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Autonomisation des femmes dans la région Nord Les associations d’épargne et de crédit relèvent le défi

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Une expérience enrichissante, relative à l’autonomisation des femmes, et qui a démarré dans la commune de Mpal, avec l’appui du maire de la ville sainte de Mame Rawane Ngom, Me Issa Diaw, a permis depuis 2017, de mettre en place dans plusieurs collectivités locales de la région de Saint-Louis, des caisses villageoises d’épargne et de crédit.

Ces structures sont devenues un moyen très efficace de lutte contre l’oisiveté, la pauvreté et le chômage endémique des jeunes femmes, notamment les ménagères qui n’arrivaient pas à subvenir à leurs besoins ponctuels. Ainsi, elles n’ont plus besoin d’aller chercher des financements dans les banques et autres grandes institutions financières .Avec l’appui de Plan/Sénégal et ses partenaires, les femmes des communes de Saint-Louis, Gandon, Mpal, Fass-Ngom et Ndiébéne Gandiole, ont pu se ceindre les reins et se retrousser les manches pour financer sur fonds propres (cotisations) leurs activités génératrices de revenus, sur la base d’un système très performant de crédit revolving (crédit rotatif), encadrer les enfants, tout en leur permettant de faire valoir l’ensemble de leurs droits.

Aujourd’hui, des ménagères comme Ndeye Anta Sarr, Ndeye Kouaté Boye, Fatou Dièye et plusieurs autres femmes domiciliées à Médina Marmyal, Darou Corniche, Balakoss, Diamaguene, etc, se réjouissent de cette belle expérience qui leur permet actuellement d’accorder aux membres de ces associations d’épargne et de crédits, de petits prêts pour le paiement de leurs factures d’eau, d’électricité, la prise en charge financière de certains problèmes de santé publique, etc. Dans la commune de Mpal, les femmes mobilisées derrière leur présidente Mme Adja Fatou Diaw, utilisent ces fonds, rationnellement et à bon escient, pour prendre en charge des problèmes sociaux et dépendre de moins en moins des hommes. Dans plusieurs localités du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, les femmes ont pu bénéficier de nombreuses sessions de formations axées sur des modules portant essentiellement sur « le leadership, Genre et Plaidoyer, Gestion administrative et financière, élaboration de Plan d’affaires ». Ces dernières, bien encadrées par Plan/Sénégal, ont pu, non seulement, pérenniser et consolider les acquis du projet 1000 filles, mais elles ont scolarisé d’autres jeunes filles qui n’étaient pas en mesure de fréquenter l’école française. Ces petites filles sont dans des conditions favorables, qui leur permettront de poursuivre correctement leurs études supérieures et d’accéder plus-tard aux postes de responsabilité.                                                    

Réussite du Projet « 1000 filles »
Selon Abdoulaye Niang, conseiller en développement communautaire, Plan/Saint-Louis, en collaboration avec les collectivités locales partenaires et les services déconcentrés du Ministère de l’Education Nationale, a mis en œuvre le projet 1000 Filles dans 16 écoles dont 10 collèges d’enseignement moyen et 6 écoles d’enseignement élémentaire, de 2014 à 2016 au niveau des IEF de Dagana, Saint Louis commune et Saint Louis département. L’objectif général du projet était de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation des filles âgées de 10 à 16 ans issues de milieux défavorisés d’ici à décembre 2016 par la réduction du taux d’abandon des filles vulnérables, l’amélioration du taux de réussite des filles, la participation de tous les acteurs dans la gestion de l’école.Malgré ces progrès majeurs du projet, a-t-il poursuivi, des efforts restent à faire pour une appropriation des cours de renforcement par les communautés de base bénéficiaires, à travers une autonomisation des acteurs communautaires engagés au sein de la communauté éducative garante de la gestion des établissements scolaires cibles. Parmi ces acteurs communautaires, les fédérations des associations villageoises d’épargne et de crédit (Favec) ont fait montre d’une posture de leadership construit à partir des acquis du projet Pages (projet d’appui à l’éducation et au développement économique) qui a impulsé leur vocation de promotrices d’une gouvernance sociale solidaire des problématiques de prise en charge de l’éducation des enfants vulnérables, particulièrement celle des filles.

Cela est attesté par la signature des protocoles tripartite de pérennisation des acquis du projet 1000 filles à travers lesquelles les Favec ont décidé de mobiliser leurs ressources internes tirées des résultats de leurs activités de micro-finance communautaire. Ce qui leur a permis de déployer un élan mutualiste avec les filles vulnérables à la déperdition scolaire, ceci à titre démonstratif au niveau de la zone d’impact du projet. Selon Cheikhou Ndiaye, une stratégie de pérennisation des acquis du projet dénommée initiative de parrainage communautaire des filles vulnérables à la déperdition scolaire (Ipc-Fvds) a été formulée dans le cadre de l’opérationnalisation des protocoles tripartites suscités par l’Unité de Programme de Plan International Saint Louis entre les fédérations de associations villageoises d’épargne et de crédit (Favec), le réseau des femmes enseignantes de Saint Louis (Rfe) et les communes partenaires.Toutes les femmes membres de ces associations d’épargne et de crédit, ont laissé entendre que les réalisations de ce projet 1000 filles, sont en phase avec les objectifs des Favec.

Elles ont précisé que ces structures d’épargne et de crédit permettent aujourd’hui à plus de 6000 femmes membres, d’appuyer la scolarisation des filles, de distribuer régulièrement des kits scolaires à des milliers d’élèves, de mener des activités génératrices de revenus dans tous les domaines de la vie économique nationale, d’autofinancer leurs micro-projets sur la base du système de crédit-revolving (crédit rotatif), de payer régulièrement des factures d’eau et d’électricité, de mettre en place des quantités importantes de vivres pour leurs familles respectives, de construire, réhabiliter et équiper des mosquées, d’aider les populations démunies et vulnérables à résoudre des problèmes sociaux et économiques. 

                                                                                      Mbagnick Kharachi Diagne

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Ziguinchor : 200 enfants circoncis gratuitement par la Fondation du basketteur Gorgui Dieng

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C’est une activité qui a duré deux jours au niveau de l’école primaire de Boucotte Est. Au total, deux cent enfants ont subi la circoncision gratuitement. Une épreuve à l’actif de l’Association Ndimbël Jaboot Aide Familiale financée par Gorgui Sy Dieng Fondation. Ces deux cents enfants ont reçu chacun un kit sanitaire pour le suivi.

Djiby Ndiaye, président coordonnateur régional programme de cette 8ème édition  » Nëegu Goor, circoncision gratuite « , d’expliquer qu’ils vont assurer eux même le suivi. Selon lui, ces kits composés du matériel nécessaire pour suivre les enfants circoncis ont été remis pour éviter de regrouper ces enfants en cette période où la pandémie de Covid-19 fait sa progression.  » Nous avons décidé de prendre individuellement ces enfants à domicile, pour voir leur état de santé, l’état de la cicatrisation de leur pénis », déclare Djiby Ndiaye. Ce dernier annonce en outre qu’ils prévoient la circoncision de 1200 enfants dans tout le pays

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ISI de Diourbel: les étudiants initiés aux techniques de recherche d’emplois pendant trois jours par l’ANPEJ

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Les étudiants de l »institut Supérieur Informatique (ISI) de Diourbel ont démarré ce mercredi une formation de trois jours à l’initiation aux techniques de recherches de l’emploi avec comme thème employabilité et insertion. Formation assurée par l’antenne régionale de l’ANPEJ de Diourbel.


En partenariat avec l’ANPEJ, l’Institut Supérieur Informatique de Diourbel soucieux de l’avenir de ses étudiants a pris les devants en initiant cet atelier qui a pour but de les préparer pour affronter le marché de l’emploi qui devient de plus en plus difficile.
Selon Abdoulaye Kane chef de l’antenne régionale de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), chaque année, plus de 250.000  jeunes sortent  des écoles de formation avec des diplômes. Ils descendent sur le marché à la porte des entreprises, à la recherche d’un emploi.


 » Seuls 40.000 postes sont disponibles selon l’ANDS et le gap est énorme. Pour être employables, il faudrait renforcer ces jeunes, dans un monde en perpétuelle compétition, il faut qu’ils soient bons, d’un bon profil et pour y arriver il faut qu’ils soient préparés pour répondre à l’exigence de ces entreprises.C’est pour cette raison que nous sommes là dans le cadre de préparer ces jeunes, après le diplôme, à l’insertion » dira – t – il.


Il y a beaucoup de jeunes qui sortent de l’université, des écoles de formation, mais qui ne maîtrisent pas les techniques de recherche d’emploi. » C’est pourquoi il faut réadapter ces techniques au monde de l’emploi qui est en perpétuelle mutation » souligne Abdoulaye Kane.


Le personnel comme les étudiants de l »ISI de Diourbel ont accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt ce partenariat avec l’ANPEJ.Modou Ndiaye responsable de l’Institut dira que ce partenariat répond à une préoccupation du Directeur Général de l’ISI qui a exigé à ce qu’on insére dans chaque campus des cellules de rentabilité professionnelle pour les jeunes étudiants.


 » Raison pour laquelle on a noué un partenariat avec l’ANPEJ qui nous a facilité la tâche pour qu’on puisse organiser ces trois jours d’échange et de partage entre nos étudiants et l’ANPEJ. Cette capacitation leur permettra à la sortie de trouver un emploi, avec un bon comportement, et d’avoir une bonne présentation.

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Manque d’eau à Ndoulo: les populations dans la rue, 21 personnes arrêtées.

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Les populations de Ndoulo, dans le département de Diourbel, restées pendant 21 jours sans la moindre goutte d’eau sont sorties manifester leur ras- le bol en initiant une marche qui a été réprimandée par les éléments de la gendarmerie en renfort à la brigade de Ndoulo. Vingt et une personnes ont été arrêtées, onze parmi elles présentées au procureur.


La commune de Ndoulo dans le département de Diourbel vit une tension sans commune mesure. Les populations qui sont restées pendant vingt et un jours durant sans la moindre goutte d’eau dans les robinets , sont sorties bruyamment depuis hier pour réclamer le retour du liquide précieux mais surtout pour demander le départ de l’Aquatec qui est la source de tous leurs maux.


Seaux et bidons en bandoulière, hommes et femmes font des kilomètres sous un soleil de plomb à la recherche de l’eau.


Le mouvement Ndoulo ca Kanam, qui porte le combat par la voix El Bachir Diaw , chargé de communication fustige l’attitude des forces de l’ordre qui sont entrain de traquer et d’arrêter des citoyens qui n’ont eu comme seul tort que de manifester paisiblement et de réclamer un droit élémentaire: l’accès à l’eau potable.
 » Nous lançons un appel aux autorités plus précisément au président de la République, Monsieur Macky Sall pour qu’il règle au plus vite cette situation. Nous ne voulons plus de Aquatec qui est la source de toutes nos difficultés. Qu’on nous laisse gérer nous mêmes notre forage. 


Nous demandons aussi à ce que ces arrestations arbitraires des populations s’arrêtent. Nous réclamons la libération sans condition de onze parmi nous qui ont été arrêtés par la gendarmerie et qui ont été présentés au procureur. On nous informe que la gendarmerie continue de traquer les gens dans les rues et jusque dans les maisons. Il y a eu encore dix autres arrestations » confie El Bachir Diaw

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