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Les jeunes ruraux souffrent d’un problème d’accès à la terre (ROPPA)

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Le troisième rapport de l’observatoire des exploitations familiales du Réseau des organisations paysannes et de producteurs d’Afrique de l’Ouest (ROPPA), présenté lundi, à Thiès (ouest), fait apparaître les « blocages » auxquels les jeunes ruraux sont confrontés au sein des familles, dont la difficulté d’accéder à la terre.

Le document, consacré à la place des jeunes ruraux dans les exploitations familiales dans neuf pays ouest-africains, met aussi à nu le « manque de considération » des adultes qui monopolisent la prise de décision et font une « gestion opaque » des bénéfices des campagnes. Le rapport signale que les jeunes « se sentent exploités par les adultes ».

Ses auteurs constatent que les jeunes ruraux reprochent aux pouvoirs publics des aides « inadaptées ». Et quand elles existent, ces aides sont « insuffisantes » et leur gestion « n’est pas transparente ». Le rapport indique par ailleurs que les jeunes déplorent aussi le fait que ces aides sont « utilisées à des fins politiques et sont apportées de façon sélective, voire discriminatoire ».

Dans cette étude, l’observatoire des exploitations familiales a choisi de donner la parole à 600 jeunes ruraux de neuf des 13 pays d’Afrique de l’Ouest dont les organisations paysannes sont membres du ROPPA, au sein duquel le Sénégal est représenté. Le but de l’exercice était de recueillir leurs avis de l’exploitation familiale, de sa gouvernance, de ses perspectives, etc.

L’observatoire s’est aussi entretenu avec des adultes conduisant des exploitations familiales dans diverses filières et zones agroécologiques.  Les conclusions de cette étude conduite pendant huit mois en 2019 et 2020, figurent dans deux livrets présentés à des acteurs, lors d’un atelier de lancement, au siège de la Fédération des organisations non gouvernementales du Sénégal.

Les deux documents intitulés respectivement « Regards de jeunes ruraux ouest-africains sur leurs parcours » et « Regards de jeunes ruraux ouest-africains sur l’exploitation familiale » tentent de contribuer à une meilleure connaissance du vécu des jeunes pour mieux les aider.

Le rapport décrit neuf scénarios qui attendent les jeunes ruraux, selon qu’ils misent ou non sur l’agriculture, a relevé Nazirou Sow, le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR) et secrétaire général du ROPPA. Quand les jeunes ruraux ne misent pas du tout ou seulement partiellement sur l’agriculture pour construire leur avenir, quatre scénarios s’offrent à eux.

Ils peuvent soit partir et couper tout lien avec la famille, soit réussir ailleurs et aider leur famille à distance, ou ne pas réussir ailleurs et revenir, souvent en dernier recours, à l’exploitation familiale, a-t-il détaillé. Enfin, ces jeunes peuvent exercer simultanément des activités non agricoles et agricoles.

Quant aux jeunes ruraux qui comptent sur l’exploitation familiale pour préparer leur avenir, le rapport décline cinq scénarios : ils peuvent continuer d’évoluer dans l’exploitation familiale de leurs parents ou de leur mari, tout comme ils peuvent rester dans l’exploitation familiale en aidant les parents à la transformer.

Il y a aussi la possibilité de créer une entreprise rurale féminine, de créer sa propre entreprise agricole en quittant l’exploitation familiale de ses parents, ou encore envisager de revenir plus tard à l’agriculture. Il est attendu des organisations paysannes qu’elles s’approprient ces livrets et en fassent une restitution à la base, pour la mise en application des recommandations qu’ils contiennent, parmi lesquelles la facilitation de l’accès à la terre, mais aussi l’instauration du dialogue inclusif au sein des exploitations familiales.

Pour Alioune Badara Diongue, le président du collège des jeunes du CNCR et premier vice-président du collège des jeunes du ROPPA, « ce n’est pas avec des mannes d’argent qu’on va résoudre le problème de l’emploi des jeunes ». Il estime qu’il faut, au contraire, « écouter les jeunes, les comprendre, communiquer avec eux, pour les accompagner et résoudre leurs problèmes ». Pour lui, les jeunes doivent avoir la place qui sied, tant du point de vue institutionnel qu’organisationnel.  « Ces livrets serviront de base pour un plaidoyer efficace en faveur des jeunes », écrit le président du ROPPA, Ibrahima Coulibaly, dans la préface du rapport.

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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