Connect with us

Actualités

Entretien exclusif avec le Colonel Alioune Gueye, Commandant Prytanée Militaire de Saint-Louis.

Publié il y'a

Date :

Le Prytanée militaire de Saint-Louis maintient son cap et sait s’accommoder de l’adversité. Ouvert à la modernité, il n’en demeure pas moins extrêmement jaloux de ses valeurs et traditions qu’il sait défendre à tout prix. Cette déclaration est du Colonel Alioune Gueye, Commandant le Pms, qui s’adressait au Contre-Amiral, Momar Diagne, Chef d’Etat-Major de l’Armée de mer, aux autorités administratives, militaires et aux invités, lors de la cérémonie de présentation du drapeau de cette école militaire et de remise des insignes aux 70 nouveaux élèves de 6ème. Dans cet entretien exclusif, il est revenu largement sur l’importance du Pms, la noble et exaltante mission qui lui est dévolue et le rôle prépondérant qu’il joue dans la formation des enfants de troupe issus des pays de la sous-région.

Mon Colonel, pouvez-vous nous parler du défi que le Pms doit toujours relever ?

Je peux vous affirmer que les choix difficiles ne font pas peur au Pms, lorsqu’ils sont teintés de justice, d’éthique et de patriotisme. Car, son étendard défie bien l’ennemi, redonne du courage et illumine la nuit pour laisser place à des aurores resplendissantes d’avenir radieux et d’espoir légitimes. En restant ainsi fidèle à sa devise, qui allie l’apprentissage du savoir et le savoir-faire de l’enseignement au savoir être qui pousse à servir, il se réinvente chaque jour et se refuse à céder à toute forme de fatalité. C’est seulement ainsi que l’âme de cette école militaire reste intacte et se prémunit de toute corruption. A l’instar des héros de « Servitudes et grandeur militaires » d’Alfred de Vigny, l’abnégation et le culte du devoir, devront être les compagnons des enfants de troupe du Pms. Pour cela, ces derniers doivent choisir le renoncement à soi pour le service à la communauté. En effet, c’est de servir qu’il s’agit, mais surtout de la manière de servir. Mais ce renoncement à soi, souvent obtenu au prix des plus ardus sacrifices, permet à l’homme de sauvegarder sa dignité personnelle. Sous ce rapport, il n’est point exagéré de parler de religion de l’honneur au service d’un engagement patriotique. Au sein d’un monde où semble régner la fatalité, cette mystique nouvelle, fondée sur les valeurs intrinsèques à l’éthique de l’enfant de troupe, rend à la vie un sens et atteste encore, si besoin en était, que le Pms conserve plus que jamais sa vocation de creuset de formation des futures élites dont nos nations ont tant besoin.

Vous avez fait tantôt allusion à Marylin Fergusson, en parlant du savoir, qui est pour le Pms, une devise et qui est « porteur de responsabilité ». Pouvez-vous être plus explicite ?

Oui. Je m’adressais aux enfants de troupe pour leur faire comprendre que l’excellence ne se décrète pas, elle n’est pas non plus un slogan, elle repose d’abord sur le savoir, qui est pour le Pms, une devise et qui est « porteur de responsabilité », selon les mots de Marylin Fergusson. Il offre à ses détenteurs la sérénité et l’assurance, mais, est également source de noblesse…Toutefois, l’apprivoiser nécessite qu’on en paie le prix. En effet, comme le dit Montesquieu, « il faut avoir beaucoup étudié pour savoir peu ». C’est dire que ces jeunes enfants troupes ne sont qu’au début de cette longue et interminable quête qui devra les conduire vers les sommets de l’excellence. S’il est vrai qu’en intégrant le Pms, ils entrent dans une famille avec une longue lignée d’excellence, il est tout aussi vrai que cette excellence n’est pas une sinécure. Il leur faudra la quérir perpétuellement, la chérir, la cultiver, car elle est très exigeante de l’exigence des vertus cardinales essentielles aux hommes d’honneur et aux grands serviteurs. En vérité, l’excellence, dans quelque domaine qu’on puisse la viser, nécessite qu’on s’y consacre entièrement. Ainsi, ils se montreront dignes de leurs illustres anciens qui forment cette lignée presque centenaire et qui ont fini de forger le mythe et la légende de cette belle école militaire. La grandeur, celle à laquelle nous devons aspirer, se définit avant tout, par l’abnégation, c’est-à-dire par l’acceptation vaillante de la servitude, une soumission consciente et volontaire à un idéal qui transcende nos vies et nos destinées. La forte conviction de ces jeunes pousses, aux poitrines frêles mais chantant avec cœur l’hymne de l’enfant de troupe, ne constitue que le reflet de la qualité de la transmission de cet enthousiasme, que les gradés et les anciens, en si peu de temps, ont su leur communiquer. Leur prière, qui en a ravi plus d’un, comporte une charge émotionnelle, qui nous rappelle toute notre foi en notre patrimoine commun que sont nos traditions et notre institution dont le socle reste l’excellence.

Pouvez-vous nous rappeler l’importance du drapeau du Pms, ce qu’il représente, la signification de ce symbole ?

En effet, cette cérémonie officielle de remise des insignes du Pms aux nouveaux enfants de troupe, nous donne toujours l’occasion de leur présenter le drapeau de l’école. Et je suis très honoré de leur délivrer le message rituel sur sa symbolique. Retenons notre souffle et tous ensemble, rendons-lui les honneurs qui lui sont dus. Ce drapeau est composé de trois bandes verticales aux couleurs nationales du Sénégal. Le vert est la couleur de la foi et de l’espérance, qui symbolise l’éternel espoir et la confiance d’un peuple en son avenir. Le jaune, couleur de l’esprit et de la prospérité, évoque notre aspiration à un avenir fleuri, épanoui et radieux. Le rouge, couleur du sang, symbolise la vitalité d’un peuple, son ardeur et l’esprit de sacrifice de ses enfants. Ce drapeau est frappé, sur la bande jaune, d’une étoile verte à cinq branches. Sur l’une des faces du drapeau, nous pouvons lire « République du Sénégal », « Prytanée Militaire Charles N’Tchoréré », sur l’autre, les devises du Sénégal, « Un peuple-Un but-Une foi » et celle des Forces armées sénégalaises « On nous tue, on ne nous déshonore pas ». Le drapeau est attaché à une hampe en bois, anoblie par une flèche dorée à laquelle est accrochée une cravate aux couleurs nationales. Ce drapeau qui flotte librement au gré du vent, symbolise à lui seul, tous nos idéaux de paix, de liberté et de dignité. Hissé lentement et chaque matin au sommet d’un mât, il est le défi constant d’un cœur vaillant, qui cultive quotidiennement l’honneur ici-bas, et qui vise le bonheur éternel des sommets célestes.                           
Propos recueillis par Mbagnick Kharachi Diagne/Chroniques.sn

Actualités

Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

Publié il y'a

Date :

Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

Continuez la lecture

Actualités

Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

Publié il y'a

Date :

Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

Continuez la lecture

Actualités

Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

Publié il y'a

Date :


La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

Continuez la lecture

Articles tendances