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ALGÉRIE: LE MOUVEMENT INÉDIT ALGÉRIENNE FORCE LE BRAS DE FER AU POUVOIR

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Suite aux massives manifestations débutées depuis le 22 février , les mouvements d’humeur se poursuivent. Cette fois ci c’est autour des chercheurs, opposants, activistes et des jeunes algériens qui ont pris le témoin pour réclamer le départ du président Bouteflika.

Cependant pour eux ce départ ne suffira pas pour sortir de la crise politique algérienne. Des lors ils réclament l’installation d’un gouvernement provisoire ainsi que la nomination d’une personnalité indépendante et impartiale qui pourra diriger cette période transitoire et qui pourra organiser des élections libres. Plusieurs observateurs de la scène algérienne s’accordent à dire que le pouvoir se trouve aujourd’hui à la traîne . Il est dans l’impasse face à ce mouvement exemplaire inédit.

Depuis le 15 mars, jour de l’annonce du retrait du président Bouteflika de la course à la présidentielle ainsi que de l’ajournement des élections, Le pouvoir ne cesse de faire des concessions en réponse aux réclamations des Algériens.

Mais ni le changement de gouvernement, ni la conférence nationale annoncée, ni même la démission du président exigée par le chef de l’état-major de l’armée ne semblent satisfaire la population.

Pour les protestataires, ces mesures viennent trop tard. « Il fallait déjà les prendre depuis 2014 », s’accordent-ils à dire.

Pour eux, abandonner Abdelaziz Bouteflika n’est qu’une façon de sauver le régime. Pour nombre d’Algériens, le pouvoir doit enfin réaliser que « ses ruses » n’opèrent plus.

Les manifestants, de plus en plus nombreux, ont d’autres attentes plus radicales : plus question de remplacer un vieillard impotent par un autre cacique du pouvoir, plus question de laisser la préparation du futur scrutin entre les mains d’un système qui a failli.

Les prochaines manifestations, attendues pour ce vendredi, vont-elles réussir à arracher de nouvelles concessions à un pouvoir algérien qui semble déphasé et en totale rupture avec ce pays qui compte plus de 54 % de moins de 30 ans ?

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GUINÉE: Un mauvais classement pour la presse au rang mondiale

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La Guinée sous le magistère d’alpha Condé, chute de trois places et se retrouve 107e au classement mondial de la liberté de la presse 2019 de reporters sans frontières (RSF).

Dans un rapport, RSF mentionne qu’en Guinée, le régime du président Alpha Condé n’est pas tendre envers la presse, rappelant que le numéro 1 guinéen tient souvent des propos severs envers les médias nationaux et internationaux, et les organisations de défense de la liberté de la presse.

”Les autorités tentent régulièrement de censurer les médias critiques du pouvoir sous des prétextes administratifs ou juridiques, lit-on toujours dans le rapport 2019 de RSF, qui ajoute qu’en 2018 , le fondateur d’un site d’actualité a été illégalement détenu pendant deux semaines alors que les délits de presse sont dépénalisés dans le pays, et l’accréditation du correspondant de plusieurs médias internationaux a été suspendue”.

Le 3 Mai  2018 à l’occasion de la journée mondiale de le liberté de la presse, le président Alpha Condé a piqué une colère noire contre les hommes de médias qu’il accuse de ne pas contribuer à améliorer l’image de la guinée. Le chef de l’État qui s’est mis dans tous ses Etat a assuré que tous les progrès enregistres depuis 2011 sont passés sous silence par les organes de presse.

Salimatou Sylla

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RWANDA: L’assassinat de Karegeya bientôt punie.

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Suite à l’assassinat de l’ex chef des services secrets rwandais en 2014, le dossier qui etait jusque là rangé dans les tiroirs, est Cependant réouvert par un juge sud-africain ce jeudi 18 avril 1019. Un dossier qui a été négligé par le parquet sud-africain qui n’a jamais engagé de poursuites contre les auteurs du meurtre de Patrick Karegeya. 

Le juge s’est appuyé sur une déclaration publiée par le policier en charge de l’enquête. Celui-ci explique que les tueurs présumés ont été identifiés dès 2014 et ont quitté le pays aussitôt après avoir commis le crime, ajoutant que les suspects sont directement liés au gouvernement rwandais. Il admet aussi son incapacité à les poursuivre à l’époque.

« Nous avons lu cette déclaration et nous avons trouvé les justifications très faibles, a estimé Gerrie Nel, l’un des avocats de la famille Karegeya. Les enquêteurs nous ont indiqué que malgré le fait qu’ils savaient qui sont les suspects, comment et quand ils avaient tué Patrick Karegeya, il était trop difficile de demander l’extradition. »

Faute de traité d’extradition entre l’Afrique du Sud et le Rwanda, les tentatives de localiser les suspects se sont avérées impossibles. La balle est donc dans le camp du parquet. « Si celui-ci ne lance pas de poursuites contre ces suspects, cela signifiera que l’Afrique du Sud est devenue un refuge pour assassins », a réagi l’un des avocats de la famille Karegeya.

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Libye: Un tire de roquette fait plus de 200 morts des civils dans les combats

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La bataille de Tripoli en Libye atteint des proportions inquiétantes. Mardi, un tir de roquette a frappé un quartier civil alors que les combats ont fait plus de 200 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Un véhicule calciné et des habitants hagards… Le quartier d’Abu Salim à Tripoli a été la cible d’un tir de roquette mardi. Les autorités du gouvernement d’union nationale reconnu par l’ONU accusent le maréchal Haftar d‘être responsable de cette attaque qui a pris pour cible une zone habitée par des civils.

“Certaines roquettes se sont divisées en deux et les images du site sont terrifiantes. Les roquettes Grad ont frappé sans discernement, regrette Abdulrahman al-hamdi, maire d’Abou Salim. Elles ont frappé des innocents. Abou Salim est considéré comme situé au centre de la capitale et l’une des zones les plus densément peuplées de la capitale”, a-t-il ajouté.

Le maréchal Haftar accusé de “crime de guerre” a nié être à l’origine de ces tirs de roquette. Il en rejette la responsabilité sur les milices qui contrôlent la capitale.

Depuis le début de l’offensive menée par l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar contre Tripoli, il y a deux semaines, au moins 205 personnes ont été tuées et 913 blessées, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La procureure de la CPI Fatou Bensouda a prévenu qu’elle n’hésitera pas à élargir ses enquêtes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en Libye.

Salimatou SYLLA

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