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« L’offre programmatique de O. Sonko est simplement fade, archaïque, démodé et pire, populiste parfois » (Par Papa Malick Ndour*)

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Nous voudrons d’abord féliciter Monsieur Ousmane Sonko pour cette nouvelle approche de faire de la politique. Nous pensons qu’il est enfin venu le moment, pour les hommes politique qui aspirent au pouvoir, de formaliser leurs offres alternatives à travers la rédaction de livre.

Toutefois, nous avouons que nous avons été particulièrement déçu par la qualité du contenu et la faiblesse technique des propositions économiques de monsieur Sonko à qui nous vouons, quand même, une certaine considération intellectuelle. En vérité son offre programmatique est simplement fade, archaïque, démodé et pire populiste parfois. Ce qui m’a le plus surpris c’est que, dans son livre, Sonko remet en cause certains fondements ou théories de l’économie sans aucune référence scientifique ou faits stylisés appropriés.

Vous pouvez le lire, son livre est dépourvu de bibliographie alors qu’il s’est pourtant attaqué à des évidences sur la politique fiscale, sur les régimes dérogatoires, sur l’endettement extérieure etc…
A cet effet, nous demandons aux Sénégalais de s’intéresser au chapitre 8 du livre là où le leader des « patriotes » traite des financements de son projet politique. Sur ce chapitre, Sonko dit s’appuyer, entre autres, sur deux piliers pour financer ses « Solutions ».

Il s’agit, notamment, d’hypothétiques ressources qu’il espère tirer de sa promesse de dénoncer tous les contrats passés dans les domaines des mines, du gaz et du pétrole. Nous le disons avec force, cette proposition est dangereuse, démagogique, ridicule et risque, si elle est mise en oeuvre, de placer notre pays dans le lot des États voyous qui n’ont aucune crédibilité vis à vis des investisseurs étrangers.

En dehors de cette proposition qui frise le populisme, il nous promet de remettre en cause une bonne partie des exonérations fiscales afin d’accroître les ressources budgétaires de l’État. C’est sur ce point là surtout que nous avons eu plus de surprise et de déception. Puisque si nous pouvons lui reconnaître son manque de culture diplomatique sur la première proposition qui peut être assimilable à une déclaration de guerre aux investissements directs étrangers, nous ne pouvons qu’être déçus d’un tel manque de culture économique de la part de quelqu’un qui se définit comme un brillant cadre issu de notre respectable fonction publique.

A travers cette proposition, les Sénégalais doivent savoir que Sonko promet de s’attaquer à un levier important de régulation de l’activité économique et sociale du pays. En vérité, et contrairement à ce que le leader de Pastef veut faire croire, les exonérations fiscales ne sont rien d’autre que des subventions octroyées, par la voie fiscale aux chefs d’entreprises, aux collectivités publiques et autres ménages. En guise d’exemple, dans le dernier rapport sur les dépenses fiscales de 2015, ces différents agents ont bénéficié, de la part de l’État, près de 521,4 Mds, soit plus de 80% des exonérations fiscales.

A cet effet, dire qu’on  va s’attaquer aux dépenses fiscales c’est rien d’autre que diminuer le pouvoir d’achat des Sénégalais et priver nos investisseurs privés de moyens supplémentaires nécessaires à leur développement. C’est curieux d’ailleurs de la part de celui qui promet de lutter contre les inégalités et qui fait du patriotisme économique son modèle de développement. Sonko doit apprendre que le socle du patriotisme économique ce sont des ménages épanouis dont le pouvoir d’achat est renforcé et un secteur privé local qu’on aide et qu’on accompagne. Promettre le matraquage ou le terrorisme fiscal c’est simplement tuer la consommation, l’emploi et le développement de l’initiative privée.

Ensuite j’avoue que je n’ai pas reconnu le fonctionnaire Sonko quand il résume le changement de l’année de base de notre économie à une certaine« manipulation du ministère des finances consistant à redéfinir la base de calcul des indicateurs macro-économiques » (Voir page 151 du livre). Sur ce point il a douté de la probité morale de tous les agents assermentés de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie qui ont été au cœur du projet. Mais mieux, et sans le savoir, il a remis en cause sa propre thèse sur la faiblesse du taux de pression fiscale qu’il dit être en dessous du ratio des 17% et dont le niveau actuel est imputable au changement d’année de base qu’il critique lui-même.

Sur ce point je relève un manque de rigueur intellectuelle, puisque étayer une thèse sur la pression fiscale en se basant sur la révision de l’année de base et remettre en cause cette révision pour ne pas chercher des arguments valables quand ce même changement d’année base est à l’origine de la baisse du taux d’endettement, c’est pas sincèrement digne d’un homme qui prône la rupture.
En vérité, dans son livre, Sonko n’a récité que ce qu’il a appris au syndicat des impôts et des domaines.

Il doit juste apprendre à comprendre que notre pays, le Sénégal, n’est pas un syndicat corporatiste ou on peut facilement mettre en oeuvre des décisions qui accentuent des inégalités et exposent nos pays à tous les risques imaginables. Un pays, c’est du sérieux et on peut pas le diriger avec une idéologie qui divise. Une ideologie d’ailleurs qui s’inspire du populisme-ultranationaliste d’inspiration fasciste.

Heureusement que les Sénégalais ne sont pas dupes, le 24 février 2019, nous parions qu’il nous refera le coup des législatives en insultant encore le peuple sénégalais, lui qui disait que « le peuple ne doit plus pleurnicher. Il doit considérer que ce n’est pas le pays qui est Macky, mais ce sont eux même qui sont Macky. Ils n’ont qu’à l’assumer. » (Conférence de presse de Sonko du mercredi 09 Août 2017).

Papa Malick NDOUR
Économiste des Finances Publiques
Président du Conseil départemental de Guinguineo, membre de l’Apr

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Retour en zone, après 5 années + 2! (Par Djibril SARR).

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Au basket c’est une faute. Lorsqu’on revient dans sa zone, quelle que puisse être la durée. 

S’il y’a ce rappel dans un contexte plutôt CAN et non d’Afrobasket, c’est parce que nous en arrivons au terme d’une longue quinzaine de réconciliation entre la plupart des élus et leurs collectivités respectives. Quinze jours pendant lesquels vous avez quotidiennement vu vos élus. 

Pourtant, il y’a plus de cinq années passées plus deux bonus, la plupart s’était battu pour le fauteuil de maire ou de président de conseil départemental, avant de déserter ces localités lointaines, au profit d’un cumul exagéré et illogique d’emplois inaccessibles à une bonne partie d’une jeunesse en quête d’occupation.

Il y’a deux semaines déjà que sonnait l’heure de retour en zone. Une occasion pour ces collectivités orphelines de retrouver au quotidien pendant 2 semaines, les sourires charmeurs de leurs élus perdus de vue et qu’ils n’apercevaient par chance, que pendant leur passage le temps d’un week-end. 

Pour nous autres populations, la vigilance et l’éveil des consciences nous dictent un choix responsable où aussi bien les nouveaux candidats que les performants parmi les anciens ont leur chance à jouer. 

Donnons l’opportunité à ceux qui ont un programme clair, la capacité, la détermination, la maturité et le temps, de dérouler leur mission. Faisons attention aux marchands d’illusions mais également aux arrogants, aux irresponsables, aux belliqueux et aux incendiaires.

Nos choix doivent être éclairés, argumentés et raisonnables.

Dans certaines contrées desservies par les politiques publiques, n’attendons surtout pas que l’insécurité, l’obscurité, la faible scolarisation, la précarité sanitaire, les inondations, l’absence d’assainissement, les moustiques, entre autres,  viennent nous rappeler notre mauvais choix. 

Ne confondons ni religion, ni confrérie, ni coloration politique, ni lien familial avec le choix utile à la localité.

Cultivons le travail, la rigueur, la persévérance, l’endurance, la simplicité, la responsabilité, le sens de la mesure, l’humilité, l’acceptation, pour savoir compter sur nous-mêmes dans les conditions que nous réserve le destin, le hasard ou Dieu selon nos croyances.

Ne troquons pas notre devoir d’exiger des résultats à nos élus dans l’amélioration de notre qualité de vie à travers des équipements et des services collectifs contre un simple soutien financier aux cérémonies socio-culturelles, sportives et religieuses. 

Changeons de paradigmes en portant nos choix sur des compétences éclairées et engagées, sans les soumettre au prix de leur intimité, d’invectives et de violence familiales. 

Exigeons en revanche, des résultats qui ne sauraient provenir que d’une bonne planification, une réalisation correcte, un suivi régulier, un contrôle rigoureux et une amélioration continue, soutenus par une communication inclusive.

Que le vote de ce dimanche 23 janvier 2022 traduise nos choix libres des personnes en charge de la destinée de nos collectivités respectives.

Qu’il se déroule dans la paix et le fair-play, pour une reprise en main dès le lendemain, des dossiers en souffrance par le simple fait de cette période de retour en zone, de personnalités indivisibles à  responsabilités plurielles en quête de base solide capable de leur garantir une longévité improbable dans nos instances de gouvernance. Nos plans de développement doivent être traduits en plans d’actions qui survient aux hommes qui les portent.

Djibril SARR

CEO SECURIZONS

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Plaidoyer pour les habitants de Keur Massar et des populations sous les eaux (par Alioune Badara Seck)

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La pandémie liée à la Covid 19 et les inondations dans la banlieue de Dakar en Septembre 2020, avaient fait vivre le martyre aux populations notamment celles de Keur Massar.

Suite à cette période vécue avec de grandes difficultés par les populations et les promesses fermes de l’État du Sénégal à travers ses représentants que le supplice jadis traversé par les habitants de la banlieue ne se réitérerait plus, l’espoir semblait être permis pour cet hivernage 2021.

Hélas, dès les premières gouttes de pluie, tous les espoirs s’évaporèrent et laissèrent place aux inondations habituelles et à leurs lots de souffrances.

Le spectacle désolant des femmes désemparées et des pères de famille réduits à l’impuissance devant la montée des eaux déferlantes est une atteinte à la dignité humaine.
Des autorités responsables auraient pris toutes les dispositions nécessaires afin que pareille calamité ne se répète plus.

Nul ne peut comprendre qu’un tel calvaire se soit produit l’année précédente après les pluies du 5 et 6 septembre 2020 et que onze mois plus tard, l’on se retrouve avec le même désolant spectacle de maisons et de routes envahies par les eaux, de familles déplacées, de milliers d’hommes et de femmes mis dans la précarité.

La responsabilité des autorités du Sénégal est engagée au premier chef et les habitants de Keur Massar et de la banlieue exigent des réponses.
Les populations exigent une réponse immédiate de l’Etat du Sénégal combinée à la mise en place d’une solution structurelle qui réglera définitivement le problème des inondations. La souffrance n’a que trop duré.

L’Etat doit en urgence :

1. doter tous les quartiers sous les eaux de pompes de grande capacité et en quantité suffisante pour rapidement évacuer les eaux de pluie. La saison des pluies n’a pas encore pris fin.

2. assister toutes les familles sous les eaux ainsi que les familles déplacées et qui font face à d’énormes difficultés matérielles et financières pour assurer leur survie quotidienne. Mettre un place un plan d’urgence d’assistance des familles.

3. finaliser le plus rapidement possible les interconnexions entre les bassins et fournir des délais précis de réalisation. Sans quoi des bassins construits isolément ne peuvent régler le problème d’évacuation des eaux.

4. associer les délégués et représentants des quartiers de Keur Massar au suivi et contrôle des travaux. Il n’est pas crédible de vouloir régler le problème de Keur Massar et de la banlieue en excluant du processus les populations et leurs représentants.

Avec tous les milliards dépensés dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, notamment dans sa composante PROGEP (Projet de Gestion des Eaux Pluviales), les habitants de la localité n’attendent pas moins de l’État du Sénégal.

Alioune Badara Seck

Syndicaliste

Leader de la coalition Taxawu Keur Massar Jotna

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HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX : UN NOM, UN HOMME ET UN DESTIN (Par Brahim OGUELEMI )

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C’est avec le cœur lourd et la gorge nouée que nous venons d’apprendre le décès ce matin de l’ancien Président du Tchad Hisseine Habré, décès survenu à la suite d’une contamination de Covid-19. En ces instants sombres et troubles, nous présentons nos condoléances les plus attristées et les plus émues à sa famille nucléaire, à ses proches, à ses connaissances, au peuple Tchadien et au peuple Africain tout entier !
Mais quel héritage l’homme aura-t-il légué à la postérité ? 
L’histoire retiendra à jamais que le Président Hissein Habré fut celui qui aura sauvé la bande d’aouzou contre l’occupation libyenne de Kadhafi. Par-là même, il aura ainsi sauvé tous les pays limitrophes du Tchad contre la folie démentielle de Kadhafi. Le Président Camerounais Paul Biya s’était même confessé auprès du Président Habré au lendemain de la libération du Tchad en lui ayant dit en substances que : «  Mon frère, tu nous a sauvés. Sans toi Kadhafi aurait annexé et marché sur tous les pays limitrophes du Tchad ».
Hissein Habré c’est aussi celui qui aura refusé de brader les ressources naturelles du Tchad au profit du consortium des firmes multinationales occidentales. Il aura tenu simultanément et parallèlement tête à l’invasion libyenne, à l’impérialisme, au néocolonialisme et à la finance internationale mondialisée ainsi qu’à leurs valets locaux. Son caractère était foncièrement forgé et tempéré dans le fer ardent de la lutte et de son corollaire la résistance.
Pour son patriotisme et pour son nationalisme, le Président Habré fut seul contre le reste du monde dans un monde où de plus en plus les dirigeants du Sud s’aplatissent si facilement face aux injonctions politiques et économiques injustes du Nord au grand dam des intérêts vitaux et stratégiques des populations du Sud.
C’était dans un contexte où l’Occident employant tous ses moyens stratégiques et ses armadas et en cela épaulé par la Libye, le Soudan et les négres de maison que le Président Hissein Habré était parti en ayant préféré laisser le Tchad dans une situation relativement stable. Aujourd’hui 31 ans plus tard, il est rappelé vers son Seigneur. Mais il est rappelé vers son Seigneur en ayant toujours gardé tenaces sa fierté, sa conscience patriotique et son amour-propre pour n’avoir point servi le Tchad sur un plateau d’argent à ses ennemis et notamment aux prédateurs financiers et économiques du pays.
Donc, au regard de toutes ces raisons susmentionnées, nous pouvons tirer les légitimes et objectives considérations suivantes sur l’homme : il fut intègre et incorruptible, digne et fier, patriote et nationaliste, courageux et téméraire, travailleur et exigeant, instruit et cultivé, héros et libérateur, résistant et vainqueur. L’homme n’aura pas, pour ainsi dire, vécu inutilement. Il y’a apporté, considérablement, sa part de lumière sur la grande phare qui éclaire la longue marche de ce monde.
L’homme est parti mais son combat, sa lutte et ses œuvres demeureront à jamais dans la postérité. La jeunesse Tchadienne en particulier et celle Africaine en général, auront tout à gagner à s’inscrivant dans la dynamique du noble sentier de la résistance et de pouvoir ainsi vaincre la couleuvre tentaculaire qu’est la Françafrique qui n’a semé et qui continue toujours de semer mort, désolation, tristesse, chaos, pillage, vol, humiliation et bradage sur le continent africain depuis le début des années 60.
LA LUTTE CONTINUE ! LE COMBAT CONTINU !LES PATRIOTES TCHADIENS VAINCRONT !LES PATRIOTES AFRICAINS VAINCRONT !
HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX !QUE LE PARADIS SOIT VOTRE DEMEURE ÉTERNELLE !
Brahim Oguelemi, Dakar le 24 août 2021, depuis l’hôpital principal.

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