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santé magazine

Des « bébés bulle » soignés par le virus du VIH

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Aux Etats-Unis, huit enfants souffrant d’un déficit du système immunitaire sévère ont pu être sauvés grâce à une thérapie génique utilisant une version synthétisée du VIH.

Une première mondiale. Des chercheurs américains ont utilisé le VIH dans une thérapie génique afin de traiter huit « bébé bulle », des nourrissons nés avec un système immunitaire inexistant ou défaillant. Cette thérapie novatrice combinée à la chimiothérapie a permis de guérir les bébés. Leur système immunitaire est désormais fonctionnel. La prouesse est décrite dans la revue New England Journal of medecine. 

Les enfants souffrant du syndrome du « bébé bulle » sont atteints d’une maladie génétique rare caractérisée par l’absence de cellules immunitaires, ces cellules responsables de la défense de l’organisme contre les infections. Ils sont contraints de vivre dès leur naissance dans une chambre stérile, une « bulle ».

La thérapie génique est le seul moyen de reconstituer le système immunitaire de ces enfants. Jusqu’ici elle nécessitait une greffe de moelle osseuse  provenant d’un donneur familial compatible pour éviter un rejet, rappelle l’Inserm.

LES BÉBÉS SORTIS DE L’HÔPITAL AU BOUT D’UN MOIS

Dans le cas des huit bébés, les médecins des hôpitaux St. Jude de Memphis et du Benioff Children de l’Université de Californie ont utilisé la thérapie génique, une approche qui consiste à introduire un gène dans les cellules pour soigner une maladie. Les médecins ont collecté la moelle osseuse des bébés pour en corriger le défaut génétique par la technique de cellules souches. Le nouveau gène a ensuite inséré au cœur de l’ADN des cellules de moelle osseuse grâce à une version modifiée du VIH, une version synthétisée et non infectieuse du virus du Sida. La chimiothérapie a été combinée à cette thérapie génique pour greffer le système immunitaire sans risque de rejet.

Et le traitement a fonctionné. La plupart des bébés sont sortis de l’hôpital en un mois. « Ces patients (…) répondent aux vaccins et ont un système immunitaire leur permettant de fabriquer toutes les cellules immunitaires dont ils ont besoin pour se protéger des infections lorsqu’ils explorent le monde et vivre des vies normales », a déclaré le docteur Ewelina Mamcarz de St Jude, auteur de l’étude, citée par la BBC.

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Covid-19: deux cas du variant Omicron détectés au Royaume-Uni

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Ces personnes dépistées au Royaume-Uni chez sont « liées à un voyage en Afrique du Sud », a expliqué ce samedi le ministère britannique de la Santé. « L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a confirmé que deux cas de Covid-19 comprenant des mutations compatibles avec B.1.1.529 ont été identifiés au Royaume-Uni », a annoncé le ministère dans un communiqué. Ces personnes et les familles sont à l’isolement.

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Le COMES (collectif des médecins, pharmaciens, chirurgiens dentistes en spécialisation) du Sénégal dépose un préavis de grève

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Le Collectif des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Comes) a déposé sur la table du ministère de la santé un préavis de grève, rapporte Sud Fm.

La plateforme revendicative tourne autour de quatre points à savoir le retard des payements de bourses et des allocations de stage rural, l’effectivité de la prise en charge médicale des Docteurs En Spécialisation (DES) dans les hôpitaux ainsi que la rémunération des gardes et la motivation hospitalière et la révision de leur statut.

“La première, c’est d’abord un retard de paiement des bourses. Aujourd’hui, nous sommes le 21 août  et les boursiers n’ont pas reçu leur mensualité du mois de juillet et cela correspond justement au dernier délai d’inscription à la Faculté de médecine. Inscription pouvant aller de 500.000 à plus d’un million. Un retard de payement des primes spécialisation des médecins”, a déclaré Dr Mbaye Séne sur les ondes de Sud Fm.

Au surplus, le COMES déplore l’attitude des autorités qui consiste à repousser les échéances de la réalisation de ses promesses à des délais indéterminés.

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Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle célébrée à Touba.

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La cité religieuse de Touba a été choisie par les autorités sanitaires du pays pour accueillir la célébration de la journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle. Le choix de Touba n’est pas fortuit  compte tenu de sa démographie et de sa position de ville accordéon  « Touba a une forte prévalence avec 40% de la population adulte ».

La cérémonie était présidée par le représentant du ministre de la santé et de l’action sociale, le docteur Malick Hann, chef de division des maladies non transmissibles, en présence des autorités administratives, sanitaires et politiques de la région et avait pour réceptacle la résidence Khadimou Rassoul de Darou Marnane.

Le thème de cette journée pose la question centrale qui est celle de la reconnaissance de la maladie, de bien mesurer sa tension artérielle de la manière la plus fiable, avec précision.

La tension artérielle est définie comme étant une maladie très fréquente. On peut considérer que c’est la maladie chronique la plus répandue au Sénégal , mais aussi sur les autres régions du monde. D’après les dernières données, un adulte sur trois au Sénégal présente cette maladie. C’est une maladie grave puis qu’elle constitue la cause principale  de plusieurs affections .

C’est le cas des accidents  vasculaires cérébraux ou AVC. C’est le cas de la maladie rénale, de l’insuffisance cardiaque, c’est le cas des crises cardiaques qui ont tous comme dénominateur commun d’avoir l’hypertension artérielle comme principal facteur de risques.

C’est une maladie grave, fréquente mais c’est une maladie hélas sous dépistée dans notre pays. Peu de patients même traités ne sont pas dépistés et moins d’un patient sur dix sont contrôlés.Selon le professeur Abdoul Kane cardiologue , président de la société sénégalaise de cardiologie  » cela veut dire que nous avons des centaines de milliers  de sénégalais qui sont hypertendus qui ne le savent pas forcément ou qui ne sont tout simplement pas contrôles. Voilà la situation de la maladie aujourd’hui sachant que cela appelle de nous des efforts conséquents pour pouvoir mieux prendre en charge cette affection » déclare -t-il.

Le thème de cette année pose la question centrale qui est celle de la reconnaissance de la maladie , bien mesurer sa tension artérielle, la mesurer de la manière la plus fiable avec précision, c’est la porte d’entrée.

Aujourd’hui on peut considérer qu’au Sénégal il y a environ deux (2) millions de sénégalais qui peuvent être hypertendus, ne pas prendre en charge la mesure de la pression artérielle peut entraîner des erreurs par excès ou défaut.  » Imaginez des erreurs par excès, vous allez traiter des centaines de milliers de personnes qui ne sont pas hypertendus, vous leur donnez des médicaments avec toutes les répercutions sanitaires ou socio- économiques.

A l’inverse que de sous estimer ou de mal poser le diagnostic chez les gens qui sont vraiment hypertendus et les considérer comme des personnes normales, va les exposer à un risque particulièrement important. Donc ils ne seront pas traités ils vont donc risquer d’être sujets à toutes les complications que nous venons d’évoquer. C’est un geste simple que de mesurer sa tension artérielle » informe le professeur Kane.

La prévention primordiale ou primaire permet d’éviter  d’être hypertendu. Pour cela il faut une alimentation saine, un régime alimentaire équilibré, avoir une activité physique régulière, avoir des comportements et des modes de vie plus vertueux, arrêter de fumer de boire de l’alcool, diminuer considérablement le sel, il faut dépister les hypertendus qui ne le savent pas.

« Il est fondamental qu’on comprenne qu’aujourd’hui que l’auto – mesure c’est à dire la prise de la tension artérielle par le patient lui même qui a bien compris la technique , qui a un appareil rigoureux et qui a été calibré est fondamental puisque cela permet de mieux faire le diagnostic, mais également participé du suivi et de l’adhésion du patient à son projet thérapeutique » recommandé le professeur Abdoul Kane, cardiologue, président de la société sénégalaise de cardiologie.

Thierno Hamet Baba.

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