Saint-Louis qui est une ile au milieu d’un archipel, logée dans le delta du fleuve Sénégal, rend évidente la nécessité des ponts et digues entre les iles pour faciliter la communication et permettre les échanges. L’ancien pont de la Geôle, réservé au transport des piétons et des véhicules hippomobiles, n’était plus fonctionnel depuis de nombreuses décennies. Une partie de l’ouvrage s’est même écroulée en 2007.

L’Etat du Sénégal, par l’entremise du ministère des infrastructures, des transports terrestres, du désenclavement, et de l’Ag Routes, a entrepris la reconstruction de ce pont et a confié, à la suite d’appels à concurrence, les travaux à l’entreprise Henan Chine Sénégal et la supervision au Bureau Cira Mali.

Selon les documents élaborés par les services de l’Age Routes de Saint-Louis, le coût global du projet est de 3 milliards 372 millions CFA, entièrement financé par l’Etat du Sénégal. Le tablier métallique du pont est fourni par l’entreprise autrichienne Waagner biro, dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et l’Autriche pour un montant de 1 milliard 617 millions Cfa. Ce qui revient à un financement global de plus de 5 milliards Cfa.

En cette belle matinée de mai 2019, la jeune M. F. Sène, transformatrice de produits halieutiques, domiciliée à Gokhou-Mbathie Premier Bayal, gravit, avec une rapidité déconcertante, l’escalier abrupt de sa maison, pour nous retrouver sur la terrasse du premier étage. Très disponible, flasque, flemmarde et flageolante, elle se laisse choir sur une chaise en plastique pour se mettre en face de nous.

En soupirant et en se souvenant, elle nous rappelle avec amertume la belle époque où elle traversait le petit bras du fleuve à bord d’une pirogue frêle et vétuste pour rallier la pointe Nord de l’île, en vue de se rendre au commissariat de police, à la préfecture, au service régional des Domaines, etc. C’était la croix et la bannière.

Aujourd’hui, elle ne cesse de rendre grâces à Dieu, pour la bonne et simple raison, qu’elle a constaté que ce nouveau pont de la Geôle a permis d’améliorer de manière significative la mobilité urbaine.

En claquant ses mains l’une contre l’autre, notre interlocutrice remercie vivement l’Etat, qui leur a facilité la tâche en réhabilitant ce pont, « toutes les femmes vendeuses de poisson font facilement la navette entre la Langue de Barbarie et l’île de Saint-Louis pour traiter leurs affaires ».

En effet, aujourd’hui, il suffit tout juste de traverser le pont flambant neuf de la Geôle, pour s’épanouir comme une plante plongée dans l’eau. Le temps de se composer un sourire, on se retrouve en quelques minutes au Nord de l’île où sont aménagés de nombreux services de l’administration déconcentrée, les magasins de commerce, les réceptifs, les restaurants, gargotes et autres cantines et échoppes achalandées de marchandises diverses. On a même tendance à oublier l’époque où on avait l’impression que l’éparse malédiction était tombée sur ces paisibles et braves habitants de la Langue de Barbarie, au moment où ils devaient impérativement faire un grand détour pour aller emprunter le pont « Moustaphe Malick Gaye » de Guet-Ndar pour se rendre à la Gouvernance, à la Grande Poste, à la Place Faidherbe, au siège de l’Agence Régionale de la Sonatel, à l’hôpital régional, au centre de recherches et de documentation du Sénégal (Crds), etc.

Avec la mise en service de ce pont, les braves femmes de la Langue de Barbarie, les enseignants et autres fonctionnaires de l’Etat, les opérateurs économiques et autres usagers, n’arrêtent pas de pousser un « Ouf » de soulagement à chaque fois qu’ils traversent ce pont pour se rendre dans l’île ou à Sor. Rien n’est plus riant sous notre ciel que les sourires gentils de certains chauffeurs de taxi urbain, qui jurent, la main sur le cœur, qu’ils parviennent actuellement à gagner du temps pour se rendre à Gokhou-Mbathie, à économiser du carburant, à faire en un temps record la navette entre les quartiers de Sindoné (Sud de l’île), Lodo (Nord de l’île) et ceux de la Langue de Barbarie.

Ses grosses mains, moites, cramponnées au volant de son véhicule, Pape Gaye, 43 ans, domicilié à Diama Yélaar, jette dans tous les sens, un regard à la dérobée, lorsqu’il répond à nos questions. Sans ambages, il précise que la Baraka, va, à coup sûr, accompagner le deuxième mandat du président Macky Sall, « un chef d’Etat sensible aux préoccupations des populations, qui a mobilisé toutes les énergies pour accélérer les travaux de réhabilitation de ce pont ».

Il fait 18 heures 30. L’ombre vespérale commence à se répandre sur l’île de Saint-Louis. Nous entendons s’abattre à plusieurs reprises les ailes grisâtres de ces oiseaux migrateurs du parc de Djoudj, qui explorent, d’un vol ample et majestueux, le petit bras du fleuve, à la recherche effrénée de petites carpes à mettre sous le bec. D’un geste emphatique, Pape Gaye actionne sa boîte à vitesse pour démarrer son véhicule. Dans un silence assourdissant, pareil au tumulte, il nous fait comprendre d’un ton revêche, qu’il est pressé de traverser ce pont pour aller déposer sa cliente quelque part au Nord de l’île, à quelques encablures de la maison d’arrêt et de correction.

                                                                        Mbagnick Kharachi Diagne

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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