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Mali: visite du président IBK dans le village dévasté d’Ogossagou

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Bétail brûlé, cases incendiées, c’est la désolation à Ogossagou, dans le centre du Mali où s’est rendu le président Ibrahim Boubacar Keïta. C’est dans cette localité, près de Bankass, que plus de 130 civils peuls ont été massacrés, samedi 23 mars. Désormais, la ville est totalement vidée de ses habitants.

C’est dans une localité désertée que le président de la République du Mali est arrivé en hélicoptère. Les lieux sont ceux d’un véritable massacre qui s’est focalisé sur deux homicides. D’abord, la mort du chef du village, qui a été tué devant son épouse. Ensuite, les assaillants s’en sont pris à toute sa famille. Puis, quelques mètres plus loin, c’est le marabout du village qui a été assassiné. De sa maison, on ne voit désormais que des restes calcinés. Le grenier a été entièrement détruit dans un incendie et des bêtes ont été brûlées.

Un peu plus loin, on remarque une fosse commune. Une quarantaine de personnes y ont été enterrées. Les rescapés, mais aussi les officiels et les secours sont abattus. Le président de la République a échangé quelques mots avec ceux qui sont revenus. La tristesse se lit sur les visages. Tout a été dévasté dans ce village.

Des survivants inquiets

Les équipes de secours s’affairent au milieu des maisons, des greniers et des véhicules calcinés. Il y a une équipe de la protection civile du Mali sur place avec quelques vivres, quelques médicaments, mais cela ne suffit pas à réconforter les populations qui sont revenues, parce qu’elles étaient parties en brousse. Il y a aussi une équipe de la Croix-Rouge venue apporter une assistance.

Côté sécurité, les militaires sont partout. Les habitants espèrent néanmoins que ce dispositif va rester après la visite d’Ibrahim Boubacar Keïta et qu’ils ne vont pas se retrouver livrés à eux-mêmes sans plus aucune force de sécurité.

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International

GUINÉE: Un mauvais classement pour la presse au rang mondiale

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La Guinée sous le magistère d’alpha Condé, chute de trois places et se retrouve 107e au classement mondial de la liberté de la presse 2019 de reporters sans frontières (RSF).

Dans un rapport, RSF mentionne qu’en Guinée, le régime du président Alpha Condé n’est pas tendre envers la presse, rappelant que le numéro 1 guinéen tient souvent des propos severs envers les médias nationaux et internationaux, et les organisations de défense de la liberté de la presse.

”Les autorités tentent régulièrement de censurer les médias critiques du pouvoir sous des prétextes administratifs ou juridiques, lit-on toujours dans le rapport 2019 de RSF, qui ajoute qu’en 2018 , le fondateur d’un site d’actualité a été illégalement détenu pendant deux semaines alors que les délits de presse sont dépénalisés dans le pays, et l’accréditation du correspondant de plusieurs médias internationaux a été suspendue”.

Le 3 Mai  2018 à l’occasion de la journée mondiale de le liberté de la presse, le président Alpha Condé a piqué une colère noire contre les hommes de médias qu’il accuse de ne pas contribuer à améliorer l’image de la guinée. Le chef de l’État qui s’est mis dans tous ses Etat a assuré que tous les progrès enregistres depuis 2011 sont passés sous silence par les organes de presse.

Salimatou Sylla

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RWANDA: L’assassinat de Karegeya bientôt punie.

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Suite à l’assassinat de l’ex chef des services secrets rwandais en 2014, le dossier qui etait jusque là rangé dans les tiroirs, est Cependant réouvert par un juge sud-africain ce jeudi 18 avril 1019. Un dossier qui a été négligé par le parquet sud-africain qui n’a jamais engagé de poursuites contre les auteurs du meurtre de Patrick Karegeya. 

Le juge s’est appuyé sur une déclaration publiée par le policier en charge de l’enquête. Celui-ci explique que les tueurs présumés ont été identifiés dès 2014 et ont quitté le pays aussitôt après avoir commis le crime, ajoutant que les suspects sont directement liés au gouvernement rwandais. Il admet aussi son incapacité à les poursuivre à l’époque.

« Nous avons lu cette déclaration et nous avons trouvé les justifications très faibles, a estimé Gerrie Nel, l’un des avocats de la famille Karegeya. Les enquêteurs nous ont indiqué que malgré le fait qu’ils savaient qui sont les suspects, comment et quand ils avaient tué Patrick Karegeya, il était trop difficile de demander l’extradition. »

Faute de traité d’extradition entre l’Afrique du Sud et le Rwanda, les tentatives de localiser les suspects se sont avérées impossibles. La balle est donc dans le camp du parquet. « Si celui-ci ne lance pas de poursuites contre ces suspects, cela signifiera que l’Afrique du Sud est devenue un refuge pour assassins », a réagi l’un des avocats de la famille Karegeya.

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Libye: Un tire de roquette fait plus de 200 morts des civils dans les combats

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La bataille de Tripoli en Libye atteint des proportions inquiétantes. Mardi, un tir de roquette a frappé un quartier civil alors que les combats ont fait plus de 200 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Un véhicule calciné et des habitants hagards… Le quartier d’Abu Salim à Tripoli a été la cible d’un tir de roquette mardi. Les autorités du gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU accusent le maréchal Haftar d‘être responsable de cette attaque qui a pris pour cible une zone habitée par des civils.

“Certaines roquettes se sont divisées en deux et les images du site sont terrifiantes. Les roquettes Grad ont frappé sans discernement, regrette Abdulrahman al-hamdi, maire d’Abou Salim. Elles ont frappé des innocents. Abou Salim est considéré comme situé au centre de la capitale et l’une des zones les plus densément peuplées de la capitale”, a-t-il ajouté.

Le maréchal Haftar accusé de “crime de guerre” a nié être à l’origine de ces tirs de roquette. Il en rejette la responsabilité sur les milices qui contrôlent la capitale.

Depuis le début de l’offensive menée par l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli, il y a deux semaines, au moins 205 personnes ont été tuées et 913 blessées, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La procureure de la CPI Fatou Bensouda a prévenu qu’elle n’hésitera pas à élargir ses enquêtes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Libye.

Salimatou SYLLA

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