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Entretien exclusif avec le poète Abdel Kader Ndiaye de l’UGB : « je suis infographiste et cultivateur, mais la poésie s’impose et m’oblige à poser le verbe sur du papier ».

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Abdel Kader NDIAYE, Infographiste à la Direction de la Communication et du Marketing de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, vient de publier son deuxième recueil de poèmes : « Frappez le balafon ». Son attachement à la littérature et à la poésie est manifeste depuis plusieurs années. Le fait d’écrire régulièrement des poèmes ne l’empêche pas d’accomplir dans de bonnes conditions la noble et exaltante mission qui lui est dévolue au temple du savoir universitaire de Sanar. Dans cet entretien, il est revenu largement sur l’intérêt particulier qu’il accorde à la poésie.

1) Pouvons-nous savoir le stratagème que vous mettez en œuvre pour exercer votre métier d’infographiste et produire en même temps des poèmes ?

Il n’y a aucun stratagème. Je suis graphiste et j’exerce ce métier en toute liberté sans contrainte. Même si la poésie me suit partout où je vais. Personnellement je ne décide pas d’un poème, c’est la poésie qui s’impose et m’oblige à poser le verbe sur du papier. J’écris sur n’importe quoi : un bout de kleenex, une vieille facture, etc. Tout ce qui me tombe sous la main au moment de l’inspiration. Que ce soit au restaurant, en voiture ou ailleurs. J’écris souvent les week-ends quand je reviens des champs de Ross-Béthio.

2) Depuis quand et comment le virus de la poésie vous a piqué ?

C’est une question existentielle que vous posez car étant jeune je voulais être pirate de l’espace. Car la lune et le ciel me fascinaient, et, figurez-vous, mon premier recueil s’intitule « les horizons ». Donc le « virus » comme vous le dites, a de tout temps été dans mes veines. Il ne demandait qu’à me conditionner, ce qui s’est produit dès la classe de seconde auprès de mes camarades et de mes professeurs de français.

3) Qu’est-ce que vous recherchez à travers la poésie ?

Ce que je cherche à travers la poésie, c’est juste un accomplissement. Dire des choses que j’aime et qui me soulagent dans ma quête existentielle. Je serai ravi si cela pouvait servir l’humanité.

4) Pouvez-vous nous parler de votre métier d’infographiste, ça consiste à faire quoi exactement ?

L’infographie, c’est une autre poésie. Mettre des propos en images. Choisir sa composition, ses couleurs et les agencer au besoin. On est libre de créer, de dire des choses que les autres peuvent apprécier, comprendre, aimer ou non.

5) A travers votre deuxième recueil de poèmes, vous parlez de la beauté, de la tolérance et de la solidarité et autres valeurs de notre beau pays, le Sénégal. Pouvez-vous être plus explicite ?

Cette nation a été bâtie sur un socle vertueux. Et des hommes de valeur se sont succédé pour maintenir le flambeau. C’est en cela que le Sénégal a longtemps été un havre de paix, et ses enfants cités en exemples dans le monde. Face au défi de la mondialisation de plus en plus difficile à relever, il ne faudrait pas que toutes ces valeurs s’étiolent et que le peuple sénégalais se retrouve dépossédé.

6) Avez-vous des conseils précieux à donner aux jeunes qui veulent se lancer dans la poésie, la production de romans, la littérature, etc ?

Je pense que pour écrire, il faut déjà aimer lire, être patient et rigoureux. La curiosité à ce niveau n’est pas un défaut mais un atout. Donc il faut lire, écrire et se faire lire par des professionnels. Accepter les critiques, apprendre de ses erreurs. C’est comme cela qu’on s’améliore. Personne n’a le monopole de la création intellectuelle, pour des œuvres de qualité, il faut de la recherche, de l’inspiration et de la chance. On espère ainsi chuchoter aux oreilles de l’histoire.

7) Quels sont vos projets et perspectives ?

Actuellement je vais essayer de présenter « Frappez le balafon » dans les médias. Parallèlement, je vais finir le montage d’un documentaire que j’ai réalisé sur le phare des mamelles et ensuite, finir l’illustration d’un recueil de conte pour enfant que je souhaite éditer en fin d’année.

8) Vous entretenez d’excellentes relations de travail avec les enseignants chercheurs, vos collègues de la Dcm et le personnel administratif, technique et de service ?

Alhamdoullilah. Tout se passe bien avec les collègues de l’UGB. C’est un univers particulier où nous nous immergeons chaque jour, depuis huit ans, avec la même détermination, le même plaisir et la même curiosité. Nous entretenons tous la même courtoisie.

9) Pouvez-vous revenir sur votre cursus primaire, secondaire et universitaire ?

J’ai fait l’école primaire du Point E, le Lycée Saidou Nourou Tall, la formation en Gestion de projets à l’ENEA, la Communication à ESUP Dakar et la Réalisation de Documentaire de Création à l’UGB. Tout cela m’a pris 43 ans et beaucoup de plaisirs.

10) Votre dernier mot ?

Je pense que le rôle de l’artiste, de l’intellectuel et du guide religieux est primordial dans une société. Au Sénégal depuis un certain temps, les politiques nous font beaucoup de mal. Il faut que ça s’arrête. Je pense que l’important, ce n’est plus de prendre plaisir aux choses et de bien les faire en se disant que tout le reste n’est que balivernes. Non. Il faut éveiller les consciences au rôle corrosif des nouveaux parasites sociaux qui ont pris d’assaut nos instances de décision pour qu’ils fassent ce qu’on attend d’eux afin que nous puissions développer ce pays.

En espérant que je n’ai pas offensé par ces propos qui ne sont que le reflet de ma pensée, merci de m’avoir tendu le micro.

   Propos recueillis par Mbagnick Kharachi Diagne/Chroniques.sn

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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