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Environnement

Gestion durable des ressources en eau :Un atelier de sensibilisation des élus locaux et ruraux à l’Ugb

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L’éternel problème de la gestion durable de l’eau, en territoire urbain et péri urbain, qui est une préoccupation planétaire, a été encore au centre d’un large débat enrichissant et fructueux, organisé depuis mardi à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dans le cadre du projet « Contribution à la gestion des ressources en eau à Saint-Louis-Phase II ». 
Les travaux de cet atelier de trois jours, se sont déroulés en présence d’une trentaine de participants, notamment des conseillers départementaux de Saint-Louis, des élus locaux et ruraux des communes de Fass-Ngom, Mpal, Gandon, Saint-Louis et de Ndiébéne Gandiole.Des sources proches de l’Agence régionale de développement (Ard) ont rappelé que ce projet « Contribution à la gestion des ressources en eau à Saint-Louis-Phase II », est financé par l’Aire métropolitaine de Barcelone (AMB) et est exécuté par la Fondation MON-3 (MON3) et la Fondation Solidarité de l’Université de Barcelone (FSUB). 
Il s’agit notamment d’un programme ambitieux, initié en partenariat avec l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et est exécuté en collaboration avec l’Agence régionale de développement de Saint Louis (Ard), en rapport avec la gestion durable des ressources hydriques.
En marge des travaux, des experts ont rappelé que, dans le monde, 2,6 milliards de personnes (soit 40% de la population mondiale) n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement de base. Parmi elles, 1,1 milliard n’ont carrément pas accès à de l’eau simplement potable de façon durable. On estime que l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable, des services d’assainissement et de l’hygiène permettraient de sauver 1,6 million de vies chaque année, principalement des enfants. Au cours du 20ème siècle, alors que la population mondiale s’est multipliée par trois, la consommation en eau s’est multipliée par six.Nos interlocuteurs ont précisé que l’eau est une ressource naturelle limitée, nécessaire à la vie et aux systèmes écologiques, essentielle pour le développement économique et social. Elle fut traitée en tant que tel au chapitre 18 de l’Agenda 21 à Rio en 1992. De nos jours, sa gestion est primordiale en cette période de changement climatique.Ainsi, ont-ils poursuivi, la baisse globale de la pluviométrie pourrait jouer sur la recharge des nappes y compris dans les zones humides. L’eau douce sur terre est de 2,5% du stock total d’eau sur la planète mais, seule 0,3% est aisément accessible et se trouve dans les réservoirs, les ruisseaux, les lacs et les rivières, nous devrons donc penser à sa gestion durable. La taille de la population mondiale augmente d’environ 85 millions de personnes par année, il s’ensuit donc que la quantité d’eau douce disponible par tête diminue rapidement (Sommet mondial sur le développement durable, 2002). 
Ils ont souligné que la problématique de l’eau est au centre du développement dans la zone des Niayes (de Dakar à Saint-Louis) au Sénégal. L’eau rythme l’essentiel des activités dans les dépressions où la nappe phréatique est sub affleurante: maraîchage, élevage, exploitation du sel etc. La zone des Niayes a toujours été objet de convoitise du fait des ses conditions hydriques et bioclimatiques exceptionnelles.Elle offre des potentialités et des avantages socio économiques qui conduisent à une affluence des ménages ruraux agricoles. Cependant, l’avancée des dunes qui compromettent la fertilité des sols, l’exploitation excessive d’eau par les maraîchers mènent à la baisse des nappes phréatiques. Les pesticides utilisés de façon anarchique affectent la qualité de l’eau et des productions, ce qui joue sur la santé des populations.A tout cela, vient s’ajouter l’urbanisation qui empiète sur les terres cultivables. La zone des Niayes est donc un concentré de problèmes de diverses natures qui compromet la survie de l’écosystème et son développement. Dés lors, on doit penser à une gestion intégrée des ressources en eau par une approche participative. Cette gestion se fera de manière coordonnée à l’intérieur de la zone, entre les différents acteurs. Ceci permettra une maximisation du bien être socio-économique en résultant sans pour autant compromettre la pérennité d’écosystèmes vitaux. 
                                                                                                                                                                                                                      Mbagnick Kharachi Diagne

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Climat : la promesse de limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius « sous assistance respiratoire », prévient Guterres

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Lors d’une réunion à huis clos avec des chefs d’État et de gouvernement, mercredi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à plus d’action et de leadership pour lutter contre la crise climatique, avertissant que les efforts visant à maintenir la hausse des températures mondiales à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels étaient « sous assistance respiratoire ».

S’adressant aux journalistes après la réunion, le chef de l’ONU a déclaré qu’il avait parlé aux dirigeants de l’urgence climatique et de la « triple crise mondiale » alimentaire, énergétique et financière.

M. Guterres a déclaré aux dirigeants réunis que la dévastation dont il a été témoin ce mois-ci au Pakistan, où les inondations ont couvert environ un tiers du pays à leur pic, s’est produite avec un réchauffement climatique de 1,2 degré Celsius, alors que le monde est actuellement sur la voie d’une augmentation globale de plus de trois degrés.

La réunion a été annoncée à l’avance comme un « échange de vues franc et informel » entre les dirigeants, coprésidé par M. Guterres et le Président égyptien Abdel Fattah Al Sisi, et une occasion d’aborder des questions clés avant la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, la COP27, qui doit se tenir dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh en novembre.

« Les énergies fossiles nous tuent »

Depuis la conférence de l’année dernière à Glasgow, en Écosse, les impacts climatiques se sont aggravés et les émissions de carbone ont atteint des niveaux records, frappant le plus durement les communautés vulnérables.

Quatre questions brûlantes ont été abordées au cours des pourparlers informels : l’atténuation des émissions, le financement climatique, l’adaptation et les pertes et dommages.

Concernant l’atténuation, M. Guterres a déclaré aux dirigeants que même si les émissions doivent être réduites de près de moitié avant 2030, elles sont en passe d’augmenter de 14%. Il a appelé les représentants des principales économies mondiales – les pays du G20 – à éliminer progressivement le charbon, à accroître les investissements dans les énergies renouvelables et à mettre fin à leur « dépendance aux combustibles fossiles ».
« L’industrie des combustibles fossiles nous tue », a-t-il dit, « et les dirigeants sont en décalage avec leur peuple, qui réclame une action climatique urgente ».

Dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, les pays en développement se sont vu promettre 100 milliards de dollars par an pour financer des initiatives les aidant à faire face aux effets du réchauffement climatique.
À ce jour, cet objectif n’a pas été atteint. Le chef de l’ONU a déclaré que les engagements financiers envers le monde en développement doivent être honorés immédiatement et intégralement.

« J’ai souligné la nécessité de doubler le soutien à l’adaptation à 40 milliards de dollars par an d’ici 2025 », a poursuivi M. Guterres. « La destruction climatique est en train de se produire. Les gens souffrent maintenant ».

Dans la perspective de la COP27, le Secrétaire général a exprimé l’espoir que l’événement fera avancer ces discussions, en tant que question de justice climatique, de solidarité internationale et de confiance.

Coopérer pour faire baisser les prix

Un sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 se tiendra à Bali en novembre, lors des derniers jours de la COP27, et M. Guterres a exhorté les dirigeants à prendre des décisions importantes pour faire face à la « triple crise » alimentaire, énergétique et financière.

Il a exhorté la coopération et la solidarité internationales à faire baisser les prix qui ont grimpé en flèche depuis la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine, à accroître le soutien aux pays en développement et à prévenir une crise plus grave l’année prochaine.
Les institutions financières internationales doivent également intensifier et offrir un allégement de la dette aux pays en développement, a déclaré M. Guterres, et de nouveaux mécanismes pour acheminer des ressources vers les pays qui en ont besoin doivent être renforcés et élargis. 

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Sénégal : des activités plubio-orageuses attendues durant la journée

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L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annoncent que des activités plubio-orageuses sont attendues sur plusieurs parties du pays au courant de la journée de ce vendredi.

«Au courant de la journée, des orages et pluies sont attendus sur les régions Est, Matam y compris, la Casamance. Toute la façade Ouest du pays, y compris Dakar et Saint-Louis; Diourbel», annonce l’Anacim dans son bulletin.

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Diabel Ndiaye chef du service climatologie et services climatiques de l’Anacim : «nous ne sommes pas à l’abri des phénomènes extrêmes avec beaucoup de pluies»

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L’avertissement sonne ferme et porte les empreintes du chef du service climatologie de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Selon Diabel Ndiaye, cette accalmie notée ne signifie pas que l’hivernage tire à sa fin

«Nous ne sommes pas à l’abri des phénomènes extrêmes avec beaucoup de pluies. Il faut reconnaître que ce n’est pas la fin de l’hivernage parce que les perspectives que nous avons eues au niveau de l’Anacim laissent entrevoir une fin précoce à tardive. Donc, jusqu’au-delà de septembre, il faut s’attendre à des pluies », a-t-il dit dans un entretien accordé à SourceA’’ dans sa parution de ce jeudi.

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