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La Mtoa en faillite après 70 ans d’existence: les salariés plusieurs exigent une indemnisation

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70 ans après sa création, la Manufacture des Tabacs de l’Ouest Africain (Mtoa), l’une des plus vieilles industries de notre pays, a finalement fermé son usine de production de cigarettes dont les fameuses « Camélia Sport » étaient, à l’époque, le produit phare. Pour indemniser à l’amiable tous les salariés, la direction générale de la Mtoa dirigée par M. Fann Yourdrigniez a débloqué plusieurs milliards cfa. Ils ont été très bien désintéressés. Les plus petits journaliers sans contrat ont touché entre 10 et 15 mil- lions cfa, les salariés contractuels et autres cadres entre 50 millions et 150 millions cfa environ. On peut vraiment dire que la direction générale de cette entreprise a été généreuse en versant des indemnités royales à ses ex-employés avant de fermer ses portes pour aller s’établir sur les bords de la lagune Ebrié ! « Le Témoin » raconte…

De mémoire d’Inspecteur du travail, jamais dans l’histoire d’une industrie sénégalaise en faillite, des employés n’avaient reçu des indemnités aussi généreuses que celles versées par la Manufacture des Tabacs de l’Ouest Africain (Mtoa). En tout cas, si les désormais ex-employés de cette manufacture sénégalaise du tabac se sont repliés dans un silence joyeux, et n’ont pas porté presse contre leur direction générale comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, c’est parce qu’ils ont été très bien payés. Comme le confiait à l’époque le « marabout » Ousmane Tadjoudine Pouye « Khaliss bougoule thiow ! » (L’argent n’aime pas le bruit).

Une phrase devenue célèbre au Sénégal. Pour preuve, aussi bien les ex-salariés de la Mtoa que Mme Ndoye, la directrice des ressources humaines (Drh), personne ne veut se prononcer sur les différents montants payés. « Le directeur général de la Mtoa, seul habilité à parler à la presse, est hors du Sénégal. Donc, je ne peux rien vous dire ou avancer sur les montants dégagés par la direction générale de la Mtoa. Contentez-vous de ce que les intéressés ont déclaré… » a-t- elle esquivé.

10 millions pour le simple journaliste, 50 à 100 millions pour les contractuels
En menant sa petite enquête, « Le Témoin » a appris que le plus petit journalier (vous avez bien lu !) de l’usine a bénéficié d’une indemnité « sociale » voire « humanitaire » de 10 millions cfa minimum alors qu’aucun contrat de travail ne le liait à la Mtoa. Pour les salariés contractuels et autres cadres presque à la retraite, ils ont touché entre 50 millions et 100 millions de francs voire plus…

Un employé et membre du syndicat des travailleurs de la Mtoa exulte : « D’abord, permettez-moi de remercier les responsables de la Mtoa pour la générosité et la rapidité avec lesquelles ils ont payé les droits de tous salariés de l’usine. Dès le 1e décembre dernier, nous étions tous entrés en possession de nos fonds. Mieux, à la veille du Maouloud 2021, la direction générale avait donné à chaque employé une enveloppe d’un million cfa le temps que l’intégralité des droits soit débloquée. Et c’est déjà fait ! Moi qui vous parle, j’ai reçu comme indemnité entre 50 et 85 millions cfa. Je ne veux pas révéler le montant exact pour ne pas me faire identifier. Mais l’essentiel, c’est que ces fortes indemnités versées aux licenciés de la Mtoa constituent une grande première dans l’histoire de la classe ouvrière sénégalaise. Vraiment les Anglais sont reconnaissants et savent bien indemniser leurs ex-employés…» nous confie cet ex-employé de la Mtoa.

Dans le protocole de départs négociés dont « Le Témoin » a obtenu copie, M. Fann Yourdrigniez, directeur général de la Mtoa, filiale sénégalaise du groupe anglais « Impérial Tobacco », et Mme Aminata Mané Athie, il est question de mettre en œuvre un plan de restructuration provoquant la fermeture immédiate de l’usine de production. Entre les deux parties, il est également reconnu que la Mtoa, qui était traditionnellement une société exportatrice de cigarettes, a vu ses volumes de ventes se réduire drastiquement depuis les difficultés de la filiale tchadienne à cause de l’explosion de la fraude et de la contrebande en matière de cigarettes. Face à cette situation, la Mtoa se contente désormais d’importer des cigarettes pour en- suite les commercialiser et les distribuer.

Ainsi se tourne la page d’une Manufacture des tabacs qui a marqué l’histoire industrielle de notre pays. Et qui a eu parmi ses employés deux ministres qui siègent actuellement au Gouvernement du Sénégal, rapporte Le Témoin.

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Collectivités territoriales : Lancement du Système d’informations, de suivi et d’analyses des finances

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Le Ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires (Mctdat) a initié, dans le cadre de sa réforme institutionnelle, le développement d’un nouveau mécanisme de suivi des données financières des Collectivité Territoriales.

A ce titre, souligne un communiqué de presse,  l’Agence de développement local (Adl), avec l’appui du Programme Usaid Gouvernance locale pour le développement (Usaid GoLD), l’Unicef, l’Union des Associations d’élus locaux (Uael) et la Cellule d’appui des élus locaux (Cael) a développé le Système d’informations, de suivi et d’analyse des finances des Collectivités territoriales (Sisaf).

L’objectif est de remplacer le système actuel de suivi des fonds des Collectivités territoriales, jugé inefficace et obsolète, par une plateforme informatisée qui facilite l’accessibilité et la disponibilité de l’ensemble des données financières de ces dernières.

«Le nouveau système améliore ainsi la gouvernance financière des Collectivités territoriales par le renforcement de leurs capacités de gestion des fonds et par une meilleure transparence dans leur utilisation. Le système permettra également aux services de l’Etat de disposer d’un instrument d’appui à la prise de décision sur le financement de la décentralisation », lit-on dans le communiqué de presse.

Le Sisaf, explique-t-on, est une plateforme informatisée de l’utilisation des fonds des communes et départements – fonds transférés, fonds propres et autres fonds disponibles au sein des Collectivités territoriales. L’application en cours de développement permet la remontée et l’analyse instantanée des informations financières des Collectivités territoriales, ainsi qu’une harmonisation des différents cadres budgétaires. L’exploitation des données permet de générer plusieurs indicateurs d’aide à la décision aux niveaux local et central. L’interface du Sisaf est disponible sur la plateforme de l’observatoire de l’Adl : www.observatoireadl.net.

La capitalisation de la phase test et le lancement officiel de cet important outil a eu lieu le 9 septembre 2022 à Dakar avec l’appui de Usaid GoLD et la participation d’une soixantaine de personnes représentant les structures parties prenantes.

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Sécheresse en France: Elisabeth Borne active la cellule interministérielle de crise (Matignon)

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La cellule se réunira dans la journée ce vendredi, selon une source gouvernementale. «Cette sécheresse est la plus grave jamais enregistrée dans notre pays» et «les prévisions météo laissent présager que la situation pourrait perdurer sur les 15 prochains jours, voire devenir plus préoccupante encore», souligne Matignon. «La sécheresse exceptionnelle que nous connaissons actuellement prive d’eau de nombreuses communes et est un drame pour nos agriculteurs, nos écosystèmes et la biodiversité», ajoutent les services de la Première ministre dans un communiqué.

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Prise en charge des malades : Marie Khemesse Ngom Ndiaye fait la leçon aux Directeurs des établissements publics de santé

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« Nous regrettons que certaines pratiques, certains comportements de personnels de santé soient encore là. Je sais que les auteurs de ces actes qui suscitent l’indignation d’une bonne partie de la population sont largement minoritaires,  cependant, de par leurs actes de négligence, leur manque d’empathie vis-à-vis du malade ou de son accompagnant, ils ternissent l’image de leur établissement et du secteur tout entier, au Sénégal et dans le monde ».  Un discours ferme, tenu par la ministre de la Santé et de l’Action sociale devant l’ensemble des directeurs d’établissements de santé,  lors de la réunion de coordination de la direction générale des établissements de santé élargie aux Directeurs d’Établissements.

Selon Marie Khemesse Ngom Ndiaye, ces agents qui ont cet écart de comportement ne « savent pas que tout le système de santé et d’action sociale est jugé à travers eux et leurs comportements. Ils ignorent que le citoyen d’aujourd’hui a un niveau d’exigence élevé qui le pousse souvent à dénoncer, avec l’accès aux réseaux sociaux devenu très facile ». 
En effet, reconnaît le ministre, « ces dénonciations ne sont pas toujours fondées, mais avant que la vérité des faits ne soit établie, le mal est déjà fait, le tableau sur le système est déjà noirci ». C’est pourquoi elle a demandé aux Directeurs d’établissements de s’attaquer à ce fléau et l’éradiquer au sein de leur structure. Le paradigme doit changer pour que la gestion axée sur les résultats et le financement basé sur les performances deviennent des réalités au sein de nos établissements de santé, qu’ils soient hospitaliers ou non hospitaliers selon elle. « Même si je ne partage pas l’idée selon laquelle la confiance entre le personnel de santé et la population est rompue, je consens qu’il y a encore du travail à faire pour modifier l’image négative que certains de nos compatriotes ont de nos hôpitaux. Il nous revient de transformer ce tableau et de le rendre attrayant et plus beau à regarder », invite la ministre.  Elle stipule que pour  soigner l’image du système de santé sénégalais, il faut améliorer sensiblement la situation des établissements de santé dont l’image a été ternie suite à des évènements qui ont créé un creux entre le personnel de santé et la population. « Ces dernières semaines, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a été interpellé sur diverses affaires qui se sont déroulées dans nos établissements de santé », a-t-elle observé.  

Cette avait pour la successeure de Abdoulaye Diouf Sarr d’échanger avec les acteurs sur des sujets importants qui concernent les établissements de santé. Elle s’est d’ailleurs félicitée de la  contribution de ces directeurs à la mise en œuvre du Plan national de Développement sanitaire et social.  Au cœur des débats de cet atelier de deux jours, l’orientation budgétaire, les primes et indemnités dans les EPS, la comptabilité analytique, les activités menées durant le premier semestre de l’année 2022, les indicateurs du Document de Programmation pluriannuelle des Dépenses (DPPD) ainsi que le nouveau modèle de contrat de performance. S’y ajoutent les critères d’évaluation des Etablissements de santé, la situation des infrastructures et des équipements dans les EPS.


Mise en œuvre la directive de 2016

La directive de 2016 sur les urgences recommande d’améliorer l’environnement des soins des structures respectives par des activités simples. La ministre a ainsi invité les acteurs à veiller à sa mise en œuvre. Il s’agit d’améliorer l’accueil et l’orientation des patients dans les hôpitaux, de repeindre les façades délabrées, les bureaux et couloirs dont la peinture est défraîchie,  de revoir les installations électriques et assurer l’éclairage de tous les locaux, mais aussi d’aménager des espaces verts et des aires de repos ou de séjour pour les accompagnants, d’améliorer le séjour des patients et des usagers, et de renforcer l’hygiène hospitalière et la propreté, etc. « Je constate que ces mesures, aussi simples qu’elles soient, ne sont pas correctement appliquées partout. Certains établissements ont connu des améliorations notoires. Hélas, ce n’est pas le cas d’autres. Ainsi, il faut davantage de volonté et un suivi régulier pour y arriver »,précise le ministre.
Revenant sur les efforts consentis dans le secteur de la santé, la ministre est revenue sur les investissements conséquents de l’Etat en termes d’infrastructures et d’équipements, des ressources humaines qui ont été fortement renforcées, même s’il subsiste des gaps. « L’Etat poursuit ses efforts pour les résorber, accompagné en cela par ses partenaires, afin de renforcer l’accès aux services hospitaliers et non hospitaliers et améliorer la qualité des soins ».

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