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Horticulture: La contractualisation entre maraîchers et SENEGINDIA, une solution pour une agriculture compétitive et rentable (Macoumba Diouf)

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Le directeur de l’horticulture Macoumba Diouf a décrit le modèle de contractualisation liant des producteurs maraîchers de la zone des Niayes au groupe SENEGINDIA, comme « la solution » pour arriver à une agriculture compétitive et rentable pour les producteurs. « La contractualisation est quelque chose que nous sommes en train de beaucoup encourager parce que c’est ça la solution pour une agriculture compétitive et rentable pour les producteurs », a dit M. Diouf lors d’une tournée dans la zone des Niayes.

Le directeur de l’horticulture, invité par la fédération des producteurs maraîchers des Niayes (FPMN), a visité l’expérience de contractualisation de ce regroupement avec SENEGINDIA, une société sénégalo-indienne. Il s’est rendu dans plusieurs localités de cette zone, principale productrice de légumes du pays. Il s’agit de Khonkhe Yoye, Thiar, Diogo, dans la commune de Darou Khoudoss, ainsi que Keur Abdou Ndoye, vers Kayar, entre autres.

Macoumba Diouf a dit vouloir montrer cette expérience en exemple, en répondant à l’invitation de la FPMN. La société fournit les semences, de l’engrais et préfinance certains aspects de la campagne, dont le carburant et s’accorde avec les producteurs sur le prix de vente auquel ils devront la lui revendre à la récolte. Il est fixé à 200 francs le kilo, bord champ. La société sénégalo-indienne va acheter cette production et la stocker dans une chambre froide qu’elle a construite à Diamniadio.

Pour le directeur de l’horticulture, les mérites de cette démarche sont que le producteur y trouve son compte, parce que pouvant disposer d’intrants « à temps », y compris avec l’accompagnement de l’Etat. Il a un « marché conclu à l’avance » et peut « décider librement d’aller en campagne », avec l’assurance de pouvoir écouler sa production. « C’est qu’on appelle l’autodétermination du producteur ».

Environ « 150 à 160 producteurs » exploitant plus de 130 ha, sont concernés par cette contractualisation avec SENEGINDIA, via la FPMN. La fédération s’attend à une production de 2.500 tonnes, a dit son secrétaire général Diéri Guèye, selon qui, le long partenariat a été professionnalisé ces deux dernières années.  Le directeur de l’horticulture a salué les retombées de cette contractualisation en termes de modernisation des exploitations horticoles dans les Niayes, avec l’utilisation du solaire, du goutte à goutte, de l’irrigation par aspersion.

Ce modèle s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre du programme national de relance de l’horticulture dans le cadre d’un programme de trois ans qui a été validé, a-t-il dit, estimant qu’il augure des lendemains meilleurs pour l’horticulture. L’horticulture est érigée en priorité dans ce programme étatique qui cherche à régler les ‘’questions majeures’’ telles que les infrastructures de conservation, afin d’assurer une couverture annelle des besoins du pays en produits horticoles.

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Agriculture: Macky Sall demande à Moussa Baldé à préparer dès maintenant la commercialisation agricole

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Le chef de l’Etat Macky Sall a recommandé mercredi au ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural de s’atteler aux préparatifs de la prochaine campagne de commercialisation agricole, informe l’Aps. 

« Le président de la République demande au ministre Moussa Baldé d’anticiper, en relation avec les acteurs, sur toutes les mesures à prendre afin d’assurer un bon déroulement de la prochaine campagne de commercialisation des produits agricoles ».

Le Président Sall a également dit au même ministre de « veiller à la régularisation de la campagne de commercialisation arachidière, à la satisfaction des producteurs et des industriels de la filière ».

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Kolda: Des producteurs de la vallée de l’Anambé réclament du matériel pour la récolte

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Des producteurs de la vallée de l’Anambé, dans la région de Kolda (sud), réclament plus de matériel pour pouvoir récolter leur production à temps et en préserver la qualité.

Les producteurs de la zone espèrent ainsi rester compétitifs auprès des consommateurs, selon Yéro Baldé, trésorier d’un regroupement de plus de 300 producteurs de la vallée de l’Anambé. « Si les producteurs récoltaient à temps, ils allaient avoir de bons rendements et pouvoir vendre un riz paddy de qualité.

Cependant, faute de matériel de récolte, combiné à la forte demande en période de récolte, nous récoltons avec beaucoup de retard et le riz perd son poids réel, sa qualité et sa valeur sur le marché », a expliqué Yéro Baldé. 

Il s’entretenait avec nos confrères de l’APS en marge d’une visite guidée des périmètres rizicoles de cette zone de culture à grande échelle du riz située entre les départements de Kolda et Vélingara. « Nous avons des partenaires qui nous achetaient le riz paddy, mais avec cette situation de récolte tardive, notre riz perd du poids et de la qualité. Ces partenaires ne sont plus chauds pour nous acheter notre production », a-t-il déploré. 

Il signale que le regroupement de producteurs dont il est membre a emblavé cet hivernage 900 hectares contre 500 hectares lors de la contre-saison passée. Les producteurs concernés tablent sur des rendements de l’ordre de quatre tonnes à l’hectare cette année si l’hivernage arrive à terme. 

En plus du manque de matériel de récolte, les producteurs de cette vallée déplorent l’absence de marché pour écouler leurs productions, sans compter les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour l’accès au crédit agricole. « Nous sollicitons aussi de l’herbicide efficace car nos herbes résistent aux produits que nos injectons dans nos champs. Il faut aussi revoir le réseau d’irrigation et de drainage des eaux.

La station de pompage est très éloignée des parcelles. L’écoulement de l’eau prend du temps et c’est coûteux », a ajouté Yéro Baldé, avant de souligner la nécessité de réhabiliter cette partie de la vallée. Abdoulaye Baldé, un producteur membre d’un regroupement comptant près de 300 riziculteurs, déplore lui aussi les retards de production et l’absence d’un marché viable. 

Il exploite deux hectares et s’attend tout de même à des rendements appréciables si tout se poursuit correctement.  « Si l’hivernage arrive à terme, et s’il y a moins d’oiseaux, je peux récolter environ 16 tonnes à raison de huit tonnes à l’hectare. Nous vendons ici le kilogramme de riz à 300 francs CFA.

En principe, je me retrouverai avec au moins cinq millions de francs CFA après la vente », dit ce producteur qui exploite la même superficie pour la contre-saison. « Pour labourer mes parcelles, j’ai dépensé 47.000 francs FCFA et 40.000 francs CFA pour l’engrais. On m’a offert les semences. Globalement j’ai dépensé environ 600. 000 francs CFA pour exploiter mes deux hectares », explique-t-il.

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Agriculture: Thiès attend une production de plus de 600.000 tonnes de manioc

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La région de Thiès (ouest) attend cette année une production de plus de 600.000 tonnes de manioc, a indiqué jeudi le président de cette filière, Assane Ndiaye. ’’L’année dernière, nous avions plus de 1.300.000 tonnes ; cette année, on attend autant, sinon plus’’, a-t-il dit à nos confrères de l’APS.

Selon lui, la région devrait réaliser une production de ’’plus de 600.000 tonnes’’, cette année. Il a indiqué en marge d’une remise de tracteurs à des producteurs de la région par le ministre de l’Agriculture, Moussa Baldé, que le manioc ’’se porte très bien’’ dans la région de Thiès, qui représente 70% de la production nationale.

D’après lui, un recensement des producteurs de manioc sur l’étendue du territoire national est en cours, avec l’appui du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndaps).

Les transformateurs sont aussi concernés par cette opération visant une meilleure lisibilité dans la filière. Le manioc fait face à des défis de mécanisation, de transformation, de recherche, a-t-il dit.

Pour lui, il faut tendre vers une amélioration des variétés locales de manioc, en les croisant avec d’autres provenant notamment du Ghana et du Nigeria où beaucoup de recherche se font dans ce sens. La filière travaille déjà avec l’Institut de technologie alimentaire (ITA) sur l’identification des variétés produisant la plus grande quantité de farine, ou celles aptes à produire de l’amidon. 

L’Agence nationale de conseil agricole et rural (ANCAR) et l’Isra, l’Institut sénégalais de recherches agricoles, aident aussi à la dissémination de ces travaux. Thiès concentre environ 60.000 hectares sur les quelque 86.000 hectares emblavés sur l’étendue du territoire national, a noté Assane Ndiaye. Selon lui, l’un des avantages du manioc est que son rendement à l’hectare vaut deux à trois fois celui de l’arachide. S’y ajoute que la récolte peut être retardée d’un an pour attendre que le marché soit plus favorable.

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