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Entretien avec Cheikhou Ndiaye, Directeur de l’Antenne régionale de Plan/Sénégal à Saint-Louis :« Nous préparons activement la célébration de la Journée de l’Enfant Africain »

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Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Enfant Africain de cette année, le Forum Régional des Jeunes et Enfants Leaders (FORJEL) de Saint-Louis en collaboration avec le CDPE et avec l’accompagnement de Plan International bureau de Saint-Louis et de « Bridge Kids International », compte organiser, dimanche prochain, une randonnée pédestre suivie d’un panel de sensibilisation sur l’enregistrement des enfants à la naissance, qui aura lieu sur la Place Abdoulaye Wade. Dans cet entretien, le Directeur de l4antenne régionale de Plan/Sénégal à Saint-Louis, Cheikhou Ndiaye, est revenu largement sur l’importance de cet événement……

M. le Directeur, pouvez-vous revenir sur la justification de cet événement ?

 La journée de l’enfant africain est organisée chaque année depuis le 16 juin 1991 par l’organisation de l’unité Africaine en souvenir du massacre de centaines d’enfants lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud), par le pouvoir de l’apartheid le 16 juin 1976. Cette date a été retenue pour la première fois en 1991 pour commémorer ce triste massacre des enfants, afin de dire haltes aux violences, halte à la torture, bref pour assurer une protection sans faille des enfants. Durant 28 années, l’Afrique toute entière célèbre cette journée. Et C’est l’occasion de rappeler aux gouvernants leur responsabilité dans la protection des enfants, de prendre de nouveaux engagements pour leur épanouissement et aussi de sensibiliser le public. Pour cette 29eédition le thème retenu par l’Union Africaine est « L’action humanitaire en Afrique : les droits de L’Enfant avant tout ».

Cette année, vous allez encore parler de l’éternel problème de l’enregistrement des enfants à l’Etat-civil ?

En effet, dans la zone d’intervention du PU (Unité de programme) de Saint-Louis et en dépit de nombreux efforts faits dans le domaine, la question de la problématique de l’enregistrement des enfants á la naissance reste une préoccupation qui interpelle au premier chef les obligataires. Non enregistré à sa naissance, un enfant risque d’être exclus de la société, de se voir refuser le droit à une identité officielle, à un nom, à une nationalité. Les enfants non enregistrés sont presque inévitablement les enfants des pauvres et des exclus. Or le défaut d’enregistrement exacerbe leur pauvreté et leur marginalisation. Si l’enregistrement à la naissance n’est pas en soi une garantie d’éducation, de santé, de protection ou de participation, son absence peut placer ces droits fondamentaux hors de la portée de ceux qui se trouvent déjà sur les marges de la société.Dans le cadre de vos activités, avez-vous pu identifier les raisons qui expliquent les difficultés auxquelles les parents sont souvent confrontés pour déclarer la naissance des enfants. Dans la ZIP (Zone d’intervention de Plan/Sénégal) de Saint-Louis, les raisons du non enregistrement des enfants á l’état civil sont nombreuses : manque d’instruction des parents, centres d’état civil distants (Ronkh ; Diama ; Gandon) ou parfois inexistant dans la zone de naissance, faiblesse dans la répartition des services administratifs, Insuffisance de formation des agents de l’état civil mais également la faiblesse des ressources publiques mobilisées. Ces différentes raisons énumérées qui sont loin d’être exhaustives sont autant de paramètres qui rendent la question encore plus difficile. Conscient que la problématique de l’enregistrement des enfants á l’état civil dès la naissance doit être avant tout une affaire de la communauté, Plan Saint-Louis a décidé d’accompagner l’initiative du CDPE et du FORJEL dans leur volonté de contribuer à rehausser significativement le pourcentage d’enfants déclarés à leur naissance.

Quels sont les objectifs de la célébration de cette année ?

Il s’agira d’amener les pouvoirs publics à prendre des engagements fermes qui contribueront de façon significative à l’amélioration du taux des enregistrements à la naissance, d’organiser une randonnée pédestre de sensibilisation sur l’enregistrement des enfants à la naissance, un panel de réflexion animé par les enfants et jeunes sur les problèmes qui entravent l’enregistrement des enfants à la naissance, d’exhorter les autorités à s’engager davantage pour l’enregistrement des enfants à la naissance.

Pouvons-nous avoir une idée de votre approche méthodologique ?

Un comité d’organisation composé de membres du FORJEL, du CDPE, de Bridge Kids International et de Plan Saint-Louis est mis en place pour définir les principes et stratégies à mettre en œuvre pour la réussite de l’évènement. Le comité aura pour tâche entre autres de faciliter la rencontre des membres du FORJEL avec les différentes autorités et structures qui interviennent dans la déclaration des enfants à la naissance et d’identifier l’itinéraire de la randonnée pédestre. Pour affiner les stratégies de mise en œuvre de l’activité, le comité va se réunir 01 fois par semaine pour une évaluation régulière des différentes phases de l’évènement. Ces réunions seront mises à profit pour déterminer le montant à hauteur duquel chaque structure ou entité membre du comité est appelé à continuer pour la réussite de l’évènement. Les aspects de « branding » qui nécessitent des procédures plus ou moins longues seront à la charge de Plan Saint-Louis. Avec l’aide de différents encadreurs, les membres du FORJEL seront formés sur le leadership, la communication et les techniques de plaidoyer afin de leur permettre d’avoir suffisamment d’atouts pour convaincre leurs cibles à davantage à s’engager pour l’enregistrement des enfants à la naissance. Une vaste campagne de médiatisation de l’évènement sera déroulée par les membres du FORJEL appuyé de leurs encadreurs à travers des émissions radios et des interviews dans les médias locaux et à travers des banderoles et des affiches qui seront déployées dans les différents endroits de la ville de Saint-Louis. Des formulaires de consentement seront soumis aux parents ou tuteurs des enfants provenant des communes partenaires du PU de Saint-Louis et devant participer aux différentes activités (randonnée pédestre et panel).

Vous attendez certainement de nombreux participants ?

Oui, en effet. Il s’agit notamment du Gouverneur de la région, du Préfet de Saint-Louis, des autorités municipales, du président du tribunal départemental, des autorités académiques, des représentants des forces de l’ordre, des structures membres du comité départemental de la protection de l’enfance, plus de 200 enfants des communes partenaires de Plan/Sénégal/Saint-Louis, 12 membres du staff de Plan/Saint-Louis, 3 représentants d’organes de presse et les populations de la ville tricentenaire.                                                               

 Propos recueillis par Mbagnick Kharachi Diagne

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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