Coronavirus ou CoV est le
nom d’un genre de virus de la famille des coronaviridæ. Les coronavirus sont
munis d’une enveloppe virale ayant un génome à ARN de sens positif et une
capside d’une symétrie hélicoïdale. La taille génomique du virus varie entre 26
et 32 kilobases, extrêmement grosses pour un virus à ARN
Symptômes.
Le
tableau clinique de l’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du
Moyen-Orient est variable, allant de l’absence de symptômes (cas
asymptomatiques) à des symptômes respiratoires bénins, voire une maladie
respiratoire aiguë grave ou un décès. Les signes cliniques habituels de la
maladie à MERS-CoV sont la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. La
présence d’une pneumonie est fréquente, mais pas systématique. Des symptômes
gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés.
Les formes graves de la
maladie peuvent entraîner une insuffisance respiratoire nécessitant une
ventilation mécanique et une prise en charge dans des services de soins
intensifs. Le virus semble provoquer des formes plus graves de la maladie chez
les personnes âgées, les sujets immunodéprimés et les personnes atteintes d’une
maladie chronique, telle que cancer, maladie pulmonaire chronique ou diabète.
Environ 35% des patients infectés par le MERS-CoV sont morts, mais ce pourrait
être une surestimation du taux de mortalité véritable, les cas bénins de MERS
pouvant échapper aux systèmes de surveillance actuels. Jusqu’à ce qu’on en
sache plus sur la maladie, les taux de mortalité ne sont calculés qu’à partir
des cas confirmés en laboratoire.
Source du virus
Le MERS-CoV est un virus
zoonotique, ce qui signifie qu’il se transmet de l’animal à l’être humain. Des
études ont montré que l’être humain contracte l’infection par contact direct ou
indirect avec des dromadaires infectés. On a retrouvé le MERS-CoV chez des
dromadaires dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, l’Égypte, Oman et le
Qatar. Des anticorps spécifiques de ce virus (signe d’une infection antérieure
de l’animale) ont été identifiés chez des dromadaires au Moyen-Orient, en
Afrique et en Asie du Sud.
Les origines de ce virus
ne sont pas entièrement connues, mais l’analyse de ses divers génomes laisse
penser qu’il proviendrait à l’origine des chauves souris et qu’il a été
transmis aux dromadaires dans un passé lointain.
Transmission
Transmission de l’animal à l’homme: le mode de
transmission de l’animal à l’homme du MERS-CoV n’est pas encore bien compris,
mais le dromadaire semble être un hôte réservoir majeur du virus et une source
animale de l’infection chez l’homme. Des souches identiques à celles
identifiées chez l’homme ont été isolées chez des animaux de plusieurs pays,
notamment l’Arabie saoudite, l’Égypte, Oman et le Qatar.
Transmission interhumaine: le virus ne se transmet pas aisément
d’une personne à l’autre, à moins d’un contact étroit, par exemple lorsque des
soins sont prodigués sans protection à un patient infecté. Des groupes de cas
ont été observés dans des établissements de soins, où la transmission
interhumaine a été constatée, en particulier lorsque les pratiques mises en
œuvre pour prévenir et combattre l’infection sont inadéquates ou inappropriées.
Jusqu’à présent, la
transmission interhumaine est restée limitée et a été observée entre les
membres d’une même famille, les patients et le personnel de santé. Jusqu’à
maintenant, la majorité des cas notifiés se sont produits dans le milieu des
soins et, nulle part dans le monde, on n’a mis en évidence de transmission
interhumaine durable.
Depuis 2012, 27 pays ont
notifié des cas de MERS: Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Autriche,
Bahreïn, Chine, Égypte, Émirats arabes unis, États-Unis d’Amérique, France,
Grèce, Italie, Jordanie, Koweït, Liban, Malaisie, Oman, Pays-Bas, Philippines,
Qatar, République de Corée, République islamique d’Iran, Royaume-Uni,
Thaïlande, Tunisie, Turquie et Yémen.
L’Arabie saoudite a
notifié environ 80% des cas humains. Nous savons que l’être humain contracte
l’infection lors des contacts avec des dromadaires ou des personnes infectées.
Les cas identifiés en dehors du Moyen-Orient sont en général des voyageurs qui
ont été infectés dans cette région puis sont allés ailleurs. À de rares
occasions, de petites flambées se sont produites en dehors du Moyen-Orient.
Prévention et traitement
Aucun vaccin ou
traitement spécifique n’est disponible actuellement. Le traitement est
symptomatique, fondé sur l’état clinique du patient.
Par mesure de
précaution, toute personne visitant une ferme, un marché, une étable ou un
autre endroit où se trouvent des dromadaires et d’autres animaux doit prendre
des mesures d’hygiène générale, notamment se laver régulièrement les mains
avant et après avoir touché les animaux, et éviter tout contact avec des
animaux malades.
La consommation de
produits d’origine animale crus ou mal cuits, y compris le lait et la viande,
entraîne un risque élevé d’infection par plusieurs organismes potentiellement
pathogènes pour l’homme. Les produits d’origine animale qui ont été cuits ou
pasteurisés correctement peuvent être consommés sans danger, mais doivent être
manipulés avec précaution pour éviter toute contamination croisée avec des
aliments crus.
Le lait et la viande de
chameau sont des produits d’une grande valeur nutritive que l’on peut continuer
de consommer dans la mesure où ils ont été pasteurisés, cuits, ou ont subi un
autre traitement par la chaleur.
En attendant que
davantage d’informations soient disponibles, les personnes atteintes de
diabète, d’insuffisance rénale, de pneumopathie chronique ou d’immunodéficience
sont considérées comme particulièrement vulnérables aux formes graves de la maladie
en cas d’infection par le MERS-CoV. Il est recommandé à ces personnes d’éviter
tout contact avec les chameaux, de ne pas boire de lait cru ou d’urine de
chameau et de ne pas consommer de viande mal cuite.
Établissements de santé
Des cas de transmission
du virus à l’intérieur des centres de soins ont été observés dans plusieurs
pays, l’infection étant transmise d’un patient à un agent de santé ou à un
autre patient avant d’avoir été diagnostiquée. L’identification rapide et sans
test de dépistage des patients porteurs de l’infection n’est pas toujours
possible car les symptômes et caractéristiques cliniques ne sont pas
nécessairement spécifiques.
Il est crucial de mettre
en œuvre des mesures de prévention et de lutte contre l’infection pour éviter
la propagation du MERS-CoV au sein des établissements de santé. Les centres
dans lesquels des cas soupçonnés ou confirmés d’infection par le MERS-CoV sont
traités doivent prendre les mesures nécessaires pour réduire le risque de
transmission entre un patient infecté et d’autres patients, agents de santé ou
visiteurs. Il convient de sensibiliser, de former et d’actualiser régulièrement
les compétences du personnel soignant en matière de prévention et de lutte
contre cette infection.
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