La Revue annuelle conjointe a été
tenue ce mercredi à la gouvernance de Diourbel. Docteur Mamadou Dieng,
médecin-chef de la région médicale de Diourbel a dressé un bilan
satisfaisant concernant les programmes prioritaires et les réalisations
durant l’année 2019 dans la région médicale de Diourbel. Mais les défis à
relever pour une meilleure prise en charge des questions de santé interpellent
aujourd’hui encore les autorités sanitaires et le gouvernement du Sénégal.
Le médecin-chef a tiré un bilan
exhaustif de la situation sanitaire de l’année 2019 dans une présentation bien
maîtrisée de la cartographie sanitaire de la région.
La région de Diourbel qui couvre une
superficie de 4903 km2 avec une population évaluée à 1 859 503
habitants avec une densité de 356 habitants au kilomètre carré est
une région particulière compte tenu de sa position de zone centre frontalière
avec cinq régions dont Fatick, Kaolack, Louga, Kaffrine et Thiès et qui
abrite la deuxième grande ville du pays à savoir Touba et qui est un pôle
économique.
Les événements religieux dont le magal
drainent énormément de monde et cela constitue des situations à gérer sur
le plan sanitaire, en plus des centaines de malades qui viennent se soigner à
Diourbel qui est quasiment très accessible.
La région compte trois hôpitaux et un
autre très moderne est en voie de construction à Touba d’un coût de 400
milliards avec une capacité de 300 lits. Il est prévu un projet de construction
de la REA,d’un bloc maternité (6 milliards 500 millions.
Le besoin en hôpitaux pour la région est
de huit (08) hôpitaux. Actuellement la région dispose de huit (08) centres de
santé pour un besoin estimé à dix sept (17).
Les postes de santé qui sont au nombre
de 108 ont besoin d’un renfort de vingt (20) autres.
Il urge pour la région de Diourbel de
disposer d’un SAMU régional pour renforcer le personnel qualifié et la
logistique.
Comme perspective , il faut augmenter le
nombre de postes de santé dans les districts de Mbacké et de Touba, mais aussi
relever les plateaux techniques des EPM.
» Nous avons constaté quelques
difficultés dans le suivi et la prise en charge des personnes vivant avec le
VIH parce que le dépistage qui était à des taux élevés a connu une baisse entre
2018 et 2019 et cette baisse est consécutive au fait que beaucoup de
partenaires qui nous accompagnent dans cette stratégie se sont
retirés » explique Docteur Mamadou Dieng.
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