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Développement de l’Agriculture dans l’Axe-Nord : Une usine de transformation du Niébé sera bientôt aménagée dans la région de Louga

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Bien que négligé par les décideurs, le niébé joue un rôle non négligeable dans la sécurité alimentaire au Sénégal.

Dans le système de production traditionnel, la récolte des gousses vertes des variétés locales précoces, commencent en septembre. Au Sénégal, ces gousses ou haricots verts sont d’abord bouillies entier, puis les graines cuites sont extraites des gousses pour la consommation. 

Très consciente de l’importance de cette culture et résolument engagée à la développer avec de nombreux producteurs de notre pays, la présidente du Cadre national interprofessionnel de la filière Niébé, Mme Sokhna Fatou Diouf, domiciliée à Diourbel, a présidé une grande rencontre des producteurs de niébé organisée dans la capitale du Ndiambour, en présence du premier Vice-président du conseil départemental de Louga, Alioune Badara Samb. 

Ce dernier a saisi cette occasion pour annoncer le démarrage imminent d’une grande usine de transformation et de commercialisation du Niébé, qui sera construite, aménagée et équipée dans la région du Ndiambour et du Djolof. Cette usine aura également la tâche de former en même temps de nombreux jeunes sur un nouveau créneau du

développement qui portera essentiellement sur les techniques de production et de commercialisation de ce féculent fort prisé par les ménages sénégalais.

   Création de nombreux emplois

M. Samb s’est adressé à la presse pour rappeler que cette usine permettra de créer de nombreux emplois décents pour les jeunes qui sont dans le désarroi, sous l’emprise d’un chômage endémique. Il a précisé que les vertus nutritives du niébé sont certaines mais rares sont les gouvernements africains qui allouent des ressources à la filière. Le niébé est la plus importante légumineuse à graines dans les zones de savane tropicale d’Afrique. Originaire de l’Afrique du Sud-Est, il s’est diffusé dans le monde entier. Il est un aliment de base apprécié au Sénégal car ses feuilles, gousses vertes et graines sèches peuvent être consommées et commercialisées. 

Selon Ndiaga Cissé, chercheur à l’Isra de Bambey, dans le Nord du

Sénégal, la récolte des cultures vivrières traditionnelles, comme le mil, le sorgho, l’arachide, et les variétés tardives de niébé sous forme de gousses sèches, ont généralement lieu entre octobre et décembre. En conséquence, si les récoltes précédentes n’ont pas été abondantes et que les greniers étaient à moitié pleins, la tendance est qu’en août et septembre, la disponibilité en produit vivrier devient rare en milieu paysan.

 En effet, précise le chercheur Ndiaga Cissé, la disponibilité de gousses vertes en septembre, est très importante car elles procurent de la nourriture à un moment de l’année où les greniers sont presque vides (période de soudure).



Une opportunité pour les producteurs de s’enrichir

La vente des gousses est aussi une opportunité pour le producteur d’obtenir des revenus monétaires. A en croire l’Expert Ndiaga Cissé, depuis 1985, avec l’introduction des variétés de niébé CB5 (Bingen et al, 1988) puis Mélakh (Cissé et Al, 1997) qui sont plus précoces que les variétés locales, des quantités considérables de niébé sont consommées en vert durant les mois d’août et septembre (jusqu’à 30 % de la récolte). 

Dans certains cas, souligne notre interlocuteur, cela constitue la seule nourriture disponible pour les familles rurales du Nord du Sénégal pendant la période de soudure. La disponibilité de ressources financières est aussi importante pendant cette période, parce qu’elle peut être utilisée pour acheter d’autres produits de base tel que du mil ou du riz importé. Quand une part de niébé (sur la base du poids sec) est combinée à trois parts d’une céréale, ils constituent un aliment presque complet et équilibré en éléments nutritifs.



Le Niébé procure l’essentiel des protéines



Le chercheur Ndiaga Cissé est formel lorsqu’il fait savoir que le niébé procure l’essentiel des protéines et des vitamines telles que l’acide folique, des micro éléments tels que le fer, le calcium, le zinc et aussi des carbohydrates. La céréale apporte la grande majorité des carbohydrates (donc l’énergie alimentaire), et aussi des protéines constituées entre autres d’aminoacides essentiels qui complémentent ceux présents dans le niébé. 

Ces informations sont confirmées par les productrices du Ndiambour qui soutiennent avec la dernière énergie que, le plus souvent, ce sont les femmes qui assurent la récolte et la vente des gousses vertes. Ce produit peut être vendu deux fois plus cher que les graines sèches. En conséquence, la vente de gousses fraîches peut être très profitable aux familles rurales des zones de culture du niébé situées le long des grands axes routiers, qui ont ainsi l’opportunité de vendre aux voyageurs. Certaines vendeuses commercialisent des graines fraîches dans des sacs en plastiques, mais ce produit ne se conserve pas aussi bien que les gousses intactes.

    Plaidoyer pour une reconnaissance juridique de cette filière

La présidente Mme Sokhna Fatou Diouf a rappelé que sa structure dispose d’une batteuse, d’un siège équipé et doté d’un restaurant, aménagé à Diourbel, est capable de former ses membres et autres

producteurs en techniques de transformation du niébé (en couscous, thiakry, etc).

 Elle a émis le souhait de voir ce cadre national interprofessionnel

bénéficier de sessions de formation sur les bonnes pratiques agricoles, d’une reconnaissance juridique auprès des pouvoirs publics, « ce sera le moyen le plus efficace et le plus rapide, qui nous permettra de booster de manière significative la culture du Niébé dans notre pays ».

Mbagnick Kharachi Diagne

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Guédiawaye : Ahmed Aïdara retire à GFC son stade, Lat Diop annonce une plainte

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Dans une correspondance adressée à Lat Diop, président de GFC et responsable local de Benno, le maire Yewwi de Guédiawaye, Ahmed Aïdara, annonce la suspension «pour un temps» de la convention dans le cadre duquel la mairie met à la disposition du club le stade Ibrahima Boye. Celle-ci a été signée sous le magistère de son prédécesseur, Aliou Sall.

D’après Les Echos, Ahmed Aïdara a invoqué «un déficit budgétaire criard». Ainsi, renseigne le journal, GFC a jusqu’au 1er octobre prochain à 18 heures pour vider les lieux. L’édile de Guédiawaye offre cependant la possibilité de renouveler la convention «dans d’autres circonstances particulières qui seront définies d’accord parties».

Les Echos rapporte que Lat Diop ne l’entend pas de cette oreille. «Il veut nous retirer le stade que Aliou Sall avait mis à notre disposition sur la base d’une convention de quatre ans, en contrepartie de l’appui financier que la ville devait octroyer à GFC. Il ne sait même pas qu’il ne peut dénoncer une convention de façon unilatérale», souligne le président du club de football.

Ce dernier informe que les avocats de GFC vont saisir la justice et que le Comité exécutif du club va se réunir ce mercredi avant de faire face à la presse demain, jeudi.

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Lenteurs au Port autonome de Dakar: Le Dg Aboubacar Sadikh Bèye explique

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Les lenteurs au niveau du Port autonome de Dakar ont été décriées pendant la réunion présidentielle sur la cherté de la vie.  Mais pour le directeur général de cette structure,  cela s’explique  par une situation conjoncturelle. En effet Aboubacar Sadikh Beye a expliqué l’indisponibilité de certains quais entrave  l’offre portuaire. Sur 23 postes, les huits sont immobilisés. Par exemple, au mole 1,  deux postes sont au service du pétrole et du gaz pour la plateforme Tortue et Sangomar. Le bateau hôpital occupe aussi un poste au Port autonome de Dakar. Deux autres postes sont mobilisés pour être modernisés et seront récupérés en octobre.

  Le directeur général du Port d’ajoute que ces lenteurs s’expliquent aussi par un atre facteur lié à la forte portuaire. « En juillet on a fait 104% en importation. La congestion terrestre est réglée parce que les camions sortent très tôt du Port  alors qu’ils pouvait y faire plus de 4 jours ».  S’agissant de la manutention, un bateau de 40 000 tonnes reste à  quai pendant 20 jours parce que les manutentionnaires font 2000 tonnes par jour. « La manutention se fait encore comme il y a 40 ans. Il faut une modernisation. Il ajoute que les concessionnaires et les lignes maritimes sont aussi dans le Port et occupent de grandes surfaces », conclut-il.

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Lutte contre le trafic illicite à Thiès : Une contrevaleur de 437 millions FCfa de produits prohibés incinérés

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La Douane de Thiès a procédé à l’incinération de produits prohibés d’une contrevaleur de 437 millions de francs CFA.

Les produits prohibés saisis en 2021, dans le cadre des opérations de « bouclage » des couloirs et réseaux de trafic illicite, sont composés de faux médicaments vétérinaires d’une contrevaleur de 175 259 382 francs CFA ; de 3529 kg de chanvre indien pour une contrevaleur de 236 940 000 francs CFA ; de sachets en plastique pour une contrevaleur de 25 000 000 francs CFA.

L’adjointe au Gouverneur de Thiès, Mme Tening Faye Ba, a supervisé la cérémonie d’incinération en présence des représentants des autres Forces de Défense et de Sécurité, du corps médical et des services en charge de l’environnement.

Le Lieutenant-Colonel Amadou Lamine Sarr, Chef du Groupement polyvalent de Recherche et de répression de la fraude a rappelé la dangerosité des produits incinérés sur la santé de la population.

Il a affirmé une fois de plus l’engagement de son unité à combattre farouchement le trafic illicite sur toutes ses formes conformément aux directives de la Direction générale des Douanes, le DG en particulier. 

L’Adjointe au Gouverneur, Tening Faye Ba, a ensuite, invité les populations, celles du littoral plus précisément, à une collaboration plus étroite avec les forces de défense et de sécurité. 

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