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Politique

Parrainage: Le démarrage tarde faute de fiches de collecte

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Depuis la réunion houleuse tenue le 27 août à la Direction générale des élections entre le Ministère en charge des élections et les acteurs politiques, l’opinion et même les observateurs avaient retenu que les opérations de collecte de signatures dans le cadre du parrainage avaient démarré.

Que nenni. Nous apprenons hier, par l’Agence de presse sénégalaise (Aps), que le Directeur de la formation et de la communication à la Direction générale des élections (DGE), Bernard Casimir Demba Cissé, a annoncé, lors d‘un atelier, que les ‘’fiches de collecte’’ des signatures ne sont pas encore disponibles.

En clair, il est matériellement impossible pour les principaux candidats à la candidature, de recueillir les signatures dont ils ont besoin, au moins 2000 par région, pour pouvoir participer à la prochaine élection présidentielle.

Le Directeur informe que les fiches seront disponibles en format papier et électronique, sans préciser la date. Il semble par ailleurs lier la confection de la fiche à la fixation de la caution tout en prenant la précaution de dire que ‘’le Ministre est dans les délais’’.

On peut ainsi dire que le parrainage n’a pas encore démarré malgré les déclarations d’intentions de potentiels candidats et leurs états-majors qui fixent souvent la barre très haut.

Ce qui d’ailleurs peut susciter un certain nombre d’interrogations.

Il est étonnant que la fiche de collecte ne soit pas ainsi disponible à l’heure actuelle, alors qu’officiellement, les opérations de démarrage devaient démarrer depuis le 27 août.

Ces prétendants au fauteuil présidentiel, après avoir subi une loi sur le parrainage très controversée par ailleurs, ne peuvent pas attendre indéfiniment des fiches que l’administration a la charge de rendre disponible. Il est important que celle-ci s’explique sur ce qui a les allures d’un retard, pour ne pas dire d’une incohérence.

Mieux, nous ne voyons pas pourquoi parrainage et caution doivent être liés. Il n’est pas impossible de s’occuper de toutes les questions liées au parrainage, notamment d’ordre technique qui incombe à l’administration et fixer ultérieurement le montant de la caution.

Si c’est le Ministre de l’intérieur qui doit prendre un arrêté, pourquoi tarde-t-il à le faire ?

Des questions qui cachent mal le ‘’mystère’’ qui entoure à bien des égards le processus électoral sur lequel il n’y a aucun consensus.

Et cette situation découle souvent de situations du genre que celle qui entoure un parrainage dont la campagne est lancée sans doter les potentiels candidats de fiches nécessaires à la collecte de signatures.

Or, ils savent que s’ils collectent des signatures dans des fiches inappropriées, ces signatures seront invalidées.

Du coup, il faudra attendre l’arrêté d’un Ministre qui tarde pour des raisons inconnues.

Si les choses continuent ainsi à se dérouler, cela ne fera que creuser davantage le fossé entre le régime et son opposition.

Le climat de tension envenimé par le refus des autorités de voir des manifestations se tenir en centre-ville et l’arrestation de leaders politiques est symptomatique d’un malaise qui se généralise à quelques mois des élections.

Le désaccord sur les règles du jeu, la polémique sur le départ d’Aly Ngouille Ndiaye souhaité par l’opposition, sont autant de raisons et bien d’autres qui doivent pousser les médiateurs sociaux internes et les partenaires du Sénégal à travailler à rapprocher les acteurs pour éviter des lendemains électoraux incertains.

dakarmatin

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Exclusion d’un député par son parti ou sa coalition : la Lsdh attend une décision de la Cour de justice de la Cedeao

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La Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) avait introduit une requête relative au mandat impératif au niveau de la Cour de justice de la Cedeao. Selon ‘’SourceA’’ qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce mercredi, Me Assane Dioma Ndiaye, qui était à l’époque à la tête de cette Organisation de promotion et de défense des droits de l’Homme, et ses camarades veulent interdire l’exclusion de tout député qui choisira de rompre les liens avec son parti ou sa coalition.

Seulement, ajoute le journal, la Lsdh est toujours en attente d’un feed-back de cette Haute Cour de justice sous régionale. Comme arguments, l’Osc dirigée maintenant par Alassane Seck servira que tout député est élu par le peuple et pour le peuple. Pour cela, il ne peut être déchu que par celui-ci.

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Assemblée nationale : «Bby ne peut passer par aucune procédure pour déchoir Mimi Touré de son mandat» (Dr Mbaye Cissé, juriste)

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Après la conférence de presse du Groupe parlementaire qui a pour but de jouer avec la fibre sentimentale d’Aminata Touré pour l’amener à flancher et à jeter le tablier, le combat pour la déchéance de son mandat est enclenché.

Mais, précise ‘’SourceA’’ dans sa parution de ce mercredi, Oumar Youm et Cie vont pédaler dans le néant. Car, d’après Dr Mbaye Cissé, juriste et chercheur, interrogé par le journal, Mili Touré a bel et bien le droit de s’arroger son mandat, selon son gré, pour toute sa durée de la 14ème Législature.

«Aminata Touré n’a pas été élue par la Coalition mais par le peuple sénégalais, certes sur la base d’une liste. Et à l’Assemblée nationale, la personne de Aminata Touré compte moins que la fonction de député. La Coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) ne peut passer par aucune procédure pour la déchoir de son mandat», explique-t-il dans les colonnes du journal.

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Khalifa Sall : « Macky Sall n’a qu’une issue : c’est partir. Lui-même ne croit pas au troisième mandat. »

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En 2012, quand  Macky Sall accédait au pouvoir,  l’espoir d’un Sénégal meilleur avait été nourri par tout un peuple. Aujourd’hui, il doit repenser le trajet parcouru, selon l’ancien maire de Dakar. 
Pour Khalifa Sall,  Macky Sall n’a qu’une issue : c’est partir. Lui-même ne croit pas au troisième mandat.  Dans la même dynamique, il signale que l’actuel chef de l’Etat n’a qu’une préoccupation : consolider son pouvoir en liquidant ses adversaires politiques. 
« Si on devait, par exemple, tirer un bilan de ses mandats, on se résumerait à combien d’opposants sont allés en prisons ? Macky Sall se prend pour un demi-dieu et ne sait pas que le vrai Dieu l’attend », fait savoir Khalifa Sall.

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