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Dialogue national :«Wade doute de la sincérité de Macky»

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À la surprise générale, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a boycotté la première réunion préparatoire au Dialogue national du 28 mai prochain. Une réunion qui s’est tenue le jeudi 9 mai dernier. La raison de ce boycott ? Me Abdoulaye Wade pense qu’il n’est pas acceptable que Aly Ngouille Ndiaye, l’actuel ministre de l’Intérieur, dirige cette réunion, informe Dakarmatin.

Ce, du fait que « Aly Ngouille Ndiaye est surtout totalement disqualifié pour présider une telle rencontre car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale massive qu’il a annoncée devant la presse et l’opinion en affirmant haut et fort qu’il avait été nommé ministre de l‘Intérieur pour faire gagner son patron Macky Sall » a fait savoir le principal parti de l’opposition dans un communiqué. Mais, derrière cette raison officielle se cachent des non-dits. Le Témoin a enquêté…

Mercredi 8 mai dernier, le Parti démocratique sénégalais a, comme les autres partis membres du Front de résistance nationale (FRN), pris part à une rencontre ayant comme ordre du jour la participation ou non à l’ouverture des concertations politiques dirigées par Aly Ngouille Ndiaye. Si les autres partis membres ont été, pour la plupart, représentés par leur secrétaire général national à cette réunion qui s’est tenue au siège de Bokk Guis Guis, le Pds, lui, l’a été par son secrétaire général adjoint Oumar Sarr. Au même moment, son secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, aurait convoqué quelques responsables de son parti pour voir la conduite à tenir par rapport au Dialogue national, en général, et à la réunion convoquée par le ministre de l’Intérieur, en particulier. Du moins, si l’on en croit nos sources. Si du côté du siège de Bokk Guis Guis de Pape Diop, Oumar Sarr aurait engagé son parti dans une dynamique unitaire consistant à envoyer une délégation au nom du Front de résistance nationale, Place Washington, le lendemain, du côté de chez Wade, on réfléchissait sur la conduite à tenir. Et la surprise a été générale quand le communiqué signé par le Pape du Sopi est sorti. Contrairement aux propos du nouveau porte-parole du Pds, Me Amadou Sall, qui avait tout dernièrement indiqué que les libéraux étaient prêt à dialoguer avec le pouvoir, Me Abdoulaye Wade, en fin stratège, a décidé de ne pas participer à la « réunion de démarrage des concertations sur les termes de référence du dialogue politique du Chef de l’État », qui devait démarrer le lendemain jeudi 09 mai sous la présidence du ministre de l’Intérieur. Ce, au prétexte que Aly Ngouille Ndiaye est totalement disqualifié pour présider une telle rencontre « car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale massive qu’il a annoncée devant la presse et l’opinion en affirmant haut et fort qu’il avait été nommé ministre de l‘Intérieur pour faire gagner son patron Macky Sall ».

« Si Macky voulait vraiment dialoguer avec nous, il allait nous envoyer une délégation afin qu’on puisse d’abord négocier
sur le cas Karim Wade »

Non convaincu par ce prétexte, « Le Témoin » a « infiltré » le premier parti de l’opposition du Sénégal pour savoir s’il n’y avait pas d’autres raisons qui se cachent derrière la décision prise par Me Abdoulaye Wade et qui est à l’opposé des propos de Me Amadou Sall qui disait que son parti ne cracherait pas sur un appel au dialogue de Macky Sall. Selon nos sources au sein de cette principale composante de l’opposition, le Président Abdoulaye Wade s’attendait à ce que son successeur mette en place les préalables d’un dialogue sincère avec le Pds. « Macky Sall, s’il était sincère dans sa démarche de vouloir négocier ou se concerter avec nous, allait envoyer une délégation chez Wade pour qu’on puisse d’abord négocier sur le format, c’est-à- dire sur le contenu, des discussions. C’est comme cela que ça se passe et c’est comme ça que cela s’est toujours passé. Me Wade, tout comme le Pds, ne peut pas faire table rase du dossier de Karim Wade et aller dialoguer tout en sachant que ce dernier ne va pas être amnistié. Nous n’allons pas le faire », confie l’un des plus proches collaborateurs du moment de Me Abdoulaye Wade. Poursuivant, il souligne que quand on appelle quelqu’un à une concertation, on doit mettre d’abord en place des conditions de prises de décision qui soient consensuelles et majoritaires. Des conditions qui « consistent aussi à prendre des personnalités neutres ou connues pour leur neutralité » afin de diriger les travaux. Selon un autre responsable du Pds, en effet, même si par extraordinaire le cas Karim Wade était déjà réglé, ils s’attendent aussi à ce qu’il y ait une personnalité neutre ou alors un présidium dirigé par quelqu’un du pouvoir, de l’opposition et de la société civile. Que chacun amène, selon nos interlocuteurs, une personnalité respectable pour qu’ « on ait un présidium digne de ce nom. Et ces gens-là vont se concerter sur les prises de décision après concertation avec leurs mandants ». Et nos sources de renchérir : « L’autre chose est que Macky s’engage à respecter les conclusions de ces discussions comme Diouf l’avait fait en 1992. C’est-à-dire s’engager à ne pas changer une seule virgule à ces conclusions qui doivent être soumises comme telles à l’Assemblée nationale. » À en croire toujours nos interlocuteurs, il y a des décisions que le président Macky Sall ne peut pas prendre. « Quoi qu’on puisse dire, il est le chef de l’APR et de Benno Bokk Yaakar. C’est pourquoi il n’a, jusque-là, jamais pris une décision qui désavantage son camp. Donc, aller parler en sachant que vous allez buter sur des questions comme l’organisation des élections, le dossier de Karim Wade, l’indépendance de la Justice, la libération de Khalifa Sall entre autres, Wade ne l’accepte tout simplement pas », confient nos sources. La conclusion des mêmes est que « Me Abdoulaye Wade doute de la sincérité de Macky Sall dans son appel au dialogue ». Ce qui n’est vraiment pas flatteur pour le président de la République !

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Ralliement à Benno : Pape Diop,«il n’y a pas d’alliance. Je suis clair. J’ai décidé après mûre réflexion»

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Entre l’annonce de son ralliement aux 82 députés de Benno Bokk Yakaar, jeudi 11 août, et dimanche dernier, le député élu Pape Diop (Bokk Gis Gis), a reçu deux coups de fil du Président Macky Sall. C’est l’intéressé qui l’annonce dans un entretien paru ce mardi dans L’Observateur.

«Il m’a appelé deux heures après ma décision de soutenir la coalition Benno, confie Pape Diop au sujet du premier échange téléphonique avec le chef de l’Etat. Il m’a félicité et encouragé, et a dit : ‘Vous avez sauvé le Sénégal’. C’est ça qui est important. Quelles que soient les gesticulations ou la clameur populaire, je peux faire face.»

Le deuxième appel a eu lieu dimanche dernier. «Le Président Macky Sall m’a appelé pour me dire qu’à son retour de Bamako (Mali), il me recevra pour discuter», révèle le président de Bokk Gis Gis.

A la question de L’Observateur : «Les discussions tourneront-elles autour d’une alliance ?», Pape Diop botte en touche : «Non, il n’y a pas d’alliance. Je suis clair. J’ai décidé après mûre réflexion de soutenir le groupe parlementaire (Benno) pour que demain, le Sénégal puisse continuer à fonctionner normalement. Le reste n’est que gesticulation.»

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Fisc contre Nestlé : la véritable cause du contentieux

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La Direction des grandes entreprises de la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) avait gelé les comptes de Nestlé SA (Société anonyme, Suisse) en visant 2,4 milliards de francs CFA. Elle considérait que c’est le montant correspondant aux droits d’enregistrement dus à la suite de la cession, par Nestlé Sa, des actions de Nestlé Sénégal Sau à la société Produits Nestlé Sa.

Le 27 mai dernier, la justice avait fixé la somme à 1 milliard 993 millions 344 francs CFA, mais Nestlé ne l’entend pas de cette oreille. La multinationale a saisi le tribunal des référés pour contester cette décision. Le 7 juillet dernier, le tribunal s’est prononcé.

D’après Libération, qui donne l’information dans son édition de ce jeudi, le juge a d’abord tranché sur la forme. Il a déclaré irrecevable l’action de Nestlé Sa dirigée contre l’Etat du Sénégal, tant que celui-ci est représenté par l’Agent judiciaire de l’Etat, et recevable tant que l’Etat est représenté par la directeur général des Impôts et Domaines.

Sur le fond, le tribunal a préféré recourir à une expertise comptable et fiscale avant de rendre son verdict. C’est ainsi qu’un cabinet a été désigné pour dire si les droits réclamés par le Fisc sénégalais à Nestlé Sa sont dus, et pour quel montant.

Selon Libération, l’expert dispose de deux mois pour déposer son rapport.

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Alioune Ndoye, tête de liste départementale de Bby : «ne faites pas l’erreur de voter pour quelqu’un qui est sur une liste où la paix n’est pas une priorité»

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La campagne se poursuit chez la coalition Benno Bokk Yakaar et les colistiers de leur liste départementale ne sont pas à court d’idées pour continuer à séduire les électeurs. D’ailleurs, Alioune Ndoye était, hier, aux Parcelles Assainies, aux côtés de son camarade Amadou Ba, pour rendre visite aux délégués de quartiers, Badiene Gox et autres Imams et Oulémas. Cette visite, à laquelle a pris part la Première dame, Marième Fall Sall, Mbaye Ndiaye, Abdou Karim Fofana, entre autres, aura connu un véritable succès d’autant que, tour à tour, ces personnalités politiques ont réussi à faire passer leur message.

La tête de liste départementale de ladite coalition, Alioune Ndoye, par ailleurs ministre de la Pêche et de l’économie maritime, confiera qu’il faut à BBY «une victoire éclatante aux Parcelles Assainies, telle la volonté du Président de la République, dans la paix et la sérénité».

Aux Parcellois, il réitère : «Nous vous invitons à œuvrer dans la paix. Ne faites rien qui soit contraire à cette valeur. Lorsque des politiciens vous appellent à la destruction et à la violence, refusez catégoriquement !».

Car, pour Alioune Ndoye, s’adressant à ses adversaires de l’opposition, «le premier ennemi du pays est celui qui veut y instaurer la violence». Se voulant plus explicite, la tête de liste départementale de BBY de dire : «Il y a des gens qui passent leur temps à insulter et dire des contre-vérités sur des gens dignes qui ont grandi en faisant leurs études dans ce pays. Ils sont accompagnés pour la plupart du temps par des jeunes qui ont refusé de faire des études, qui ne veulent pas travailler. Ils ont comme arme le mensonge et la

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