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Le CNRA de Bambey rencontre les productions au cours d’une visite sur le terrain.

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L’Institut Supérieur de Recherche Agronomique (ISRA) a organisé son école d’hivernage première édition.  Elle a débuté le lundi 24 août et a pris fin ce vendredi à Bambey.

Les chercheurs et techniciens en agronomie ont parcouru plusieurs régions du pays notamment Tambacounda, Kaolack, Thiès, Kaffrine et Kolda.

L’occasion a été saisie par les producteurs pour exposer leurs difficultés qui ont pour nom: la fertilité des sols, la qualité des semences, les maladies etc…

Mme Nathalie Diagne, Directrice du CNRA de Bambey qui a accueilli la première  étape de la tournée s’est prononcée sur les problèmes et les doléances.

 » Nous avons écouté les acteurs dans les coins et recoins du pays, ils nous ont exposé leurs problèmes et les contraintes liés à leur travail et nous avons pris note » explique-t-elle.

 » Cette tournée  a permis de rencontrer les acteurs et d’échanger avec eux. C’est un bilan satisfaisant et on se donne rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition de l’école d’hivernage de l’ISRA » fait remarquer Mme Nathalie Diagne

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Agriculture: Macky Sall demande à Moussa Baldé à préparer dès maintenant la commercialisation agricole

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Le chef de l’Etat Macky Sall a recommandé mercredi au ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural de s’atteler aux préparatifs de la prochaine campagne de commercialisation agricole, informe l’Aps. 

« Le président de la République demande au ministre Moussa Baldé d’anticiper, en relation avec les acteurs, sur toutes les mesures à prendre afin d’assurer un bon déroulement de la prochaine campagne de commercialisation des produits agricoles ».

Le Président Sall a également dit au même ministre de « veiller à la régularisation de la campagne de commercialisation arachidière, à la satisfaction des producteurs et des industriels de la filière ».

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Kolda: Des producteurs de la vallée de l’Anambé réclament du matériel pour la récolte

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Des producteurs de la vallée de l’Anambé, dans la région de Kolda (sud), réclament plus de matériel pour pouvoir récolter leur production à temps et en préserver la qualité.

Les producteurs de la zone espèrent ainsi rester compétitifs auprès des consommateurs, selon Yéro Baldé, trésorier d’un regroupement de plus de 300 producteurs de la vallée de l’Anambé. « Si les producteurs récoltaient à temps, ils allaient avoir de bons rendements et pouvoir vendre un riz paddy de qualité.

Cependant, faute de matériel de récolte, combiné à la forte demande en période de récolte, nous récoltons avec beaucoup de retard et le riz perd son poids réel, sa qualité et sa valeur sur le marché », a expliqué Yéro Baldé. 

Il s’entretenait avec nos confrères de l’APS en marge d’une visite guidée des périmètres rizicoles de cette zone de culture à grande échelle du riz située entre les départements de Kolda et Vélingara. « Nous avons des partenaires qui nous achetaient le riz paddy, mais avec cette situation de récolte tardive, notre riz perd du poids et de la qualité. Ces partenaires ne sont plus chauds pour nous acheter notre production », a-t-il déploré. 

Il signale que le regroupement de producteurs dont il est membre a emblavé cet hivernage 900 hectares contre 500 hectares lors de la contre-saison passée. Les producteurs concernés tablent sur des rendements de l’ordre de quatre tonnes à l’hectare cette année si l’hivernage arrive à terme. 

En plus du manque de matériel de récolte, les producteurs de cette vallée déplorent l’absence de marché pour écouler leurs productions, sans compter les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour l’accès au crédit agricole. « Nous sollicitons aussi de l’herbicide efficace car nos herbes résistent aux produits que nos injectons dans nos champs. Il faut aussi revoir le réseau d’irrigation et de drainage des eaux.

La station de pompage est très éloignée des parcelles. L’écoulement de l’eau prend du temps et c’est coûteux », a ajouté Yéro Baldé, avant de souligner la nécessité de réhabiliter cette partie de la vallée. Abdoulaye Baldé, un producteur membre d’un regroupement comptant près de 300 riziculteurs, déplore lui aussi les retards de production et l’absence d’un marché viable. 

Il exploite deux hectares et s’attend tout de même à des rendements appréciables si tout se poursuit correctement.  « Si l’hivernage arrive à terme, et s’il y a moins d’oiseaux, je peux récolter environ 16 tonnes à raison de huit tonnes à l’hectare. Nous vendons ici le kilogramme de riz à 300 francs CFA.

En principe, je me retrouverai avec au moins cinq millions de francs CFA après la vente », dit ce producteur qui exploite la même superficie pour la contre-saison. « Pour labourer mes parcelles, j’ai dépensé 47.000 francs FCFA et 40.000 francs CFA pour l’engrais. On m’a offert les semences. Globalement j’ai dépensé environ 600. 000 francs CFA pour exploiter mes deux hectares », explique-t-il.

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Agriculture: Thiès attend une production de plus de 600.000 tonnes de manioc

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La région de Thiès (ouest) attend cette année une production de plus de 600.000 tonnes de manioc, a indiqué jeudi le président de cette filière, Assane Ndiaye. ’’L’année dernière, nous avions plus de 1.300.000 tonnes ; cette année, on attend autant, sinon plus’’, a-t-il dit à nos confrères de l’APS.

Selon lui, la région devrait réaliser une production de ’’plus de 600.000 tonnes’’, cette année. Il a indiqué en marge d’une remise de tracteurs à des producteurs de la région par le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, que le manioc ’’se porte très bien’’ dans la région de Thiès, qui représente 70% de la production nationale.

D’après lui, un recensement des producteurs de manioc sur l’étendue du territoire national est en cours, avec l’appui du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndaps).

Les transformateurs sont aussi concernés par cette opération visant une meilleure lisibilité dans la filière. Le manioc fait face à des défis de mécanisation, de transformation, de recherche, a-t-il dit.

Pour lui, il faut tendre vers une amélioration des variétés locales de manioc, en les croisant avec d’autres provenant notamment du Ghana et du Nigeria où beaucoup de recherche se font dans ce sens. La filière travaille déjà avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA) sur l’identification des variétés produisant la plus grande quantité de farine, ou celles aptes à produire de l’amidon. 

L’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) et l’Isra, l’Institut sénégalais de recherches agricoles, aident aussi à la dissémination de ces travaux. Thiès concentre environ 60.000 hectares sur les quelque 86.000 hectares emblavés sur l’étendue du territoire national, a noté Assane Ndiaye. Selon lui, l’un des avantages du manioc est que son rendement à l’hectare vaut deux à trois fois celui de l’arachide. S’y ajoute que la récolte peut être retardée d’un an pour attendre que le marché soit plus favorable.

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