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Économie: Fin du CFA- Marche vers l’ECO, une avancée, mais il reste du chemin à faire…

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Par FELWINE SARR, écrivain et professeur agrégé d’économie à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, cofondateur du Laboratoire d’analyse pluridisciplinaire des dynamiques des sociétés africaines et de la diaspora (Laspad).

Une étape importante vers la souveraineté monétaire a été franchie hier avec la fin du mécanisme du compte d’opérations et le passage prévu à l’Eco pour les huit pays de l’UEMOA. Cependant la question du régime de change, de la parité fixe avec l’euro demeure intacte.

Le choix de maintenir cette parité par les pays de l’UEMOA vise à rassurer les investisseurs sur la stabilité de la monnaie et éviter le risque d’inflation et/ ou de fuite de capitaux. C’est un message destiné aux investisseurs, aux marchés des changes, aux acteurs économiques ayant pour objectif de répondre à l’incertitude que pourrait générer cette évolution.

La vraie question pour nous est cependant celle de notre capacité à retrouver une politique monétaire proactive et à ajuster les chocs qui affectent nos économies par l’adoption d’un régime de change adapté (flexibilité totale ou flottement encadré). Un régime intermédiaire avec une parité arrimée à un panier de monnaie composé des monnaies des pays avec lesquels nous échangeons le plus (un currency board) est la formule la plus adaptée, vue la structure de nos économies, à ce moment de notre histoire économique.

Pour l’ECO, les étapes prévues étaient l’évaluation du respect des critères de convergence pour déterminer ceux qui étaient prêt à y aller. Il faudrait maintenir cette évaluation.
Les pays de l’UEMOA doivent poursuivre les réformes et le démantèlement de l’ancien système.

  • Le principe de la libre transferrabilité des capitaux n’a pas été remis en cause. Il permet aux multinationales, si elles le souhaitent, de rapatrier tous leurs bénéfices engrangés dans notre zone. Ce principe combiné avec une parité fixe avec l’euro arrangent fortement leurs affaires
  • La garantie en dernier ressort qui demeure permettra à la France de revenir dans les instances de gestion du CFA/ECO en cas de crise de devises
  • Cette garantie est un parapluie psychologique, car en réalité le CFA s’est garanti lui même cette dernière décennie en ayant un ratio AEN/ engagement à vue d’environ 117 % alors que seulement 20 % était requis pour garantir la monnaie. Nos 8 pays peuvent garantir eux-même leur monnaie.
    Si ces réformes ne se poursuivent pas, les pays anglophones pourraient considerer que l’arrimage à l’euro est rédhibitoire et que ceci les empêcheraient de rejoindre le train de l’ECO.
    Il faut éviter que le processus de l’ECO qui date d’une trentaine d’année et pour lequel la France n’a rien à voir, soit dévié, récupéré ou dévoyé par cette réforme qui pour l’heure ne concerne ( hormis le mécanisme du compte d’opération) que les aspects les plus symboliques, mais laisse d’importants éléments de l’ancienne relation (définie par les accords de coopération monétaire) intactes.
    Nous avons raté la symbolique de l’annonce de la réforme.
    In fine, c’est une avancée, mais pas une révolution, ni une rupture fondamentale.
    Ces avancées sont à mettre au crédit des sociétés civiles africaines (activistes, économistes, jeunesse africaine, journalistes, ..) qui depuis 2014 ont reposé cette question avec une vigueur renouvelée. Nos gouvernements ont été poussé à avancer dans cette direction par cette pression. Ils préféraient le statut quo.
    Aussi, le travail ne vient que de commencer, il est à poursuivre.

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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