Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a présidé ce jeudi 30 septembre la cérémonie de restitution des points saillants de la première évaluation en monnaie locale de l’État du Sénégal. « cet exercice, conduit par le cabinet BLOOMFIELD INVESTMENT, vise à améliorer la transparence du marché régional des titres publics par une information de qualité sur la situation économique et financière des émetteurs et à favoriser son développement par un élargissement de la base des investisseurs », a expliqué le ministre.
Il ajoute que cela « s’insère parfaitement dans le cadre de la réalisation de certains objectifs de la stratégie de dette à moyen terme constants ».
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, « sur la période 2015-2020, la croissance économique du pays a été appréciable » en ce sens que « le Sénégal a poursuivi la mise en œuvre de ses politiques de développement avec la transformation de son économie grâce à des réformes structurelles courageuse en faveur d’un secteur privé plus fort et des investissements publics structurants ». « C’est ce qui a permis d’atteindre un taux de croissance moyen de 6,2% entre 2015 et 2019 ».
Malgré la pandémie de la covid19, « l’économie sénégalaise a été résiliente en dépit des vulnérabilités notées dans les secteurs secondaires et tertiaires », souligne M. Diallo.
Parlant de l’endettement du Sénégal, qui a « connu une hausse entre 2016 et 2020, passant de 47% à 62,8% », le ministre soutien qu’il « reste en-dessous du seuil de 70% du PIB imposé par les critères de convergence de l’UEMOA ».
Abdoulaye a fait savoir qu’un « comité national de la Dette publique a été instauré pour veiller à la coordination et à la mise en œuvre de la politique d’endettement pour s’assurer de la qualité des investissements ».
Ainsi, il affirme que « le Sénégal est le premier pays de la sous-région à s’inscrire dans une démarche transparente, matérialisée par la comptabilisation et le suivi de la dette de l’ensemble du secteur public ».
Par ailleurs, concernant les réformes structurelles de l’économie sénégalaise, on note: « La mise en place d’une Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT); la mise en place d’incitations pour la réduction de l’économie informelle et la formalisation progressive des activités; la promotion de l’économie verte; l’adaptation de l’agriculture locale avec des intrants adaptés pour réduire les vulnérabilités aux aléas climatiques et autres chocs; l’industrialisation avec la transformation des minerais et autres matières premières avant exportation; le renforcement de la compétitivité et l’attractivité; le financement des projets prometteurs de start-up portés par des jeunes et des femmes, entre autres ».
De ce fait, « les équilibres macroéconomique demeurent solides avec le retour progressif à un déficit budgétaire de 3% prévu dès 2023 et une réduction du ratio de la dette publique rapportée au PIB ». « Bloomfield l’atteste à travers ses notes (à long terme, la note de A- et à court terme A2) » signifiant des perspectives stables.
« Des perspectives encourageantes » sont notées, d’après le ministre des Finances et du Budget. « le premier gaz et le premier baril de pétrole des projets d’hydrocarbures attendus en 2023, permettront e renforcer les marges de manœuvre budgétaires et de consolider la position extérieure avec une augmentation des exportations de gaz naturel liquéfié et la réduction des importations de pétrole grâce à notre propre production » a dit le ministre.
Mieux, « un taux de croissance de 13,7% est attendu dès 2023 avec le début d’exploitation des hydrocarbures ».
Toutefois, « le Sénégal poursuit son objectif de l’assainissement de l’environnement des affaires pour le hisser au niveau des pays émergents ». Ceci à travers « la mise en œuvre de la troisième génération du PREAC (programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité) » « elle est centrée autour de l’achèvement des réformes structurelles et sectorielles, la simplicité des systèmes de tarifications et de transaction , le renforcement de la régulation et de la concurrence », a poursuivit Abdoulaye Daouda Diallo.