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La fraternité est dans le pré !Le travail remarquable des conseillers agricoles mis en exergue dans cette histoire

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L’histoire que je vais vous raconter est digne d’une série de l’émission télévisée française de télé-réalité intitulée « l’Amour est dans le pré » diffusée sur M6. Retenez d’abord que je m’appelle El Hadj Ibrahima Gueye, Responsable de la Cellule de communication de la Saed. Je suis né à Bambey et l’aîné de notre famille s’appelle Amadou Gueye. En mission avec des agents de la cellule de communication de la Saed et de journalistes sur le terrain et plus précisément dans le secteur du Haut Delta de la délégation de Dagana, j’ai retrouvé « mon frère » Amadou Gueye, cultivant une parcelle de riz dans les périmètres de Mbagam, situés à 7 kms de Richard Toll.  Il porte les mêmes prénoms et noms de mon frère biologique qui se trouve à Bambey.

Cette rencontre a été facilitée par Idrissa Ndiaye Dieye, conseiller agricole de la Saed dans la zone. En effet, c’est avec l’aide de l’ingénieur Délégué Alassane BA de la Saed de Dagana, qu’Idrissa Ndiaye Dieye a été ciblé pour être un sujet de reportage, afin de faire le portrait d’un Conseiller agricole de la SAED. Durant la séance de briefing avec Idrissa, il m’a fait comprendre qu’il a fait ses études d’Ingénieur des travaux agricoles (ITA) à l’ISFAR ex ENCR de BAMBEY. A l’évocation de ma ville, Bambey, s’établit déjà un élan de fraternité entre le conseiller agricole et moi. Alors j’ai commencé à écouter religieusement la description du travail de ce sortant de Bambey.  
 

Pour Idrissa « le travail d’un conseiller agricole consiste à accompagner les producteurs de son secteur à la mise en valeur des terres aménagées ». Pour expliquer cet accompagnement il l’a décrit  en plusieurs phases :  
 

• Avant le démarrage de la campagne, le conseiller agricole tient des réunions avec chaque union pour faire le bilan de la saison passée avant de dessiner des prévisions pour la campagne à venir.  Ensemble, avec le producteur, ils font l’inventaire des stocks des intrants agricoles pour pouvoir établir les expressions de besoins pour les demandes de financement au niveau de la banque. Par moment, le conseiller agricole accompagne le producteur  à la banque, si ce dernier a des difficultés à obtenir des moratoires pour le remboursement de son crédit. 

En ce qui concerne la gestion de l’eau, il incombe également au conseiller agricole de faire la situation sur l’état des Groupes moto -pompes, des stations de pompage et des canaux d’irrigation au niveau des parcelles. 
 

• Pendant la campagne il fait un suivi quotidien des producteurs pour le respect des itinéraires techniques culturaux recommandés par la recherche. Il regarde avec le producteur les niveaux d’eau sur les parcelles et veille à l’application préconisée des engrais et herbicides. Il lui appartient également de détecter les éventuelles maladies sur les cultures. Par ailleurs s’il y a une nouvelle variété ou des herbicides à tester sur un site, le conseiller agricole suit les démonstrations et enregistre les résultats pour les transmettre à ses supérieurs. 
 

• Après la campagne, le conseiller agricole finalise la collecte d’informations sur les superficies emblavées pour renseigner la base de données socio-économique de la SAED pour exploitation. Pendant cette phase il assiste le producteur pour trouver du matériel de récolte et l’aide dans la commercialisation de ses produits agricoles.

Les activités que mène le conseiller agricole auprès du producteur, créent les fondements d’une amitié, d’une parenté. Ils se rencontrent tous les jours aux champs ou au bureau pour échanger sur la profession et même sur les problèmes personnels et familiaux. De fil en aiguille, une proximité, une complicité et une confiance s’installent entre ces deux professionnels voire même une fraternité. 

Pour revenir sur l’histoire de rencontre avec « mon frère » producteur Amadou GUEYE. Il porte les mêmes prénoms et noms de mon frère biologique qui se trouve à Bambey. Je l’ai approché sur les périmètres rizicoles de Mbagam pour qu’il me donne son appréciation sur le travail d’un conseiller agricole. 

Apres les présentations il m’a fait comprendre que nous sommes tous des parents et que dans la vallée du fleuve, toutes les communautés sénégalaises et même guinéennes et gambiennes  se retrouvent  pour cultiver la terre pour  nourrir le Sénégal. 

« Les gens viennent de Touba, Fatick, Casamance, Louga etc ; pour travailler dans l’agriculture et qu’à travers nos conversations profondes, nous découvrons qu’on partage la même philosophie et les mêmes valeurs » me dit le producteur de riz Amadou GUEYE avant de renchérir que « le Conseiller agricole l’assiste quotidiennement dans la maîtrise de sa production  et qu’il le rend visite assez souvent chez lui pour s’enquérir de son état de santé, discuter avec lui sur des débouchés ou à la mise en place de nouveaux projets de développement ».  

Merci au Conseiller Agricole Idrissa Ndiaye DIEYE 
Merci au Producteur « frère » Amadou GUEYE 
Vive l’Agriculture !
 


Storytelling d’Elhadji Ibrahima GUEYE 
Chef de la Cellule Communication de la SAED

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Retour en zone, après 5 années + 2! (Par Djibril SARR).

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Au basket c’est une faute. Lorsqu’on revient dans sa zone, quelle que puisse être la durée. 

S’il y’a ce rappel dans un contexte plutôt CAN et non d’Afrobasket, c’est parce que nous en arrivons au terme d’une longue quinzaine de réconciliation entre la plupart des élus et leurs collectivités respectives. Quinze jours pendant lesquels vous avez quotidiennement vu vos élus. 

Pourtant, il y’a plus de cinq années passées plus deux bonus, la plupart s’était battu pour le fauteuil de maire ou de président de conseil départemental, avant de déserter ces localités lointaines, au profit d’un cumul exagéré et illogique d’emplois inaccessibles à une bonne partie d’une jeunesse en quête d’occupation.

Il y’a deux semaines déjà que sonnait l’heure de retour en zone. Une occasion pour ces collectivités orphelines de retrouver au quotidien pendant 2 semaines, les sourires charmeurs de leurs élus perdus de vue et qu’ils n’apercevaient par chance, que pendant leur passage le temps d’un week-end. 

Pour nous autres populations, la vigilance et l’éveil des consciences nous dictent un choix responsable où aussi bien les nouveaux candidats que les performants parmi les anciens ont leur chance à jouer. 

Donnons l’opportunité à ceux qui ont un programme clair, la capacité, la détermination, la maturité et le temps, de dérouler leur mission. Faisons attention aux marchands d’illusions mais également aux arrogants, aux irresponsables, aux belliqueux et aux incendiaires.

Nos choix doivent être éclairés, argumentés et raisonnables.

Dans certaines contrées desservies par les politiques publiques, n’attendons surtout pas que l’insécurité, l’obscurité, la faible scolarisation, la précarité sanitaire, les inondations, l’absence d’assainissement, les moustiques, entre autres,  viennent nous rappeler notre mauvais choix. 

Ne confondons ni religion, ni confrérie, ni coloration politique, ni lien familial avec le choix utile à la localité.

Cultivons le travail, la rigueur, la persévérance, l’endurance, la simplicité, la responsabilité, le sens de la mesure, l’humilité, l’acceptation, pour savoir compter sur nous-mêmes dans les conditions que nous réserve le destin, le hasard ou Dieu selon nos croyances.

Ne troquons pas notre devoir d’exiger des résultats à nos élus dans l’amélioration de notre qualité de vie à travers des équipements et des services collectifs contre un simple soutien financier aux cérémonies socio-culturelles, sportives et religieuses. 

Changeons de paradigmes en portant nos choix sur des compétences éclairées et engagées, sans les soumettre au prix de leur intimité, d’invectives et de violence familiales. 

Exigeons en revanche, des résultats qui ne sauraient provenir que d’une bonne planification, une réalisation correcte, un suivi régulier, un contrôle rigoureux et une amélioration continue, soutenus par une communication inclusive.

Que le vote de ce dimanche 23 janvier 2022 traduise nos choix libres des personnes en charge de la destinée de nos collectivités respectives.

Qu’il se déroule dans la paix et le fair-play, pour une reprise en main dès le lendemain, des dossiers en souffrance par le simple fait de cette période de retour en zone, de personnalités indivisibles à  responsabilités plurielles en quête de base solide capable de leur garantir une longévité improbable dans nos instances de gouvernance. Nos plans de développement doivent être traduits en plans d’actions qui survient aux hommes qui les portent.

Djibril SARR

CEO SECURIZONS

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Plaidoyer pour les habitants de Keur Massar et des populations sous les eaux (par Alioune Badara Seck)

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La pandémie liée à la Covid 19 et les inondations dans la banlieue de Dakar en Septembre 2020, avaient fait vivre le martyre aux populations notamment celles de Keur Massar.

Suite à cette période vécue avec de grandes difficultés par les populations et les promesses fermes de l’État du Sénégal à travers ses représentants que le supplice jadis traversé par les habitants de la banlieue ne se réitérerait plus, l’espoir semblait être permis pour cet hivernage 2021.

Hélas, dès les premières gouttes de pluie, tous les espoirs s’évaporèrent et laissèrent place aux inondations habituelles et à leurs lots de souffrances.

Le spectacle désolant des femmes désemparées et des pères de famille réduits à l’impuissance devant la montée des eaux déferlantes est une atteinte à la dignité humaine.
Des autorités responsables auraient pris toutes les dispositions nécessaires afin que pareille calamité ne se répète plus.

Nul ne peut comprendre qu’un tel calvaire se soit produit l’année précédente après les pluies du 5 et 6 septembre 2020 et que onze mois plus tard, l’on se retrouve avec le même désolant spectacle de maisons et de routes envahies par les eaux, de familles déplacées, de milliers d’hommes et de femmes mis dans la précarité.

La responsabilité des autorités du Sénégal est engagée au premier chef et les habitants de Keur Massar et de la banlieue exigent des réponses.
Les populations exigent une réponse immédiate de l’Etat du Sénégal combinée à la mise en place d’une solution structurelle qui réglera définitivement le problème des inondations. La souffrance n’a que trop duré.

L’Etat doit en urgence :

1. doter tous les quartiers sous les eaux de pompes de grande capacité et en quantité suffisante pour rapidement évacuer les eaux de pluie. La saison des pluies n’a pas encore pris fin.

2. assister toutes les familles sous les eaux ainsi que les familles déplacées et qui font face à d’énormes difficultés matérielles et financières pour assurer leur survie quotidienne. Mettre un place un plan d’urgence d’assistance des familles.

3. finaliser le plus rapidement possible les interconnexions entre les bassins et fournir des délais précis de réalisation. Sans quoi des bassins construits isolément ne peuvent régler le problème d’évacuation des eaux.

4. associer les délégués et représentants des quartiers de Keur Massar au suivi et contrôle des travaux. Il n’est pas crédible de vouloir régler le problème de Keur Massar et de la banlieue en excluant du processus les populations et leurs représentants.

Avec tous les milliards dépensés dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, notamment dans sa composante PROGEP (Projet de Gestion des Eaux Pluviales), les habitants de la localité n’attendent pas moins de l’État du Sénégal.

Alioune Badara Seck

Syndicaliste

Leader de la coalition Taxawu Keur Massar Jotna

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HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX : UN NOM, UN HOMME ET UN DESTIN (Par Brahim OGUELEMI )

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C’est avec le cœur lourd et la gorge nouée que nous venons d’apprendre le décès ce matin de l’ancien Président du Tchad Hisseine Habré, décès survenu à la suite d’une contamination de Covid-19. En ces instants sombres et troubles, nous présentons nos condoléances les plus attristées et les plus émues à sa famille nucléaire, à ses proches, à ses connaissances, au peuple Tchadien et au peuple Africain tout entier !
Mais quel héritage l’homme aura-t-il légué à la postérité ? 
L’histoire retiendra à jamais que le Président Hissein Habré fut celui qui aura sauvé la bande d’aouzou contre l’occupation libyenne de Kadhafi. Par-là même, il aura ainsi sauvé tous les pays limitrophes du Tchad contre la folie démentielle de Kadhafi. Le Président Camerounais Paul Biya s’était même confessé auprès du Président Habré au lendemain de la libération du Tchad en lui ayant dit en substances que : «  Mon frère, tu nous a sauvés. Sans toi Kadhafi aurait annexé et marché sur tous les pays limitrophes du Tchad ».
Hissein Habré c’est aussi celui qui aura refusé de brader les ressources naturelles du Tchad au profit du consortium des firmes multinationales occidentales. Il aura tenu simultanément et parallèlement tête à l’invasion libyenne, à l’impérialisme, au néocolonialisme et à la finance internationale mondialisée ainsi qu’à leurs valets locaux. Son caractère était foncièrement forgé et tempéré dans le fer ardent de la lutte et de son corollaire la résistance.
Pour son patriotisme et pour son nationalisme, le Président Habré fut seul contre le reste du monde dans un monde où de plus en plus les dirigeants du Sud s’aplatissent si facilement face aux injonctions politiques et économiques injustes du Nord au grand dam des intérêts vitaux et stratégiques des populations du Sud.
C’était dans un contexte où l’Occident employant tous ses moyens stratégiques et ses armadas et en cela épaulé par la Libye, le Soudan et les négres de maison que le Président Hissein Habré était parti en ayant préféré laisser le Tchad dans une situation relativement stable. Aujourd’hui 31 ans plus tard, il est rappelé vers son Seigneur. Mais il est rappelé vers son Seigneur en ayant toujours gardé tenaces sa fierté, sa conscience patriotique et son amour-propre pour n’avoir point servi le Tchad sur un plateau d’argent à ses ennemis et notamment aux prédateurs financiers et économiques du pays.
Donc, au regard de toutes ces raisons susmentionnées, nous pouvons tirer les légitimes et objectives considérations suivantes sur l’homme : il fut intègre et incorruptible, digne et fier, patriote et nationaliste, courageux et téméraire, travailleur et exigeant, instruit et cultivé, héros et libérateur, résistant et vainqueur. L’homme n’aura pas, pour ainsi dire, vécu inutilement. Il y’a apporté, considérablement, sa part de lumière sur la grande phare qui éclaire la longue marche de ce monde.
L’homme est parti mais son combat, sa lutte et ses œuvres demeureront à jamais dans la postérité. La jeunesse Tchadienne en particulier et celle Africaine en général, auront tout à gagner à s’inscrivant dans la dynamique du noble sentier de la résistance et de pouvoir ainsi vaincre la couleuvre tentaculaire qu’est la Françafrique qui n’a semé et qui continue toujours de semer mort, désolation, tristesse, chaos, pillage, vol, humiliation et bradage sur le continent africain depuis le début des années 60.
LA LUTTE CONTINUE ! LE COMBAT CONTINU !LES PATRIOTES TCHADIENS VAINCRONT !LES PATRIOTES AFRICAINS VAINCRONT !
HISSEIN HABRÉ VA EN PAIX !QUE LE PARADIS SOIT VOTRE DEMEURE ÉTERNELLE !
Brahim Oguelemi, Dakar le 24 août 2021, depuis l’hôpital principal.

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