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Occupation anarchique de la voie publique à Saint-Louis L’équation de la mobilité urbaine sur l’Avenue De Gaulle

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On ne le dira jamais assez, l’occupation anarchique de la voie publique, notamment, de l’avenue De Gaulle, l’axe routier principal considéré comme la médiatrice du faubourg de Sor et débouchant sur l’entrée du célèbre et historique pont Faidherbe, devient de plus en plus préoccupante. Un épineux problème qui empêche les autorités administratives, municipales et les populations de Saint-Louis de dormir. Avant la célébration de la Korité 2019, il était quasi impossible de se frayer un chemin entre l’entrée du pont Faidherbe et la rue de Paris. Les véhicules utilitaires, les taxis urbains, les charrettes, les bus « Tata », les camions gros porteurs qui débarquaient toutes sortes de marchandises au grand marché Tendjiguène du faubourg de Sor, les marchands ambulants et ces nombreux piétons venus se ravitailler dans ce grand centre commercial, se disputaient la chaussée. Des embouteillages monstres avaient paralysé le trafic routier pendant plusieurs jours sur l’avenue De Gaulle……………

Dans la commune de Saint-Louis, le problème relatif à la mobilité urbaine, demeure entier. Tous les jours, jusqu’à 21 heures 30, les populations sont confrontées à d’énormes difficultés pour se déplacer dans cette ville tricentenaire qui reçoit régulièrement des milliers de touristes, hommes d’affaires et autres visiteurs.

Accoudé à la portière d’un taxi urbain, ce chauffeur rompu à la tâche, âgé d’une quarantaine d’années et domicilié à Ndiéling Mbao dans le Gandiolais, attend un client aux abords de la poissonnerie. Il nous fait comprendre qu’il sera obligé de faire un grand détour pour éviter les embouteillages et se rendre à Ndiolofène où il doit déposer ses clients.

Selon lui, les automobilistes perdent beaucoup de temps entre la rue de Paris et l’entrée du Pont Faidherbe. Le plus souvent, ces derniers rebroussent chemin pour reprendre la corniche à partir du commissariat central de Sor et se retrouver à l’entrée du Pont.

Thialaw Soumaré, 37 ans, tapissier établi à Pikine et son cousin Mamadou Bathily, 41 ans, et autres passants, estiment que l’occupation anarchique de l’Avenue De Gaulle, est un problème qui doit être résolu dans les plus brefs délais.

De l’avis de ces habitants de Sor, il est temps que les autorités administratives et municipales réfléchissent sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour apporter les solutions les plus adéquates à ce problème de mobilité urbaine.

En cette belle matinée de juin 2019, le soleil est au zénith. Au grand marché de Sor, la cohue est à son comble. Malgré une  chaleur torride et suffocante, une fine poussière rouge qui nous obstrue les narines, certaines jeunes femmes de la Langue de Barbarie, le nourrisson à califourchon sur le dos, triment dur pour proposer aux clients des produits halieutiques qu’elles viennent d’acheter à Diamalaye, quai de débarquement du poisson aménagé à Guet-Ndar à quelques encablures de la route qui mène vers l’hydrobase.

Dignes et entreprenantes, ces braves femmes, très courtoises, présentent un visage affable lorsqu’elles sont parfois obligées de se livrer à d’âpres marchandages avec les clients pour écouler des cageots de sardinelles (yaboye en ouolof), de salé séché, tambadiang, de poisson fumé (kéthiakh en ouolf). Trempées de sueur, elles collaborent étroitement avec leurs tantes, marâtres, nièces, belles mères et autres parentes reconverties dans la transformation des produits halieutiques.

Les écailleuses de poisson

 D’autres « complices » sont confortablement assises à côté de ces vendeuses de poisson pour exercer un autre métier. Celui des écailleuses de poisson, considéré aujourd’hui comme un nouveau créneau du développement, très porteur. Il convient de rappeler que ces écailleuses réalisent des chiffres d’affaires exorbitants en fin de journée. Elles deviennent de plus en plus riches pour la bonne et simple raison qu’elles ne font face à aucune charge liée à leur production. Elles n’ont besoin ni de matière première, ni de capitaux pour démarrer leurs activités. Elles disposent uniquement d’un petit matériel qui leur permet d’enlever les écailles ou de transformer le poisson.

Ainsi, autant elles sont d’une énergie débordante et autant elles amassent, en un temps-record, des sommes d’argent faramineuses.

Mais, le grand problème du marché de Sor, c’est cette « poissonnerie » qui s’agrandit de jour en jour pour occuper une partie de la chaussée. Ce qui crée souvent des embouteillages monstres entre les trottoirs de l’Avenue De Gaulle, le dispensaire Pmi de Sor qui est situé à quelques encablures du quartier Bayal-Ba (Place de l’Indépendance).

Le spectacle est poignant, lorsqu’on voit ces braves femmes déployer des efforts constants pour éviter d’occuper entièrement la chaussée, héler des clients grincheux, exécrables, arrogants, capricieux et hautains, jeter dans tous les sens un regard à la dérobée pour surveiller les badauds agressifs, les pickpockets, les jeunes délinquants à la langue mielleuse, les déplacements des agents municipaux qui les rappellent à l’ordre à tout moment.

Celle que nous avons pu accrocher, est une veuve d’une trentaine d’années qui a cinq enfants à entretenir : « Mon mari fait partie de ces nombreux pêcheurs qui ont disparu en mer, il y a trois ans, actuellement c’est un de mes parents mareyeurs domicilié à Gokhou-Mbathie qui me ravitaille tous les jours en sardinelles, je reconnais sincèrement que nous sommes à l’origine de ces embouteillages dans cette partie très importante de la ville considérée comme un carrefour ».

Cependant, a-t-elle poursuivi, « même si nos activités commerciales sont florissantes, il faut que les pouvoirs publics comprennent notre situation et nous donnent le temps d’étudier avec eux les voies et moyens à mettre en œuvre pour apporter les solutions les plus adéquates à cet épineux problème de mobilité urbaine et d’occupation anarchique et abusive d’une partie de l’Avenue De Gaulle, nous sommes régulièrement sommées par les travailleurs de la municipalité, d’exercer notre activité au sein du marché, ils font correctement leur travail mais, il faut qu’ils sachent que nous tenons vaille que vaille à être des citoyennes à part entière et pas entièrement à part, nous allons nous battre pour survivre et exister ».

Une autre interlocutrice est fière d’exhiber son teint cuivré, basané, un visage en forme aérodynamique, très fin sur le tracé des lignes, un nez aquilin. Clinquante dans son Meulfeu (habit maure qui couvre entièrement les attributs féminins), la jeune S.M est une métisse Sénégalaise d’origine mauritanienne, qui manie la langue Ouolof comme jamais aucun Sénégalais ne l’a maniée.

Très éloquente, elle nous fait comprendre qu’elles ne sont pas anarchistes et qu’il n’y a aucune place pour elles dans ce marché. Elle ne passe pas par quatre chemins pour rappeler que Saint-Louis est une petite ville et que ces problèmes de mobilité urbaine ne l’ont jamais empêchée de se développer.

De l’avis de cette vendeuse de poisson, tous ceux qui les critiquent, les discréditent ou les dénigrent, ne cherchent qu’un alibi pour expliquer le retard noté dans la résolution des problèmes sociaux et économiques de cette ville.

             La même équation sur l’Avenue Ousmane Thiané Sarr

L’anarchie constatée de plus en plus sur la célèbre avenue Ousmane Thiané Sarr (ex Lamothe) qui traverse les quartiers de Guet-Ndar et de Santhiaba, constitue également un véritable problème de mobilité urbaine dans la Langue de Barbarie.

Selon ce chauffeur de camion frigorifique « cuisiné » à hauteur du monument aux morts, se déplacer entre Guet-Ndar, le marché Ndar Toute, le monument aux morts, le stade de basket-ball Joseph Gaye, c’est la croix et la bannière, « il nous arrive de perdre beaucoup de temps ici et ce retard nous cause un lourd préjudice car nous devons nous rendre régulièrement au Mali où nos clients attendent impatiemment la sardinelle ».

La parade de nombreuses calèches, le stationnement des véhicules clandos et autres taxis urbains et camions frigorifiques, rendent quasi impossible la mobilité urbaine dans ce carrefour devenu au fil du temps un pôle économique et commercial très important.

De l’avenue Serviatus au cimetière, Guet-Ndar s’allonge sur environ 900 mètres. Bordé d’un côté par la rive incertaine du fleuve, de l’autre par cette guirlande impressionnante de concessions et autres maisons de fortune aménagées occasionnellement par les pêcheurs à quelques encablures de la plage, il atteint 250 mètres dans sa plus grande largeur.

Au sud toutefois, le cordon littoral se rétrécit, et l’espace bâti n’excède pas 150 mètres de large. La superficie totale du quartier est 17 hectares. Deux voies divisent le quartier dans le sens de la longueur. L’avenue Ousmane Thiané Sarr, qui prolonge au sud l’avenue Dodds, et la rue Bou El Mogdad. Il n’y a que onze rues transversales et un grand nombre d’autres ruelles, si étroites qu’elles sont difficiles à déceler sur une photographie aérienne.

Le plan orthogonal est moins apparent que dans les autres vieux quartiers, car beaucoup de constructions n’ont pas respecté l’alignement théorique des rues. Dans un de ses livres, Jean Claude Bruneau le qualifie de quartier semi-rural, au développement anarchique.A la différence de Ndar-Toute, Guet-Ndar n’offre pas de contraste bien net entre son grand axe longitudinal et le tissu urbain situé de part et d’autre. L’ensemble du quartier est caractérisé par un pullulement humain incroyable, et un dédain général pour les règlements d’urbanisme.                                  Fourmilière humaine Partout se presse une véritable fourmilière humaine. A Guet-Ndar, beaucoup de gens sont devant leur porte, assis par terre ou sur des tabourets. Les femmes lavent leur linge en bavardant, avant de l’étendre sur des fils ou des clôtures. D’autres mettent leur fourneau dehors, pour que le vent en ravive le feu. Ce représentant médical interrogé à l’entrée du quartier précise que sur la chaussée même, les automobilistes éprouvent de très grandes difficultés pour se frayer un chemin, au milieu des femmes portant leur bassine sur la tête, et d’une multitude d’enfants. Les calèches sont nombreuses. Quelques taxis et voitures particulières se risquent à traverser Guet-Ndar pour aller à l’hydrobase. Quelquefois, des véhicules de transport en commun, remplis à ras-bord, filent vers le cimetière, transportant des familles qui vont à un enterrement.On peut assister matin et soir à la parade de quelques ovins et caprins qui vont paître du côté de l’hydrobase. La nuit, les moutons rejoignent leurs enclos, dans les rues transversales.Il n’y a aucun commerce important sur l’avenue Ousmane Thiané Sarr, mais d’assez nombreuses boutiques, de petits bijoutiers, tailleurs et autres artisans.Sous de minuscules abris couverts de paille ou de roseaux, les cordonniers fabriquent sandales, « gri-gri » et autres amulettes qui protègent les pêcheurs en haute mer. Un menuisier ébéniste travaille dehors, devant son atelier. Dans des enclos faits de filets tendus sur des piquets, des briques de parpaings attendent de servir à de nouvelles constructions.Dans sa partie méridionale, cette avenue devient moins animée. Passé le petit dispensaire, boutiques et ateliers se font plus rares, et les maisons en dur le cèdent de plus en plus aux baraques et même à quelques paillotes. On passe devant l’école des garçons, construite en 1948, puis celle des filles, qui date de 1964 (établissements scolaires devenus mixtes et baptisés du nom de Cheikh Touré). On progresse pour arriver enfin à la Sécherie commune appelée « Sine », qui s’étend de part et d’autre de l’avenue. Créée par les services de l’Etat, elle met à la disposition des femmes transformatrices de produits halieutiques, des bacs de salage, et des étendoirs pour le séchage du poisson.  

                      Des mesures draconiennes prises par les pouvoirs publics

Ils sont nombreux, ces habitants de la ville tricentenaire qui ont déjà bien apprécié les mesures draconiennes que les autorités administratives et municipales ne cessent de prendre pour désengorger cette partie de l’avenue De Gaulle longtemps squattée par ces vendeuses de poisson et ces marchands ambulants enquiquinants, ces badauds agressifs, récalcitrants et arrogants.En effet, grâce à ces mesures prises récemment par le gouverneur Alioune Aïdara Niang, le Préfet, Mme Mariama Traoré, le maire Mansour Faye, dans le cadre de la lutte contre les encombrements et l’occupation abusive et anarchique de la voie publique, ont rappelé certains conseillers municipaux, on avait réussi à déplacer, depuis l’année dernière, certains garagistes, tôliers, mécaniciens, menuisiers métalliques. Ces derniers avaient accepté de quitter ces lieux et d’aller s’installer à Pointe Ganaw Rail, dans le site où on a aménagé la nouvelle gare routière. En face de cette gare routière, ils n’éprouvent aucune difficulté à mener leurs activités professionnelles.Quant aux marchands ambulants, ils ont été obligés de se limiter à l’espace qui abritait l’ancienne gare routière. Certains d’entre eux avaient même entamé des travaux de construction de cantines dans cet endroit viabilisé par les services techniques municipaux en collaboration avec les responsables de leur association.Mais, ce comportement responsable n’a duré qu’un laps de temps. Car, ces opérateurs économiques sont revenus occuper à nouveau la voie publique du côté de l’avenue De Gaulle.Ainsi, les pouvoirs publics n’ont jamais cessé de lutter contre cette occupation anarchique et abusive de la voie publique. Ils sont allés jusqu’à mettre en place une brigade de surveillance qui s’évertue à rappeler régulièrement à l’ordre ces vendeuses de poisson et autres marchands ambulants qui gênent parfois la circulation sur l’Avenue De Gaulle.A en croire nos interlocuteurs, qui sont en poste à la mairie de la vieille cité, le conseil municipal dépense tous les mois plus une somme d’argent très importante pour amener certaines forces de l’ordre à contribuer efficacement à cette grande croisade contre l’occupation de la voie publique et assister cette brigade de surveillance.Très souvent, ont-ils précisé, « ces marchands ambulants, acculés par nos agents,  ripostent énergiquement et agressent certains éléments de cette brigade de surveillance ». Les responsables du service régional de l’Urbanisme, soutiennent aussi avec véhémence qu’ils n’ont jamais raté la moindre occasion de remettre sur le tapis ce problème de mobilité urbaine dans la ville amphibie de Saint-Louis. La solution qu’ils ont toujours proposée, consiste à mettre en œuvre le projet de requalification de la Place « Abdoulaye Wade » qui permettra, à coup sûr, de créer de l’espace, de désengorger le site qui abrite le grand marché du faubourg de Sor.L’idéal, ont-ils précisé, c’est d’ériger sur ce site occupé par ce grand centre commercial, un marché à étage, qui pourra abriter toutes les cantines, échoppes et autres magasins de commerçants grossistes et détaillants. Ce qui permettra également de mettre définitivement un terme à l’encombrement et à l’occupation de la chaussée de l’Avenue Général de Gaulle. Lors de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd), le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’Hygiène Publique, Abdou Karim Fofana, a longuement plaidé pour un changement de comportement de nos concitoyens, « qui pourrait permettre de changer le visage de notre pays en matière de salubrité et d’hygiène publique ».                                    

 La partition du nouveau ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana

En d’autres termes, il a voulu faire comprendre aux chefs des services régionaux et départementaux de l’administration déconcentrée, aux maires, aux élus locaux et ruraux des départements de Saint-Louis, Dagana et Podor, aux conseillers de quartiers des différentes communes de la région Nord, aux responsables et membres des mouvements associatifs (Asc, Groupements de promotion féminine, Gie, etc), aux représentants de la société civile et autres participants, « qu’il est urgent et nécessaire pour les populations de notre pays d’adopter de nouvelles attitudes pour l’amorce d’une véritable révolution environnementale ».Ainsi, il a mis à profit cette rencontre organisée dans le cadre d’une grande tournée de sensibilisation sur les encombrements, pour rendre un vibrant hommage au chef de l’exécutif régional, au maire Mansour Faye et à l’équipe municipale de la capitale du Nord, pour l’intérêt particulier qu’ils accordent à la croisade contre les encombrements et l’insalubrité.Devant un auditoire fort attentif, il a laissé entendre que les autorités administratives et municipales de la ville tricentenaire n’ont pas mis du temps à répondre positivement à l’appel du président Macky Sall pour une bonne hygiène publique dans tous les coins et recoins du Sénégal. Il s’est surtout réjoui du « rôle avant-gardiste de la municipalité de Saint-Louis, qui a eu au moment opportun le réflexe d’anticiper sur cette lutte contre les encombrements et l’insalubrité.Plus explicite, le ministre Abdou Karim Fofana a précisé que la  région de Saint-Louis doit élaborer son plan d’action, sous la direction du Gouverneur de la région, et mettre en place un comité régional et des comités départementaux, avec une expression de besoins à l’appui, afin que l’Etat puisse l’accompagner dans cette « opération d’envergure nationale ».M. Fofana a tenu à rappeler aux membres du Crd la particularité de la ville amphibie de Mame Coumba Bang (Génie tutélaire des eaux), « dont une bonne partie se trouve sur une île, sans compter que la pêche représente une des activités phares et historiques dans la capitale du Nord ». Autant de raisons pour lesquelles, a-t-il souligné, « il est hors de question de dénaturer ces activités, mais qu’il s’agit plutôt des les organiser ».De l’avis du nouveau ministre de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène Publique, « il faudra, pour le cas particulier de la ville de Saint-Louis, structurer l’occupation de l’île et toute la commune afin que la circulation soit fluide et que les activités économiques puissent disposer de places dédiées « .Il a rappelé que l’objectif de ce Crd « est d’écouter les populations, les élus et l’administration territoriale, afin d’élaborer un programme national pour l’hygiène publique et la lutte contre les encombrements, de concert avec l’ensemble des acteurs concernés ».Avec le budget qui sera mis en place, a-t-il enfin souligné, il sera question de créer des centres artisanaux et de conduire la restructuration des marchés, pour les mettre à niveau en termes de capacité et de modernisation, « surtout en matière d’assainissement, d’évacuations d’eaux usées et d’ordures, avec une solution définitive pour éradiquer l’insalubrité ».   
                                                                               

Histoire de l’Avenue De Gaulle

En plus d’être squattée anarchiquement par de jeunes commerçants, l’avenue Général De gaulle de Saint-Louis est devenue une tâche noirâtre dans le paysage de la vieille ville, jadis capitale de l’AOF. Ici, de plus en plus, les populations sont enclines à penser que les autorités municipales et administratives ont fini de montrer leurs limites face à la prise en charge du chaos qui y règne au point de porter ombrage carrément au Général français dont elle porte le nom.Mieux que d’installer des étals comme aux débuts, les jeunes marchands clandestins ont pris ces derniers temps de faire … pire en érigeant des cantines en bonne et due forme le long du stade Me Babacar Sèye jusqu’au marché de Sor. Une situation qui constitue ni plus ni moins qu’un pied de nez aux déclarations du Commissaire. Ici, A.D répond sur la question de cette nouvelle attitude : « Nous montons des cantines parce que nous avons le droit de le faire dès l’instant que nous payons le « diouty » à la Mairie. Le reste, ce n’est pas notre problème. »Ces paroles insouciantes illustrent parfaitement l’état d’esprit qui guide l’occupation illégale de la voie publique à l’avenue du Général De gaulle de Saint-Louis, naguère circuit obligé pour les Saint-Louisiens et les Saint-Louisiennes pour faire la promenade quotidienne du soir traditionnellement appelée « takkussanu Ndar ». En tenue de ville, c’était le lieu des parades du bon goût. C’est par ici que passaient tous les chemins de l’élégance et de la beauté. Les après-midi aussi, les sportifs de la vieille s’y donnaient rendez vous pour se rendre au stade Me Babacar Sèye, ex-Wiltord, pour suivre les entraînements de la Linguère de Saint-Louis. De sorte que cette avenue cristallisait toute la concentration culturelle socioculturelle de la capitale du nord.



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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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