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ON S’ACHARNE SUR ALIOU SALL selon Pape Mael Thiam.

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cette enquête de  nos confrères ainsi que les réactions ?

C’est vrai qu’aujourd’hui au Sénégal on parle de l’affaire BBC-Aliou Sall qui défraie la chronique. Personnellement, j’ai une position qui m’est tout à fait particulière qui est la suivante. C’est quand on analyse cette affaire, les seules choses dont on est sûr, c’est qu’il s’est agi d’un acharnement sur la personne de Aliou Sall qui est un camarade de parti, qui est membre du secrétariat exécutif du parti dont j’ai l’honneur d’être l’administrateur. Donc, je ne saurais accepter que de pareils acharnements soient déployés sur sa personne. Je parle d’acharnement parce que quand on regarde comment les choses se sont déroulées, on est en droit de penser qu’il s’agissait d’une enquête commandée. Moi j’ai vu un document dans lequel j’ai vu des personnages dont Madame la journaliste, d’autres personnages également, mais plus particulièrement des personnages de l’opposition du Sénégal.

A qui faites-vous allusion ?

A plusieurs personnes, notamment Abdoul Mbaye. Moi quand je pense à lui et à ses réactions, je me demande réellement si c’est un Sénégalais qui aime son pays. Parce que lui-même était contresignataire des documents mis en cause. Est-ce qu’au moment où il signait ces documents, il se sentait Sénégalais, il se sentait Anglais ou il se sentait Burkinabé ? Et que juste c’est maintenant qu’il se réveille et qu’il s’aperçoit qu’il est Sénégalais et il se met à faire du bruit autour de cette affaire dont je dis que s’il s’agissait vraiment d’un scandale, il ne serait pas exclu que lui-même soit interpellé. Donc, on est dans un pays où chacun se permet de dire ce qu’il veut. Quand on est dans un camp on dit ce que l’on veut. Et quand on est de l’autre, on essaye d’amuser la galerie. Cependant, les Sénégalais ne sont pas amnésiques. Par ailleurs, je parle d’acharnement parce qu’aujourd’hui, il n’est pas permis de douter de l’aspect prémonitoire de cette enquête-là. Aliou Sall est une personnalité, frère du Président Sall, donc voulant atteindre le Président Macky Sall on passe par lui. Je ne rentre pas dans le fond parce qu’aujourd’hui, ce ne sont que des allégations. Mais ce que je peux dire, c’est que tout le monde est d’accord qu’il y a des faiblesses criardes dans cette enquête de la BBC.

Pourtant la journaliste de BBC, selon ses propos, a tenté de joindre Frank Timis et Aliou Sall.

Même si c’était le cas, la journaliste n’était pas obligée d’intégrer des acteurs de l’opposition dans son enquête. Parce que je ne pense pas qu’ils soient des personnes qui en connaissent plus que les autres. Les politiciens qui ont accès au média se donnent des grades qu’ils n’ont pas pour la plupart, et qu’il y a des Sénégalais qui sont restés tranquilles chez eux et qui en savent beaucoup mieux que les politiciens. Donc, ce n’était pas une raison suffisamment pertinente de les impliquer à cette enquête. Mais, l’élan de l’envie de nuire a caché la raison qui aurait édicté qu’à défaut d’avoir l’autre partie, de s’en remettre tout simplement aux faits qu’elle aurait constatés ou alors aux documents auxquels elle avait accès. Mais d’entrer de jeu, de mettre des éléments de l’opposition au-devant, et de quels éléments de l’opposition ? Des éléments de l’opposition dont l’assise psychologique fait douter plus d’un. Des éléments qui n’ont de légitimité que d’avoir accès aux médias, qui n’arrivent même pas à avoir un député à l’Assemblée nationale, qui n’ont même pas une dimension municipale et qui se revendiquent d’être les porte-voix des Sénégalais et qui sont au-devant d’une enquête dont on veut qu’elle soit d’une crédibilité indubitable. Je pense qu’il y a problème. Dans un premier temps, c’est le premier constat. Je connais Aliou Sall et je le connais suffisamment sérieux. Donc, je serais très étonné qu’il soit auteur de ce dont on l’accuse. Maintenant, puisqu’on en est là, je pense que nous sommes un pays régi par des lois. L’affaire devant être transmise devant la justice, nous en saurons davantage.

La sortie du Gouvernement et du président Macky Sall a été décriée. Certains pensent que le Président s’est mis dans une dynamique de protéger son frère. Ne faillait-il pas qu’il se taire sur cette question et qu’il laisse la justice faire son travail ?

Vous pensez qu’être Président de la République suppose des contraintes au point de n’aider aucun membre de sa famille ? C’est vous qui pensez qu’il a pris la défense de son frère. Entre ce que les gens pensent et lui-même ce qu’il a dit et ce qu’il a pensé vouloir dire, il peut y avoir un bail. Moi, ce que j’ai compris, c’est qu’en tant que premier magistrat de ce pays, qui est, entre autre, sali par une personne étrangère dont on ne connait pas les motivations. Parce que quoi qu’on dise, il faut qu’on fasse très attention. On ne peut pas savoir ce qu’il y a dans ce dossier-là. On ne peut pas savoir la motivation de ceux qui l’ont commandité et jusqu’où ils peuvent aller. Et nous sommes dans un pays qui a été menacé pendant longtemps par de petites guéguerres dans le sud et que le Président Macky Sall est en train de transcender avec la volonté de Dieu. Je crois que nous avons intérêt à rester sereins, de quel que bord qu’on soit. La malédiction du pétrole peut venir de là et il faudrait qu’on fasse attention. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Le Sénégal est un pays dans lequel à partir du moment où une chose a été lue dans un organe de presse déterminé, on lui accorde une crédibilité parfois que cette-là n’atteint pas. Moi qui vous parle, on m’a accusé d’avoir détourné des vivres qui seraient donnés par le parti alors qu’il s’agissait de mes propres fonds pour aider des victimes des inondations. Cela a fait le tour du monde au point que des amis m’appelaient de partout. On avait ici des dossiers qui ont fait l’objet d’enquête mais, en réalité, qui étaient vides. Il faut faire attention et chaque Sénégalais a l’obligation de respect et de considération à l’égard de son concitoyen. Aliou Sall est un citoyen sénégalais, fut-il le frère du Président de la République. Il a droit à la présomption d’innocence. Mais aujourd’hui, tout le monde parle comme s’il a été mis en examen, jugé, condamné, jeté en prison, mais il ne s’agit pas de ça. Il s’agit de quelqu’un qui a été commandité par des personnes qui ont aussi leur intérêt et qui ferait peut-être pire que ces allégations. Il faut qu’on se méfie du paradigme du billard. C’est dangereux dans un pays comme le notre qui tend vers l’émergence. Nous nous devons de rester sereins. Toutefois, nous restons attachés à la gestion optimale de nos ressources minières et énergétiques au profit de nos concitoyens. Mais cela ne nous donne pas le droit de s’attaquer à n’importent qui sur la base d’allégations qui n’ont aucune base juridique.

Ne craignez-vous qu’Aliou Sall termine comme Karim Wade qui a occupé en son temps plusieurs postes ?

C’est pourquoi je disais tantôt qu’il faut se méfier du paradigme du billard. Nous sommes dans un pays avec des institutions qui fonctionnent. Elles fonctionnent toutes, dont la justice qui fonctionne de manière indépendante. Croyez-moi, nous avons des magistrats de très haute qualité et il ne faudrait pas que certains membres de l’opposition pensent qu’ils sont beaucoup plus patriotes que ces magistrats-là qui sont là et qui font leur travail quotidiennement. Seulement ils le font de manière juste et sur la base de preuves palpables. Et, à ce stade où nous sommes, je ne pense pas qu’il y ait de quoi tuer un chat.

Si Macky Sall avait réellement tiré des leçons sur la gestion de Wade, ne pensez-vous pas qu’il allait écarter sa famille de la gestion de la chose publique?

Quand on fait une analyse et qu’on a un souci de pertinence, on ne doit pas la faire de manière séquentielle. On doit faire une analyse globale. Je veux dire que quand on parle de l’implication de la famille présidentielle dans la gestion de la chose publique, je veux dire que personne n’avait décrié quand Mansour Faye avait mobilisé ses troupes quand on était dans l’opposition. On était témoin quand il faisait les va-et-vient dans tous les coins et recoins du Sénégal pour combattre à la reconquête du pouvoir. En ce moment là, il y a des Sénégalais qui bénéficient aujourd’hui du pouvoir actuel et qui n’avaient pas combattu comme Mansour Faye. Alors, est-ce qu’être le beau-frère du président vous extirpe le droit de mettre votre compétence au service de votre pays ? 

Il est tout à fait naturel qu’ayant combattu avec les autres Sénégalais aux côtés d’un leader qui était porteur d’un projet et autour duquel nous nous étions tous mobilisés, une fois le pouvoir acquis, il est normal que tout être humain ayant participé à ce type de combat aspire à mettre ses compétences au service de la vision dont il a participé à l’élaboration. Il est un Sénégalais comme tous les autres. Ce qui est important, c’est d’évaluer le résultat de ce qu’on lui a confié. De ce point de vue ; on entend personne parler. Il a donné des résultats probants partout où il est passé.

Cheikh Moussa SARR

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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