Le Bassin du fleuve Sénégal (Bfs) constitue un vaste territoire à fortes potentialités hydro agricoles, énergétiques et environnementales. Il se compose globalement de trois grandes parties : le Fouta Djallon en Guinée, le Haut Bassin au Mali et la moyenne vallée et le delta entre le Sénégal et la Mauritanie.
Dans un contexte de crise foncière, énergétique et climatique, les écosystèmes dans le Bassin, font l’objet de diverses contraintes et de fortes pressions, qui impactent négativement les ressources.Une gestion durable des ressources et une coexistence pacifique entre communautés, exigent une connaissance approfondie des systèmes, du point de vue agronomique, social et économique et leur perpétuelle mutation.
Le Drdr de Saint-Louis, Hamadou Baldé, a tenu à faire ce rappel, avant d’ouvrir, hier, dans les locaux de l’Isra/Fleuve, un atelier de deux jours, qui permettra à une quarantaine de chercheurs sénégalais, maliens, guinéens et mauritaniens, d’étudier, d’analyser et de partager les premiers acquis de la première phase de 18 mois du projet d’évaluation agronomique et socio économique des systèmes du Bassin du fleuve Sénégal.
Dr Amadou Abdoulaye Fall, Coordonnateur régional de ce projet et Directeur du Centre de recherches agricoles (Cra) de l’Isra de Saint-Louis, s’est engouffré dans cette brèche pour souhaiter la bienvenue à ses homologues chercheurs des quatre pays de la sous-région, notamment le Mali, le Sénégal, la Guinée et la Mauritanie, qui bénéficient de ce programme ambitieux de recherches agricoles, « dont la première phase est financée par la Coopération Italienne, pour un coût global de 90 millions Cfa, et pour une durée de 18 mois ».
Selon Dr Ablaye Fall, ce projet a pour objectif général de contribuer à l’amélioration de la gestion durable des ressources en eau et de la productivité des systèmes de production agricole dans le Bassin du fleuve Sénégal. Compte-tenu de l’avènement de la Covid-19, a-t-il enfin rappelé, et des restrictions éditées par les pays riverains, l’atelier de lancement de ce projet n’a pu se tenir, « mais, cela n’a pas empêché les quatre pays bénéficiaires de démarrer les activités depuis dix mois ».
Awa Diagne Sall Kharachi
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