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Numériser l’industrie minière de l’Afrique

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Les ressources minières constituent une source primordiale de revenus pour l’Afrique. En 2019, les minerais et les énergies fossiles ont représenté plus d’un tiers des exportations d’au moins 60 % des pays africains. Le continent produit environ 80 % du platine au niveau mondial, deux tiers du cobalt, la moitié du manganèse, et une quantité substantielle de chrome, ce qui le place solidement en position de bénéficier d’une demande croissante autour de ces minerais. L’Afrique est par ailleurs considérée comme l’une des régions du monde abritant les plus importantes quantités de ressources minérales non exploitées de la planète.

Malheureusement, en raison de l’insuffisance des moyens méthodiques de cartographie et d’exploration géologique, la pleine mesure des ressources du continent demeure inconnue. Pour libérer ce potentiel, il est essentiel que les sociétés minières et les gouvernements africains adoptent les technologies de la quatrième révolution industrielle (4RI). Intelligence artificielle (IA), automatisation et big data peuvent permettre aux sociétés minières de limiter les dégâts sur l’environnement, d’améliorer les conditions de travail, de réduire les coûts d’exploitation, et d’accroître la productivité.

L’adoption  de systèmes efficients d’énergies renouvelables permet d’ores et déjà au secteur minier de réduire son impact environnemental. Les technologies autonomes de la 4RI viennent compléter la transition écologique, en réduisant la consommation de carburant dans le cadre de processus tels que le chargement, le transport, le concassage et les forages. D’après certaines estimations, les technologies sans conducteur pourraient permettre une réduction de 10 à 15 % de la consommation de carburant  sur les sites miniers.

Une meilleure utilisation des données et de l’analytique peut également contribuer à l’amélioration des performances minières. Bien que les sociétés minières génèrent d’immenses quantités de données dans le cadre de leurs opérations, rares sont celles qui les utilisent de manière à réellement produire de la valeur. Il y a là une formidable opportunité manquée, dans la mesure où l’analytique avancée peut permettre d’optimiser la planification minière, d’accroître les rendements, et de réduire les temps d’arrêt des équipements. En Afrique du Sud, une mine construite il y a 30 ans est parvenue à améliorer  de 2 % son taux d’extraction de minerais en appliquant l’analytique avancée à ses principales étapes de traitement.

La mine de Syama, au Mali, constitue un autre exemple de site qui bénéficie de la numérisation. En 2015, Resolute Mining  a pris le contrôle des opérations à Syama, et transformé l’entreprise pour en faire la première mine spécifiquement automatisée au monde. Ses employés utilisent un réseau de fibre optique connecté aux centres de contrôle en surface, pour gérer et surveiller toutes les activités, de la mise en place du point de forage à l’extraction, au chargement, et jusqu’au transport. Cet investissement, certes conséquent dans un premier temps, devrait permettre de réduire les coûts d’extraction de 30 %, et d’améliorer l’efficience globale. Les machines peuvent fonctionner 22 heures par jour, et les roulements permettent d’éviter tout temps d’arrêt.

Les technologies de la 4RI détermineront l’avenir du secteur minier. Mais si elles représentent de formidables opportunités d’accroissement de la productivité, d’amélioration de la sécurité, et de réduction de l’impact environnemental du secteur, elles soulèvent également certaines inquiétudes légitimes. Nombre des emplois créés par ces nouvelles technologies nécessitent des employés qualifiés, que le marché du travail n’est pas en mesure de fournir, ce qui signifie des opportunités d’emploi réduites, en l’absence de programmes d’enseignement et de formation susceptibles de reconvertir les travailleurs.

L’une des solutions pourrait consister pour les sociétés minières à tirer parti des bénéfices issus des marges plus élevées  rendues possibles par l’introduction des nouvelles technologies, pour former les travailleurs concernés à l’IA et à l’apprentissage machine. De nouveaux programmes au sein des établissements d’enseignement pourraient inculquer les compétences technologiques dont la nouvelle génération aura besoin dans le cadre des emplois de la 4RI – y compris au sein des entreprises minières.

Une autre possibilité pourrait consister pour les entreprises du secteur minier à encourager le développement d’autres industries locales, afin de réduire la dépendance des communautés aux activités minières en matière d’emploi. En Mauritanie, plusieurs sociétés minières financent un certain nombre d’initiatives d’encouragement du développement économique local, parmi lesquelles une usine de production de bijoux, une installation de fabrication de briques, ainsi qu’une coopérative agricole.
Les leaders du secteur et les dirigeants politiques doivent travailler ensemble afin de capitaliser sur les opportunités qu’offre la numérisation. De nombreuses sociétés minières sont réticentes à investir dans de nouvelles opérations nécessitant un cadre réglementaire stable, car elles n’ont pas confiance en la capacité des gouvernements africains à faire respecter la conformité. La première étape doit par conséquent consister pour les gouvernements à faire évoluer cette conception. Les bienfaits économiques de la numérisation ont en effet vocation à s’étendre aux communautés locales comme aux États. À mesure que les mines gagneront en productivité – et en rentabilité – les gouvernements nationaux généreront davantage de recettes à investir  dans les infrastructures de type réseaux routiers, écoles et hôpitaux.

Les sociétés minières qui adopteront la transformation numérique amélioreront leur production, et opéreront de manière plus efficiente, plus efficace, et plus durable sur le plan environnemental. Elles établiront de nouveaux standards pour la santé et la sécurité des travailleurs, et pourront contribuer à la reconversion via les programmes d’enseignement et de formation. En somme, elles créeront une rupture dans le secteur minier africain. Pour autant, à condition d’être exploitée correctement, la numérisation produira des avantages bien supérieurs aux risques.

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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